Agnès Grossmann
Agnès Grossmann
Le mal peut aussi s'accorder au féminin. Le reconnaître, c'est rendre aussi aux femmes une part de leur puissance et de leur complexité. Quel fut le rôle de Monique Olivier dans les meurtres commis par Michel Fourniret ?Par l'autrice de L'Affaire Rambla ou le Fantôme de Ranucci." Elle a trahi la cause de toutes les femmes et de toutes les mères ", a déclaré l'avocat général lors du premier procès de Monique Olivier et Michel Fourniret en 2008 à Charleville-Mézières.Comment imaginer qu'une femme soit complice du viol et de la mort d'une dizaine de jeunes filles ? Dans l'inconscient collectif, une femme donne la vie, elle ne la reprend pas.Monique Olivier a forcément agi sous emprise.Mais peut-être pas.C'est l'histoire d'une femme, a priori banale, qui va suivre pendant dix-sept ans son mari, " l'ogre des Ardennes ", dans sa quête meurtrière.Ne pourrait-elle pas incarner ce que l'on a tant de mal à concevoir, le mal au féminin ?Entre enquête et portrait, Agnès Grossmann a voulu percer l'énigme Monique Olivier. Sa vie, de failles et d'ombres. Et révéler sa part véritable dans une des plus terribles affaires criminelles françaises.Fascinant et éclairant.
La reconstitution passionnante de l'affaire Ranucci. Avec elle, les débats houleux de l'erreur judiciaire et de la peine de mort. Trente ans plus tard, Jean Rambla, victime et témoin de l'affaire et du " pull-over rouge ", sera accusé de meurtres. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité. C'est l'une des plus grandes affaires criminelles du XXe siècle. Le 3 juin 1974, à Marseille, Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère, Jean-Baptiste, puis retrouvée morte deux jours plus tard. Condamné à mort pour ce crime, Christian Ranucci sera guillotiné le 28 juillet 1976. Depuis, sa culpabilité a été remise en cause par l'écrivain Gilles Perrault dans son livre Le Pull-over rouge. Quarante ans plus tard, Jean-Baptiste Rambla a tué deux femmes. Il est devenu un criminel à son tour. Devant les psychiatres, il invoque le fantôme de Ranucci qui le hante et ceux qui, selon lui, ont " volé la vérité ". En revenant sur l'affaire Ranucci, appelée aussi l'affaire " du pull-over rouge ", Agnès Grossmann retrace la tragédie de la famille Rambla, anéantie par la perte et le chagrin, emportée sans ménagement dans la tourmente judiciaire et broyée par la machine médiatique. Ce récit humain, impressionnant, au plus près des faits et de la vérité, raconte aussi toute une époque, celle du débat passionné sur l'abolition de la peine de mort.
La violence des femmes reste un impensé de notre société. Pourtant elles peuvent tuer, faire preuve de perversion. Et si le diable était aussi une femme ? La personnalité de Monique Olivier, condamnée à perpétuité pour complicité dans les meurtres commis par Michel Fourniret, nous interroge en ce sens. " Elle a trahi la cause de toutes les femmes et de toutes les mères ", a déclaré l'avocat général lors du premier procès où Monique Olivier comparaissait aux côtés de son mari, Michel Fourniret. Pourquoi ? Quelle est donc cette cause des femmes qui a été trahie par Monique Olivier ? Or, ni lui ni personne d'autre n'a envisagé que Michel Fourniret avait trahi la cause des hommes et des pères. Est-ce donc si inconcevable qu'une femme puisse commettre autant d'horreurs ? Pourtant les crimes commis par le couple infernal ont été rendus possibles par la présence de Monique Olivier. C'est elle qui conduisait la voiture où sont montées les victimes. Quand elle n'était pas au volant, elle était sur le siège passager, parfois avec son bébé sur les genoux. Cette femme, cette mère, a rassuré les victimes, qui ne se sont pas méfiées. Une femme ne fait pas peur. Pour cerner l'énigme Monique Olivier, Agnès Grossmann a remonté le fil de son histoire et de son parcours judiciaire, rencontrant lors de son enquête ceux qui ont eu affaire à elle : avocats, magistrats, policiers, journalistes engagés dans cette affaire. Tous hantés par une même question : comment a-t-elle pu faire cela ?
Juin 1974, Marseille. Marie-Dolores Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère et retrouvée morte deux jours plus tard, le corps lardé de quinze coups de couteau et le crâne fracassé. Aucune trace de violences sexuelles, pas de mobile. Un crime gratuit pour lequel Christian Ranucci sera guillotiné deux ans plus tard.Derrière l'affaire du « Pull-over rouge », le destin tragique du frère de Marie-Dolores, Jean-Baptiste Rambla, aujourd'hui en attente d'être jugé en appel pour le meurtre, en juillet 2017, d'une femme de 21 ans. En état de récidive, il avait bénéficie d'une libération conditionnelle après avoir été condamné, en 2008, pour le meurtre de sa patronne. Les deux victimes ont été massacrées.Le destin de cet homme interroge celui de sa famille, disloquée par la perte et le chagrin, emportée dans la tourmente judiciaire, broyée par la machine médiatique. Comment se construire dans un tel chaos ? Revenir sur la tragédie de Jean Rambla, c'est aussi se replonger dans une époque : les années 70, la France de Giscard, quand les cites marseillaises étaient encore riantes, le débat sur la peine de mort suscitait les passions. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité.Coll. "Intime conviction" © Les Presses de la Cité, 2022Agnès Grossmann vit à Paris, elle est journaliste (télévision et presse écrite), ancienne présentatrice des journaux sur RFI et Radio Classique, réalisatrice de télévision (documentaires, reportages notamment pour Faites entrer /'accuse). Elle a enquêté sur les affaires Omar Raddad, Francis Heaulme, Patrick Dils, Roberto Succo.
Quand l'intime se mêle au politique ou au pouvoir médiatique : sept portraits de femmes blondes audacieuses, puissantes, parfois sombres, qui font démentir tous les préjugés imbéciles attachés à la blondeur.Dans ce deuxième livre, Agnès Grossmann s'intéresse aux femmes blondes et célèbres. Pourquoi ? De tout temps, la blondeur a été synonyme de beauté et de noblesse, mais aussi de fragilité, de faiblesse de caractère, voire de bêtise. On ne pouvait pas être belle et intelligente à la fois. Pour aller au-delà des préjugés, comme elle l'avait fait dans Les Salopes de l'histoire, Agnès Grossmann nous raconte les destions hors normes, souvent scandaleux, toujours passionnants de sept grandes figures féminines, sept blondes qui appartiennent chacune à l'une des représentations de la blondeur. Elle nous entraîne sur le mont Olympe en compagnie de la déesse de l'amour Aphrodite (la déesse), aux côtés de Jeanne d'Arc (la sainte) à la tête d'une armée de douze mille hommes pour aller délivrer Orléans, dans les studios d'Hollywood avec la jeune Grace Kelly (la blonde hitchcockienne) qui découvre l'univers angoissant du maître du suspense, et aussi, afin d'illustrer le côté obscur du pouvoir, nous suivrons Magda Goebbels (la blonde aryenne) dans sa folie meurtrière qui l'a poussée à assassiner ses six enfants dans le bunker d'Hitler lors de la chute du troisième reich.
L'histoire est jalonnée de femmes libres qui ont fait et défait cette même histoire comme on fait et défait un lit. Cet ouvrage dresse le portrait des plus fameuses d'entre elles.Issues des plus hauts comme des plus bas milieux, ces femmes avaient en commun, outre la beauté, du culot, du courage et souvent une grande intelligence qui leur a permis de séduire les plus grands, les plus ambitieux. Grâce à leur emprise sur les hommes, elles se sont frayé un chemin dans les plus hautes sphères de la société où elles ont été, suivant leur tempérament, admirées, respectées, craintes, haïes. Dans tous les cas, elles n'ont laissé personne indifférent et leur vie est riche de passions en tous genres. Agrippine, Messaline, Cléôpatre, Joséphine de Beauharnais, Thérésa Tallien, Catherine II de Russie, Catherine de Médicis, la reine Margot, Madame du Barry, Madame de Montespan, Mata Hari, Isabeau de Bavière... Ce livre propose de raconter ces destins hors normes, souvent scandaleux, toujours passionnants de ces grandes figures féminines nichées dans les replis de l'histoire.
La racine du mal se trouve t-elle véritablement et seulement dans l'enfance ? A travers le portrait des principaux criminels français, une enquête passionnante menée par une journaliste d'investigation spécialiste de la psychologie criminelle.