Alexandre Sanguinetti
Alexandre Sanguinetti
Et si la dissuasion nucléaire redéfinissait toute la stratégie militaire française ? Découvrez dans ce court essai percutant les arguments d’Alexandre Sanguinetti, ancien vice-président de la Commission de la Défense nationale.
Et si la guerre n’était qu’une éternelle répétition des mêmes erreurs ? Histoire du soldat revisite, avec ironie et érudition, deux mille ans de conflits, de l’Antiquité à l’ère nucléaire.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Clarifier et approfondir les grands débats, analyser les choix de sociétés qui s'offrent à nous, telle est l'ambition de cette collection qui, avec les auteurs les plus qualifiés, vise à informer et à former les hommes et les femmes, les jeunes surtout, à leur rôle de citoyens et de citoyennes responsables. "Je souhaite m'adresser aujourd'hui aux garçons et même aux filles qui auront dans un avenir proche à servir dans les armées par le jeu du service militaire, ou qui souhaitent connaître les raisons et les moyens de la défense du pays auquel ils appartiennent. Rien, dans la société moderne, n'est fait pour les éclairer. Ni les mass média, qui abordent très rarement ces problèmes ou alors d'une façon sommaire et parfois négative ; ni l'enseignement dont les titulaires sont fort peu préoccupés de ces questions dans les sociétés libérales ; ni la société elle-même qui refuse l'évocation de la défense. Rien n'est fait pour informer les jeunes et même les citoyens de notre temps sur leurs devoirs et sur les réalités du monde dans lequel ils vivent."
La France, depuis 1958, s'est plus transformée économiquement, socialement et politiquement qu'entre 1870 et 1958. Elle est passée d'une majorité rurale (80 % naguère) à une majorité urbaine : en vingt ans, 25 % de la population a été urbanisée ; aujourd'hui 75 % des Français vivent en ville. Il y a vingt ans, plus de la moitié des citoyens, paysans, artisans, membres des professions libérales, étaient libres dans leur travail comme dans leur droit de vote. Aujourd'hui, si le droit de vote est toujours libre, 80 % des Français sont salariés, donc sujets dans leur travail. Cette distorsion est insupportable et, tôt ou tard, entraînera une explosion. On assiste déjà aujourd'hui à la manifestation plus ou moins violente de mouvements - écologistes, régionalistes, libertaires - qui trahissent ce malaise. La France saura-t-elle trouver les solutions indépendantes et originales qui s'imposent, ou se réfugiera-t-elle dans une social-démocratie maniaco-européenne qui ne peut nous conduire qu'à la catastrophe ? C'est la question que pose, dans le sillage de Charles de Gaulle, Alexandre Sanguinetti. Cri d'alarme, mais aussi message d'espoir : la France peut-elle redevenir elle-même ? Sous peine de la voir se dissoudre, chacun d'entre nous doit choisir rapidement sa réponse.
Dans cette Lettre ouverte, Alexandre Sanguinetti s'adresse à ses compatriotes corses. Mais son livre va toucher et passionner aussi les Continentaux. Il raconte, à sa façon chaleureuse, étincelante, percutante, inimitable..., l'histoire de la Corse. Témoignant non seulement d'une parfaite connaissance de cette histoire, mais encore d'un profond sens du vécu (les anecdotes abondent) et du détail vrai, fort, qui sert brillamment sa démonstration. Les Corses, rappelle-t-il, sont français depuis deux cents ans. C'est une réalité. C'est la conséquence des circonstances et d'une situation. Certes, il n'y avait pas prédestination de la Corse à être française, cependant il n'y a jamais eu de possibilité pour elle d'être totalement indépendante. La Corse a connu, depuis Rome, dix-neuf changements de domination, dix-sept révoltes générales, sept périodes d'anarchie. Elle n'a possédé son indépendance que durant quinze années, et encore ne s'agissait-il que de l'intérieur du pays, la montagne. Pour Alexandre Sanguinetti, c'est bien la France qui a fait des Corses des citoyens à part entière. Il reste aux Corses à restaurer eux-mêmes leur patrie. Pour le faire, la France leur reste nécessaire parce que l'universel prime le particulier.