The Obituary subvertit la syntaxe standard, déborde dans les notes de bas de page, et s’engage dans un peu de footsie méta-textuel avec Hitchcock et Shakespeare. [...] Même les sous-entendus sont convaincants : inclusions contentieuses dans le livre de génocides ; une identité sociale plurielle qui inclut à la fois bourreaux et victimes ; la proximité à la fois réconfortante et invasive de la vie urbaine superposée…
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The Obituary
Montreal, ses fantômes et ses secrets : The Obituary de Gail Scott plonge le lecteur dans l’univers fragmenté de Rosine, une femme hantée par les voix du passé, les non-dits familiaux et les luttes identitaires.
Gail Scott
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Née en 1945 à Ottawa, Gail Scott est une romancière, essayiste et traductrice canadienne, figure majeure de l’écriture au féminin et de la scène littéraire expérimentale québécoise. Installée à Montréal depuis 1967, elle a marqué les années 1980 par son engagement dans les mouvements féministes et indépendantistes, tout en explorant les liens entre langage, corps et politique. Auteure de plusieurs romans acclamés, dont My Paris et Heroine, elle enseigne aussi l’écriture et continue de repousser les limites du récit. The Obituary, finaliste du Grand Prix du livre de Montréal, confirme son statut d’autrice incontournable de la littérature contemporaine.
newsmode Revue de presse
Dans The Obituary, finaliste du Prix du livre de l’année de Montréal en 2011, [Gail Scott] exhume les identités superposées de la ville, naviguant entre les ouvriers des carrières du XIXe siècle et les professionnels bohèmes d’aujourd’hui, une narratrice lesbienne quadragénaire frustrée et un gendarme vieillissant. [...] Ce roman expérimental est plus un poème en prose qu’une fiction, plus intéressé par les rythmes des pas quotidiens dans la rue que par l’intrigue ou les personnages.
The Obituary rappelle La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao de Junot Díaz, un autre roman sur les identités hybrides, les langues mêlées, dont le titre repose sur une consonne glissée. Comme Díaz, Scott est attentive aux pertes de la migration, et aux hantises et possessions que nous risquons en déterrant les histoires familiales. [...] La plus grande force du roman est son portrait de Montréal au début du troisième millénaire, où Scott joue avec le rapport signal/bruit pour créer une vision littéraire de la vie urbaine contemporaine.
Chacun des romans de Scott (celui-ci est le quatrième) s’intéresse à la manière dont le langage peut être étiré pour traduire des questions complexes d’identité sur la page. The Obituary poursuit ce travail. Les phrases du livre se lisent davantage comme des vers de poésie que comme de la prose. [...] C’est un roman qui prend au sérieux l’idée de bousculer les façons dont nous voyons la réalité du monde qui nous entoure — même s’il ne présente pas une version soigneusement emballée à accepter par tous.
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