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Arun Kumar est doté d'un palais absolu - une mémoire des arômes si infaillible qu'elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l'instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d'aventures sur le vin, portrait d'un génie hors la loi dont les crimes se dégustent. Laurent Stocker de la Comédie-Française nous fait vivre avec talent les péripéties de ce grand roman d'aventure. "Une lecture grisante, idéale pour oublier la gueule de bois de la rentrée." L'Express "Poétique et fulgurant - on n'a peut-être jamais aussi bien parlé de vin dans un roman." Le Parisien "Un flamboyant roman d'aventures où le vin devient bibliothèque sensorielle et poème métaphysique." Madame Figaro "Le Palais mêle, dans un jeu de piste quasi borgésien, récoltants, châteaux ou crus, véritables et imaginaires." La Croix "Une oeuvre où le romanesque s'associe harmonieusement à une poétique des goûts et des arômes." Benzine Couverture : d'après photos © DragonTiger & Laures / iStock Images
« Il y a le corps physique de la maladie, celui dont tu parviens à définir les contours. Il se situe à l'intérieur du tien, se meut au gré des symptômes, des douleurs. C'est tantôt une surface plane, une lame qui te traverse de part en part au niveau de l'estomac, tantôt un vide circulaire ou un orbe pulsant. Il y a la fatigue physique, cet insupportable brouillard mental qui te met à distance de tout. Et puis il y a l'aura de la maladie, la façon dont elle s'étend au-delà de toi, modifie le monde tel que tu le perçois. » En 2023, Jean-Baptiste Del Amo se rend au musée du Prado, à Madrid, pour revoir les Peintures noires de Francisco de Goya. Il passe ensuite une nuit à l'ermitage San Antonio de la Florida dont la coupole a été décorée par le peintre et où se trouve sa sépulture. À travers le récit d'une journée et d'une nuit, en miroir de l'oeuvre de Goya, il revisite l'expérience de la maladie et explore la manière dont elle a bouleversé son rapport au corps, au temps, à l'écriture et à la réalité.
Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée morte quai de Javel, à Paris, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Elle est identifiée le lendemain : c'est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement, quatre suspects se détachent, évidents, presque des archétypes. On dirait le début d'un roman de Simenon, mais l'inspecteur-chef Ferrière n'a pas le talent de Maigret, et doit se résoudre à classer l'affaire au bout de six mois, sans avoir arrêté personne. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l'enquête à partir du dossier retrouvé puis, comme à son habitude, sollicite ses contacts aux archives, exhume tous les documents, arpente tous les lieux - remonte le temps. Pour ce livre, il a lu les soixante-quinze enquêtes de Maigret, s'inspirant humblement et fidèlement des méthodes du commissaire fictif. Et il va résoudre ce meurtre bien réel, laissant le lecteur subjugué par la dextérité de son investigation et fasciné par cette jeune femme à laquelle il redonne un visage et une histoire. « Un « roman vrai », admirable dans son exécution » LH LE MAGAZINE « Une enquête touchante et ensorcelante » LA CROIX « Philippe Jaenada fait revivre une époque, ressuscite un destin fracassé et fait parler son génie narratif, subtil mélange de gravité et de légèreté. » LE PARISIEN « De parenthèses en digressions, avec l'humour qui caractérise son écriture depuis près de 30 ans, Philippe Jaenada part sur les traces de sa jeune héroïne. » OUEST FRANCE « Ce très beau roman offre à Louise Cansot une dignité, à sa descendance une vérité dont elle avait besoin et à nous, un pur bonheur de lecture » FRANCEINFO « L'auteur, à l'écriture foisonnante, drôle, profondément humaine, transforme cette enquête en une expérience de lecture à part entière, où l'émotion surgit là où on ne l'attendait pas. Prenant, du début à la fin » MADAME FIGARO « Toujours en fin limier obsessionnel, Jaenada livre un plaidoyer féministe, agrémenté de son humour décalé qui fait sa signature » TELERAMA
"Il faut aimer le bonheur malgré lui, et résolument." Jean-Paul Entoven partage avec nous les 1001 petits et grands bonheurs qui apportent bonne humeur et entrain à sa vie.
Les sirènes tentatrices, l'infâme cyclope, Circé et ses pourceaux, et bien sûr Ulysse, mari aimant et roi éclairé, qui parvient après mille détours à rentrer chez lui auprès de sa fidèle épouse pour récupérer sa terre et n'en plus bouger... Voilà ce qu'on nous a toujours raconté des aventures d'Ulysse dans L'Odyssée. Mais lit-on encore vraiment les 12 000 vers d'Homère, ou de celui qu'on appelle Homère ? Or, les lire en compagnie d'un passeur passionné comme Christophe Ono-dit-Biot, c'est découvrir, au-delà des images d'Épinal moralisatrices et simplistes, un univers beaucoup plus riche, sensuel, brutal, complexe et captivant. L'entreprise de l'auteur est directe, généreuse et efficace : raconter L'Odyssée aux adultes, en suivant l'ordre des chants, dans une succession de brefs chapitres qui nous content au plus près du texte les aventures des héros et des héroïnes, des déesses et des dieux, mais creusent aussi le sens profond que les contemporains leur donnaient et les leçons que nous pouvons en tirer aujourd'hui. Nous comprenons enfin pourquoi L'Odyssée, l'une des plus merveilleuses inventions littéraires de tous les temps, fascine toujours, près de trente siècles après qu'elle a été fixée par écrit, et comment elle nous aide encore à naviguer dans les brouillards de notre époque. A prendre, aussi, un plaisir fou. Un livre romanesque en diable, à la pédagogie charmeuse et à l'érudition toujours ludique : le « gai savoir » à la portée de toutes et de tous.
Le sacre d'un écrivain. Historien, Grand reporter, écrivain voyageur. Jean-Christophe est l'unique auteur français à porter cette triple casquette qu'il conjugue avec maestria dans ce Tempus inédit qui publie ses meilleurs textes, une quarantaine, donnés depuis trente ans au Figaro et à Perrin. Ils s'articulent logiquement en trois parties : - Les hommes : recueil de portraits historiques (Kerenski, Mihaïlovic, Molotov...) et contemporains (Kusturica, Alexandre II de Serbie, Siméon II de Bulgarie) ponctués d'un entretien avec Hélène Carrère d'Encausse et Emmanuel Carrère. - Les fractures : Grands récits et grands reportages de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, matrice de la Première Guerre mondiale, à l'Arménie en passant par les guerres civiles russe et yougoslave, la chute de Milosévic et un éclairant " La Russie et l'Ukraine " (février 2022) - Les lieux : 15 voyages et reportages de Belgrade au Kremlin. Ils découvrent l'auteur sous sa facette d'écrivain voyageur qui n'est pas sans évoquer son ami Sylvain Tesson, tant Buisson sait mettre en lumières ses rencontres et les paysages pour peindre et dépeindre en prose. On recommande en particulier ses deux textes sur le Danube et le Transsibérien qui figureront, n'en doutons pas, dans de nombreuses anthologies. Au final, un Tempus inédit de grand style qui rencontrera un accueil élogieux de la critique.
"La ville est sanguinaire : elle fabrique des solitaires et les force à cohabiter." Violemment chassée de l'appartement qu'elle occupait à Barcelone, une femme sans nom est contrainte de faire des ménages pour tenter d'échapper à la rue. Happée dans une spirale infernale, éprouvant les lois du capitalisme le plus cru, elle trouve refuge dans une modeste maison isolée, où, vivant en colocation, elle finit par faire le vide autour d'elle pour jouir seule de la présence de Maria, une propriétaire puissante et fascinante, venue mystérieusement jusqu'à elle. Le roman bascule alors dans un conte macabre, mêlant folie et dévotion, entraînant le lecteur au bord du gouffre.
Si l'on oublie qu'elles transportent de l'électricité, les lignes à haute tension dessinent sur le paysage une interminable dentelle de figures et de formes. Pour Philippe Vasset, elles ont ouvert des routes : l'auteur s'est mis en tête de suivre, à pied et à travers la France, leur tracé, cheminant pendant de long mois sous les câbles qui nervurent la géographie et coupent à travers le bâti, le réel et l'esprit de celui qui les suit. Ce périple électrifié l'a amené à découvrir les panoramas invisibles de l'électricité, à percuter, en ligne droite, toutes sortes de personnages et de situations, et l'a même entraîné au-delà des frontières, dans le grand désordre des échangeurs mondiaux d'énergie. Avec Dans les grandes lignes, Philippe Vasset fait de nouveau se rencontrer la littérature et la géographie, et continue d'imposer sa voix singulière dans le paysage littéraire français.