Albert Londres
Albert Londres
Dans un empire chinois livré aux guerriers, pirates et autres trafiquants, Albert Londres (1884-1932) affiche une humeur désinvolte : l'allure rapide, la réplique amusante, tout laisse entendre qu'une belle comédie se joue à Pékin, pourtant menacée par les seigneurs de la guerre. Loin du ton mélodramatique qui prédomine aujourd'hui dans le reportage de guerre, cette voix décalée renouvelle notre regard sur le monde. En Chine, Albert Londres n'y va pas par quatre chemins. Son récit est tonique et vivant. Texte extrait de La Chine en folie, reportage publié dans l'Excelsior en 1922.
1929, Europe en crise. Albert Londres, pionnier du grand reportage, part à la rencontre des communautés juives, des ghettos de Varsovie aux rêves de Palestine.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Albert Londres. "S'il voyageait, c'était comme d'autres fument l'opium ou prisent la coco. C'était son vice, à lui. Il était l'intoxiqué des sleepings et des paquebots. Et, après des années de courses inutiles à travers le monde, il pouvait affirmer que, ni le regard d'une femme intelligente, et malgré cela proprement faite, ni l'attrait d'un coffre-fort, n'avaient pour lui le charme diabolique d'un simple et rectangulaire petit billet de chemin de fer." - Albert Londres.
1925 : Albert Londres s’infiltre dans les asiles psychiatriques français et révèle, au péril de sa réputation, les conditions d’internement des « fous ».
1925, France. Albert Londres, célèbre journaliste d'investigation, se fait passer pour fou pour infiltrer les asiles psychiatriques.
1923, Guyane française. Albert Londres plonge au cœur du bagne de Cayenne et en révèle l'horreur absolue. Son enquête, aussi implacable qu'humaine, a marqué l'histoire du journalisme et précipité la fermeture de l'enfer guyanais.
En 1926, l'auteur de "Marseille, porte du Sud", s'intéresse aux réseaux de prostitution et en particulier au sujet très sensible à l'époque de la "traite des blanches", à savoir l'émigration plus ou moins forcée vers l'Argentine de jeunes femmes françaises pauvres tombées sous la coupe de proxénètes. Après avoir recueilli des renseignements dans le milieu des souteneurs et des recruteurs parisiens, le grand reporter embarque pour Bilbao, Buenos Aires et Montevideo. Sur place, de trottoirs en maisons closes, il mène une passionante enquête de terrain sur la piste des "Franchuchas" malgré l'hostilité de la pègre locale avec ses maquereaux, trafiquants, rastaquouères et canailles en tous genres, tels Vacabana le Maure ou Victor le Victorieux. Il décrit avec minutie les mécanismes et relations de complicité ou d'intérêts bien compris entre tous les membres de ces réseaux de prostitution, notamment entre les filles et leurs protecteurs, ainsi que les diverses communautés impliquées, comme par exemple la puissante "Zwi Migdal", une organisation de proxénètes juifs qui prostitue pour sa part les femmes juives polonaises. "Le Chemin de Buenos Aires", sous-titré "La traite des blanches", est l'une des enquêtes les plus humanistes et les plus engagées d'Albert Londres qui, le premier avec ce livre-reportage, n'hésite pas souligner la responsabilité collective du phénomène et à mettre en cause le système social patriarcal et machiste qui l'engendre et en tire profit.
1924, Tour de France. Albert Londres suit la Grande Boucle et révèle l'envers du décor : des coureurs épuisés, des étapes de 400 km, et un dopage omniprésent.
1926, Marseille : Albert Londres pose enfin ses valises dans la cité phocéenne, d’où il partait toujours sans jamais s’y attarder.
Paris, 1911 : une bande d’anarchistes défraie la chronique en braquant la Société Générale, déclenchant une traque sans précédent.
1914-1918, vu par Albert Londres : voici le témoignage brut et sans fard d’un grand reporter au cœur de la Grande Guerre.
1923, Guyane française. Albert Londres, grand reporter, plonge au cœur du bagne de Cayenne et en révèle l'horreur au grand jour.
1922, Pékin. Albert Londres plonge dans une Chine en pleine effervescence, où seigneurs de la guerre, trafics et bandits règnent en maîtres. Son regard acéré et son style vif captent l’absurdité, la violence et la poésie d’un empire au bord du chaos.
Pékin, 1922 : Albert Londres plonge dans une Chine en pleine effervescence, où seigneurs de guerre, trafics et anarchie dessinent le visage d’un empire en mutation.
Terre d’ébène : le choc d’un reportage qui a ébranlé l’Empire. En 1928, Albert Londres traverse l’Afrique coloniale et en rapporte un témoignage implacable, entre ironie et révolte. Un classique toujours actuel.
1926, Marseille. Albert Londres, le grand reporter, pose enfin ses valises dans la cité phocéenne, d’où il partait toujours pour l’ailleurs.
1924. Sur les routes poussiéreuses de France, des hommes s’épuisent pour six francs cinquante par jour. Albert Londres les suit, les écoute, et en fait les héros malgré eux d’un reportage devenu légende : Les Forçats de la route.
180 recettes exquises pour maîtriser l’art des macarons et mignardises : des saveurs classiques aux créations audacieuses, ce guide complet transforme chaque dessert en une expérience gourmande inoubliable.
1929, Europe en crise. Albert Londres, père du grand reportage, part à la rencontre des communautés juives, des ghettos de Pologne à la Palestine mandataire. Un témoignage saisissant, entre misère et espoir, qui pressent les drames du XXe siècle.
1923, Guyane française. Albert Londres embarque pour le bagne de Cayenne et découvre l’enfer des îles du Salut.
1926, Marseille. Albert Londres pose enfin ses valises dans la cité phocéenne, d’où il partait toujours en reportage. Entre Vieux-Port, Canebière et quartier Noailles, il saisit l’âme d’une ville-monde, carrefour des cultures et des rêves.
1925, France. Albert Londres, célèbre journaliste d'investigation, se fait passer pour fou pour infiltrer les asiles psychiatriques.
« Aujourd'hui, il faut parler. La France a le droit de savoir. Un drame se joue ici. Il a pour titre Congo-Océan. » En 1928, Albert Londres enquête en Afrique équatoriale française. Ce qu'il découvre est accablant : derrière les promesses de la colonisation se cache un système fondé sur le travail forcé, les violences et l'exploitation de milliers d'hommes. Publiés à la Une du Petit Parisien, ses reportages provoquent un immense scandale et ébranlent jusqu'au pouvoir politique. Albert Londres livre ici un témoignage saisissant, qui demeure l'un des grands textes du journalisme français.« Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »Albert Londres (1884-1932) est une grande figure du reportage français. Albert Londres (1884-1932) est l'une des grandes figures du reportage français. Il est connu pour se rendre sur les terrains les plus sensibles : bagnes, asiles, colonies, conflits internationaux. Étienne Manchette est Responsable Partenariats au sein de BnF-Partenariats, où il pilote des collaborations éditoriales valorisant les ressources patrimoniales de la BnF auprès de partenaires publics et privés.
22 juin 1924 : la 18e édition du Tour de France s'élance. Pour Le Petit Parisien, Albert Londres va raconter en direct les péripéties de chaque étape et le calvaire des frères Pélissier, de Botecchia, de Thys et des autres, qui s'affrontent lors d'étapes longues de 400 kilomètres, pendant parfois plus de vingt heures d'affilée, sur des vélos peu résistants. Mais lui ne se contente pas, comme ses collègues, d'alimenter le mythe des surhommes. À la troisième étape, coup de tonnerre : les frères Pélissier abandonnent pour protester contre les conditions épouvantables qui sont faites aux sportifs. Albert Londres les retrouve dans un café ; c'est le grand déballage (et le scoop) sur les dessous de la compétition et l'omniprésence du dopage. Ce jour-là, le « prince des reporters » écrit l'une des pages les plus célèbres de l'histoire du Tour.
Marseille, Albert Londres ne faisait qu'y passer lorsqu'il embarquait en reportage. En 1926, il décide de s'y poser pour saisir l'âme d'une ville-monde ouverte sur l'ailleurs. Ode à la gloire du Vieux-Port et de la Canebière, du quartier Noailles où se croisent toutes les immigrations, de la Grande Jetée et du célèbre bassin de la Joliette, des docks et du phare du Planier, son livre est un éloge du cosmopolitisme et de la diversité humaine, de l'énergie, de la fierté des Marseillais - et une formidable invitation au voyage : « Faites votre choix, ici on embarque pour toutes les mers ! »
"Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie." La preuve par l'exemple avec ce réquisitoire du plus célèbre des grands reporters. Paris, 1927: Gide dénonce dans "Voyage au Congo" le scandale de l'effroyable chantier de la ligne Congo-Océan, qui doit relier Brazzaville à Pointe-Noire. Quelques mois plus tard, Albert Londres part enquêter sur les dérives du système colonial en Afrique noire. Il en ramène une série de reportages accablants, dans lesquels il montre que même si l'esclavage est officiellement aboli, la traite des Noirs continue sous la forme du travail forcé. C'est un pavé dans la mare. Là où Gide avait atteint les milieux intellectuels, Londres mobilise l'opinion publique et prouve le pouvoir de la presse...
Cayenne. Guyane française. Le bagne. C'est l'absolue folie d'une institution qu'Albert Londres, missionné par sa rédaction, va découvrir, entre l'Ile du diable et l'Ile du Salut. Dans cet espace d'exotisme et de misère crue, c'est derrière les barreaux que se rencontrent les hommes. Les tatoués, les parias, les bandits, innocents et criminels, ils sont tous là, inoubliables. Enquête, reportage, Au bagne est un de ces livres majeurs qui, par sa vérité, force les choses. Un an après sa parution, la France fermait pour toujours les portes du bagne.
Au large des côtes brulantes de la Corne de l'Afrique, Albert Londres observe, fasciné, l'aventure de ces hommes qui plongent à la recherche des huîtres perlières, pour parer la gorge des belles Occidentales. La misère des pêcheurs, la cécité, la surdité qui les affligent, le cynisme des courtiers et des systèmes politiques, mais aussi la poésie des sambouks de la mer Rouge et des marieurs de perles, les rêves de fortune... En 1931, le bourlingueur marche avec les pêcheurs de perles sur la trace des fées" et peint, le verbe haut et l'adjectif corrosif, des tableaux éblouissants du Yémen, de Djibouti-la-Jolie et de Bahrein l'inaccessible, qui ont des "perles au fond de la mer et des étoiles au fond des cieux".".
Septembre 1914. Un jeune journaliste, correspondant du Matin, est envoyé sur le front de Champagne. On vient d'apprendre que la cathédrale de Reims est sous la menace des canons allemands. Le débutant rapporte une série d'articles dont l'un commence ainsi "Ils ont bombardé Reims et nous avons vu cela." C'est tout simple, un reportage : des faits, et une plume. Cette plume, c'est celle d'Albert Londres qui sera pendant plus de vingt ans le voyageur sans bagage de la presse française, envoyé spécial sur tous les continents : sort des travailleurs africains au Congo, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs de Palestine, ou des pêcheurs de perles du golfe Persique, rien de ce qui est humain ne lui paraît hors sujet. Un talent, une verve, un goût inentamé pour la vérité. Dans une profession où se sont illustrés Mac Orlan, Béraud, Kessel, il est devenu "le patron". Cet ouvrage présente les reportages hors de France d'Albert Londres : La Chine en folie (1922), Le Chemin de Buenos Aires (1927), Terre d'ébène (1929), Le Juif errant est arrivé (1930), Pêcheurs de perles (1931).
Septembre 1914. Un jeune journaliste, correspondant du Matin, est envoyé sur le front de Champagne. On vient d'apprendre que la cathédrale de Reims est sous la menace des canons allemands. Le débutant rapporte une série d'articles dont l'un commence ainsi "Ils ont bombardé Reims et nous avons vu cela." C'est tout simple, un reportage : des faits, et une plume. Cette plume, c'est celle d'Albert Londres qui sera pendant plus de vingt ans le voyageur sans bagage de la presse française, envoyé spécial sur tous les continents : sort des travailleurs africains au Congo, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs de Palestine, ou des pêcheurs de perles du golfe Persique, rien de ce qui est humain ne lui paraît hors sujet. Un talent, une verve, un goût inentamé pour la vérité. Dans une profession où se sont illustrés Mac Orlan, Béraud, Kessel, il est devenu "le patron". Cet ouvrage présente les reportages hors de France d'Albert Londres : La Chine en folie (1922), Le Chemin de Buenos Aires (1927), Terre d'ébène (1929), Le Juif errant est arrivé (1930), Pêcheurs de perles (1931).
Se penchant sur la "question juive", Albert Londres offre au lecteur dans cet ouvrage une enquête saisissante sur la diaspora juive dont il observe les conditions de vie à travers l'Europe, périple qui le conduit jusqu'en Palestine. Le titre original de cet ouvrage avait ainsi pour sous-titre "Des ghettos d'Europe à la Terre promise", sous-titre que nous avons conservé pour cette nouvelle édition. Durant son voyage, il recueille de nombreux témoignages, nous révélant notamment la grande misère dont les Juifs sont l'objet en Europe de l'Est. Extrait : "Depuis que les derniers traités ont incorporé à la Roumanie des territoires habités par des Juifs, la jeunesse intellectuelle roumaine est travaillée par l'antisémitisme. De 1922 à 1927, les étudiants ne laissèrent passer une année sans manifester leur opinion : attaque de la maison des étudiants juifs de Transylvanie, sac des synagogues, des journaux et des cimetières juifs, défénestration des Juifs trouvés dans les trains, bris des vitres et enseignes des maisons juives. Assassinat fin 1926, à Cernauti, de l'étudiant juif Falik par l'étudiant roumain Totu. Motif : l'un était Roumain, l'autre était Juif !En décembre 1927, les étudiants de toutes les universités de la Roumanie décident de tenir leur congrès dans la ville d'Oradea-Mare (Transylvanie). Oradea-Mare est habitée par des Juifs. L'ordre du jour du congrès est : guerre aux Juifs."
Adieu Cayenne ! (Edition Intégrale - Version Entièrement Illustrée) * Inclus une courte biographie d'Albert Londres Résumé : " Adieu Cayenne! " d'Albert Londres est un autre texte dont nous ne sommes pas peu fiers. Il raconte l'évasion de Dieudonné, anarchiste, membre supposé de la bande à Bonnot, du bagne de Cayenne. Londres vient jusqu'à Rio pour le rencontrer une deuxième fois, écouter son histoire ahurissante, et clamer son innocence auprès des autorités françaises qui le condamnèrent. Un récit d'une simplicité et d'une beauté saisissantes. Un grand roman humaniste. Extrait : Au début de l'année qui va finir, tout homme qui achète un journal put lire une dépêche provenant de Cayenne. Elle annonçait que le forçat Dieudonné, « ancien membre de la bande à Bonnot », avait trouvé la mort en voulant s'évader. Dieudonné ? Camille-Eugène-Marie Dieudonné. Il a vingt-six ans, quand éclate l'affaire Bonnot. De son métier, il est ouvrier ébéniste ; d'idées, anarchiste, illégaliste, ainsi que l'on disait à l'époque. Il a nourri son jeune âge de la littérature des citoyens Alexandre Millerand, Urbain Gohier, Aristide Briand, Gustave Hervé. Il n'ignore pas Gustave Le Bon. Il réciterait sans défaillance les livres de l'éminent M. Félix Le Dantec, professeur à la Sorbonne. Stirner, Nietzsche sont ses maîtres. C'est assez dire qu'il ne fait pas partie de ces ouvriers de marchands de vins et du Vélodrome d'hiver. Il est un intellectuel ! La journée finie, il court les réunions que lui recommandent les professeurs plus haut cités. L'innocent ! Il ferait mieux d'aller sur le zinc ! Là, il rencontre tous les ennemis de la société. Il en connaît même qui s'appellent : Garnier, Bonnot, Callemin, dit Raymond-la-Science. Justement, à cette date, Garnier, Bonnot, Callemin montent dans des automobiles. Ils ont un revolver au poing et ils tirent sur des employés de banque, ils « descendent » des agents de police, ils assassinent des chefs adjoints de la Sûreté. Ils en font bien d'autres ! Mauvaises fréquentations pour un ébéniste ! Il eût fallu se saisir des garçons qui, croyant faire les apôtres, ne faisaient que les bandits. La police n'y parvenait pas. Elle se rabattit sur le voisin, non le voisin d'habitation, mais le voisin de doctrine. Ainsi fut arrêté Dieudonné. C'est là que le drame commence.