Alexis Lavis
Alexis Lavis
« Pour qu'un véritable changement se produise, il faut que survienne un événement ou une rencontre qui contrarie nos prévisions. Prenons donc quelque temps pour regarder en face cet imprévu qui nous angoisse, nous bouleverse et nous agite tant. Tâchons, au lieu de tenter de le maîtriser, comme nous y invitent la tradition occidentale et la méthode cartésienne, de penser à lui, de l'accueillir à partir de notre assise dans le monde, comme le proposent les arts martiaux et la pensée chinoise. Ouvrons la parenthèse pour découvrir ses différents visages et les multiples façons d'y faire face. » A. L.
« Pour qu'un véritable changement se produise, il faut que survienne un événement ou une rencontre qui contrarie nos prévisions. Prenons donc quelque temps pour regarder en face cet imprévu qui nous angoisse, nous bouleverse et nous agite tant. Tâchons, au lieu de tenter de le maîtriser, comme nous y invitent la tradition occidentale et la méthode cartésienne, de penser à lui, de l'accueillir à partir de notre assise dans le monde, comme le proposent les arts martiaux et la pensée chinoise. Ouvrons la parenthèse pour découvrir ses différents visages et les multiples façons d'y faire face. » A. L.
Toute parole, aussi authentique soit-elle, n'est pas nécessairement parlante. Elle exige, à mesure qu'elle est lointaine par l'origine, la patience des détours et la faveur des circonstances. Puis il arrive qu'enfin nous la reconnaissions s'adressant à nous : ainsi une fenêtre d'écoute et d'entente s'est-elle ouverte entre nous et la Chine. Mais en quoi la Chine nous intéresse-t-elle ? Fondamentalement, les choses nous intéressent parce qu'elles nous concernent dans notre être même. L'intérêt qui nous porte à nous mettre à l'école des Chinois doit donc s'envisager dans cet ordre et non dans celui plus routinier de l'économie ou de la curiosité. Ce qui est en jeu ici touche à une question urgente : comment nous est-il possible d'habiter humainement et authentiquement le monde tout comme notre propre existence ? Telle est la question fondamentale de la pensée chinoise. C'est celle que ce livre se propose d'explorer, en déployant le sens d'enseignements des différentes traditions chinoises : taoïste, confucéenne, bouddhiste, légiste et moïste. Ainsi s'éclaireront notamment des affirmations telles : "le Yin est sombre comme le fond des eaux ; le Yang est force brillante" ; "le pouvoir doit rester caché ; il s'enracine dans le non-agir" ; "ceux qui veulent prendre le contrôle du monde et agir sur lui échoueront purement et simplement". Alexis Lavis est agrégé de philosophie, chargé de cours à l'université de Rouen, spécialisé dans l'étude des pensées asiatiques (Chine et Inde). Il a notamment publié L'Espace de la pensée chinoise (Oxus, 2010), et est l'auteur de plusieurs traductions.
Le taoïsme est un art de vivre profond, en phase avec les rythmes secrets de la nature, du corps et de l'esprit qu'il cherche à mettre en harmonie, et constitue ainsi l'une des grandes voies d'éveil de l'humanité. Cette anthologie donne la parole aux fondateurs de la pensée taoïste et permet ainsi au lecteur d'aller à l'essentiel. Les maîtres que sont Laozi, Zhuangzi et Liezi, grâce à leur ton vif et souvent plein d'humour, élèvent l'intuition sans jamais s'appesantir. Le choix des textes donne la part belle aux contes, mode d'expression privilégié en Chine, qui délivrent au fil d'histoires surprenantes les plus hautes vérités de l'existence. Un livre pour comprendre la singularité de la vision taoïste, plus que jamais d'actualité.
" Traverser la mer sans que le ciel le sache. " (Dissimule tes secrets afin qu'on ne les perce pas)" Assassiner avec une épée d'emprunt. " (Utilise les ressources d'un autre pour faire ton travail)" Bruit à l'est ; attaque à l'ouest. " (Induit en erreur ton adversaire)" Dissimuler une épée dans un sourire. " (Masque l'hostilité sous l'apparence de l'amitié)Ce manuel ésotérique de l'art de la guerre fut trouvé par hasard sur un marché du nord de la Chine en 1939. Après expertise, on le data de la période Ming (XVIIe siècle). Le caractère ésotérique de ce traité provient de son utilisation des maximes du Livres des mutations (Yi Jing) qu'il applique à la stratégie militaire. Cet ouvrage est ainsi constitué de 36 aphorismes inspirés du Yi Jing, associés à un commentaire de l'auteur anonyme. Face au style volontairement sibyllin de ce dernier, Alexis Lavis nous propose une nouvelle traduction et y ajoute son propre commentaire afin d'éclairer au mieux les points obscurs de l'oeuvre.
La Bhagavad-Gîtâ (littéralement " Chant du Bienheureux ") est la partie centrale du poème épique Mahabharata. Ce texte court, sous forme dialoguée, est souvent considéré comme un abrégé de la doctrine védique, c'est l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme. Le récit est constitué du dialogue entre le dieu Krishna et le guerrier Arjuna.Hésitant à se lancer dans la bataille, Arjuna demande conseil à Krishna sur la conduite à tenir. Le dieu lui délivre alors un enseignement à la fois mystique, guerrier et politique. Même si tous les chemins diffèrent, leur but fondamental reste le même : échapper au cycle des renaissances à travers la réalisation du Soi.
Confucius est beaucoup plus qu'un homme, il est l'esprit d'une civilisation, celle de la Chine antique. Le découvrir, c'est entrer dans un monde unique marqué par le respect des étapes de la vie. Pour Confucius, célébrer une naissance, le passage à l'âge adulte, rendre hommage à ses ancêtres ainsi qu'aux saisons est la condition d'une existence humaine juste. Être en rapport à l'autre dans la dignité et la politesse la plus tenue n'est pas une option parmi différents choix de comportements mais la seule modalité de relation possible. À une époque trop pressée comme la nôtre, soucieuse d'une efficacité sans imagination, la relecture des textes confucéens apparaît non plus comme une simple découverte exotique mais comme pouvant ouvrir un chemin concret.