C’est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n’osent plus s’étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s’écrasait ignoblement entre eux. Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l’un sur l’autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé...
Thérèse Raquin
Paris, 1860. Thérèse Raquin, mariée à un homme faible, s’abandonne à une passion destructrice avec Laurent, son amant. Ensemble, ils commettent l’irréparable : le meurtre de Camille, son mari.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Émile Zola (1840–1902) est l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle, figure majeure du naturalisme. Il s’impose comme un observateur impitoyable de la société avec des œuvres comme Germinal, L’Assommoir ou Nana. Thérèse Raquin, publié en 1867 alors qu’il n’a que 27 ans, marque son entrée fracassante dans le monde littéraire et fonde sa réputation de romancier audacieux. Son approche scientifique de l’écriture, inspirée par le positivisme, révolutionne le roman moderne.
newsmode Revue de presse
Petit joyau d’amour noir dans l’écrin monumental de l’œuvre zolienne, Thérèse Raquin a été reçu par la critique, selon les mots même de l’auteur, « d’une voix brutale et indignée ». Ce roman spectaculaire, nourri des noirceurs du crime et des chairs vivantes de l’œuvre, se situe à mi-chemin d’une kyrielle de tentations littéraires, de traditions et de tendances esthétiques.
Thérèse Raquin est un roman noir d’Émile Zola qui a choqué ses contemporains par sa violence. Une série de meurtres et de remords y est décrite avec une précision clinique, faisant de ce texte un manifeste du naturalisme et une plongée dans l’atmosphère sombre du Paris des années 1860.