Alphonse Karr
Alphonse Karr
Écrit à la première personne, comme un témoignage, cette confession relate la dure vie de misère d'une femme de pêcheur vers 1855, année de la publication. Rose Duchemin relate ses difficultés et son souci de garder la tête haute ; elle évoque sa grande progéniture, les privations qu'elle s'impose et la solidarité qui l'entoure. Elle décrit tout à la fois les différends familiaux et la générosité de la communauté. Que ce récit soit réel ou inspiré de la réalité, il résonne par son authenticité au coeur du XIXe siècle.
11 avril.Ta lettre m'a fait un grand plaisir, ma chère Suzanne ; tes récits et tes descriptions, ont pour moi toute la pompe et tout le charme de la féerie ; ces riches parures, ces fêtes magnifiques dont tu me parles ont rempli mes rêves pendant deux nuits ; pour moi, je ne sais que te dire en retour, il n'y a rien ici de pareil, et je n'ai rien à t'apprendre sinon que les pruniers sont en fleur et que le vent tiède du printemps apporte dans ma chambre, au moment où je t'écris, l'odeur des premières violettes et des premières grappes de lilas.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Un jeune homme mystérieux croise la route d’un voyageur sur une route de campagne. Entre rencontres inattendues et secrets enfouis, Feu Bressier mêle humour, ironie et une touche de romantisme, le tout sous la plume vive d’Alphonse Karr.
De nos jours, quand, du commencement d'un récit, on dit : Il y a dix ans, il serait inutile de chercher aucuns monuments de l'histoire que l'on raconte. Autrefois, le temps marquait son passage par des ruines ; aujourd'hui, c'est par des constructions nouvelles.Le temps que l'on a, pendant des siècles, figuré par un vieillard armé d'une faux, est devenu un vigoureux Limousin armé d'une truelle.Ce n'est que dans l'esprit et dans le coeur qu'il laisse des ruines et des vestiges de destruction ; mais ces ruines sont le plus souvent fermées à la curiosité, et, d'ailleurs, on ne s'intéresse qu'aux ruines de pierre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Si le temps où nous vivons nous fait voir bien des choses dégénérées, faisandées et déshonorées, il est juste, s'il se présente un progrès et une amélioration, de les constater et de les signaler ; c'est ce que je vais faire.Autrefois l'homme qui voulait connaître le vrai, Je juste, le grand, devait se livrer à de longues et opiniâtres études, feuilleter l'antiquité et les temps modernes, lire les historiens, les philosophes, les moralistes, sans oublier les satiriques ; et ce n'est qu'après avoir consacré sa jeunesse et son âge mûr à ces patientes méditations qu'il pouvait se croire à peu près arrivé au but qu'il s'était proposé.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A Gérard de NervalC'était dans une maison de la rue Vivienne, - no 8, je crois, il doit y avoir encore une terrasse au fond de la cour ; - sur cette terrasse est un logement composé d'un grand atelier de peinture et de trois petites chambres. - Quand on est arrivé on a gravi sept étages, - mais sept étages tellement longs, - que chacun est coupé en deux par un carré. - Aussi les habitants de la terrasse ne se faisaient-ils aucune faute de dire qu'ils demeuraient au quatorzième.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Souvent j'évite de « parler politique » parce que je ne me sens pas sur ce sujet tout le sang-froid désirable ; nous sommes à une de ces époques dont parle Cicéron, où il n'est que trop facile de voir qui il ne faut pas suivre, mais où on ne voit pas aussi clairement avec qui on veuille marcher.Cependant, hier, il pleuvait. - Dans ces heureux climats que j'habite, la pluie est rare, très désirée, très bien accueillie quand elle commence, - mais particulièrement ennuyeuse quand elle se prolonge.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La Dive est une petite rivière qui serpente à travers la riche vallée d'Auge et qui vient se jeter dans la mer. Quelques cabanes de pêcheurs et d'herbagers ont fini par devenir un village qui s'appelle Dive, du nom de la rivière.Les hommes sont pêcheurs ou marchands de bestiaux. Parmi les femmes, quelques-unes s'occupent de l'industrie de leurs maris ; le plus grand nombre fait de la dentelle.Toute la vallée se compose de pâturages limités par des ruisseaux alimentés par la Dive, qui, après avoir passé sous le pont de bois de Cabour, hameau d'une dizaine de maisons, coule entre le village de Dive et un énorme banc de sable qui le sépare de la mer, dans laquelle elle va se jeter au-dessous de Beuzeval.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Lausanne...Après-demain, je serai à Genève, mon cher Félix. Je n'ai aucune raison de t'écrire cela, puisque j'arriverai presque en même temps que ma lettre ; mais, vois-tu, je suis si heureux, que je ne puis plus longtemps contenir ma joie.Depuis deux jours, j'en dis bien quelque chose aux fauteuils, à la pendule et au chat de la maison ; mais cela ne me suffit pas, et je t'écris pour ne pas étouffer.Adieu donc à la belle maison et aux meubles somptueux de mon oncle Éloi ; adieu aux beaux fauteuils de velours rouge et au secrétaire d'acajou qui ornent ma chambre ; adieu aux excellents dîners et aux vins de France.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Tu n'es pas du tout l'ami qu'un littérateur qui sait un peu son métier choisit pour lui adresser des lettres imprimées. L'ami auquel on assigne ce rôle d'ordinaire est quelque chose comme un confident de tragédie, - un compère, - le Cassandre de la pantomime qui reçoit tous les coups sans en rendre aucun. - Il est nécessaire qu'il puisse faire un contraste frappant, sinon avec le caractère de l'écrivain, du moins avec celui que l'écrivain a l'intention de montrer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Partenza. - La ronde des enfants. - Une marmite cassée. - Alassio. - Un secret à l'usage des voyageurs.. - Savone. - Albisola. - Joie et pauvreté.1872. La première fois qu'il m'arriva de quitter Paris pour faire un voyage de quelque durée, je partis anxieux et triste ; il me semblait que je m'arrachais violemment du milieu de mes amis ; je crus qu'eux, de leur côté, ressentiraient un vif chagrin, puis m'oublieraient.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Conte groënlandais.Qui est-ce donc qui a publié dernièrement une histoire groënlandaise ? J'en sais une aussi, et je voudrais la raconter. - J'espère que ce n'est pas la même. - Il paraît que l'autre narrateur a pris, pour savoir son histoire, un procédé et un chemin tout différents des miens. Il est allé dans l'océan Arctique - 70 degrés de latitude nord - et a subi les fatigues d'un rude voyage, tandis que, moi, j'ai lu autrefois mon histoire dans un bouquin au coin d'un bon feu de houille, ou couché sur l'herbe, du temps que j'habibitais la France et la Normandie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quand j'ai quitté la France, j'ai prié mon ami Paillard de Villeneuve de me faire envoyer la Gazette des Tribunaux ; c'est une recette que je recommande aux absents plus ou moins volontaires : elle est excellente contre la nostalgie ; - nostalgie... effaçons ce mot pédant, et mettons en sa place le mot vulgaire, qui est si beau : le mai du pays. Dans la Gazette des Tribunaux, - cette lecture tellement saine pour les absents, - que voit-on ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Par une pesante soirée du mois de juillet, l'air était surchargé de nuages d'un gris cuivré, et si bas qu'en s'avançant lentement ils touchaient la cime des arbres, dont le feuillage frissonnait sans qu'il s'élevât le moindre souffle. De temps à autre un bruit lointain et sourd suivait un éclair à peu de distance.Involontairement soumis à ce respect et à cet air d'attente que l'orage qui va éclater donne à toute la nature, trois hommes, enfermés dans une chambre, s'entretenaient à voix basse.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Tony Vatinel, fils du maire de Trouville, est amoureux de Clotilde de Sommery, rien de bien original ! Sauf que Clotilde est mariée, certes mal mariée, et qu'elle refuse de donner son corps à deux hommes, même si son coeur préfère son amant ! À sa publication, un critique estimait : la passion de Tony exaltée jusqu'au meurtre, l'ardente coquetterie de Clotilde sont décrites dans un récit vif et coquet où il est impossible de ne pas se plaire. (La Revue de Paris, 1839)
À quoi bon partir en de lointains pays lorsque son jardin regorge de merveilles ? Engagé avant l'heure dans la culture biologique et la défense de la nature, Alphonse Karr rédige chaque jour à son ami, parti à l'étranger, des lettres relatant son voyage immobile. De l'infiniment petit, tel que les pucerons ou les graines, jusqu'à l'infiniment grand, comme les saisons ou le ciel, l'auteur dévoile le miracle de la vie qui s'opère dans le jardin. Il constitue ainsi, avec humour et avant l'heure, une ode à l'écologie, à la nature, et à la pleine conscience de notre impact sur celle-ci. Alphonse Karr (1808-1890) est journaliste et romancier français. Ami de Victor Hugo, il est l'auteur d'une soixantaine d'ouvrages dont la plupart portent sur la biologie et la culture. Suite au coup d'État de Napoléon III, il loue une propriété agricole et ouvre un magasin de fleurs, fruits et légumes. Suite à ses engagements envers la défense de la flore, on donnera son nom à une poire, à un bambou, et même un dahlia. Il est aussi un ardent défenseur des animaux et devient président de la Ligue populaire contre la vivisection en 1882 (avec Victor Hugo comme président d'honneur).
Cette collection d'oeuvres classiques, intitulée 'Un Regard Critique sur la Société : Une Collection de 9 Livres Classiques', se distingue par la richesse et la diversité de ses styles littéraires et thèmes explorés. Les oeuvres sélectionnées présentent une intensité de critique sociale, abordant les complexités des relations humaines, des structures sociales et des normes culturelles. Le mariage d'essais philosophiques, de récits fictifs et de la prose descriptive nourrit le lecteur en révélant les nombreuses facettes de la société du XIXe siècle et au-delà. Parmi les pièces marquantes, des récits dénonçant l'hypocrisie sociale côtoient des histoires plongeant dans les méandres de l'âme humaine. Les auteurs de cette anthologie, tels que Machado de Assis, Gustave Flaubert et Jane Austen, apportent des perspectives historiques et culturelles variées qui enrichissent l'analyse critique de la société. Chacun d'eux, par ses écrits, participe à un dialogue littéraire influencé par les mouvements réalistes et naturalistes de leur époque. L'intersection de ces voix, de l'Amérique latine à l'Europe centrale, nous offre une mosaïque globale de pensées, questionnant les conventions établies et confronte le lecteur à une réflexion profonde sur la condition humaine. Ce livre offre une opportunité précieuse aux lecteurs modernes de s'engager avec une pluralité de perspectives au sein d'une seule compilation. Lisez cette collection pour une exploration éducative et stimulante de thèmes universels, qui continuent de résonner contemporains. En puisant dans la diversité stylistique et thématique de ces auteurs, elle invite à la contemplation et à la discussion continue sur la société à travers le prisme d'époques littéraires majeures.
BnF collection ebooks - "Par une pesante soirée du mois de juillet, l'air était surchargé de nuages d'un gris cuivré, et si bas qu'en s'avançant lentement ils touchaient la cime des arbres, dont le feuillage frissonnait sans qu'il s'élevât le moindre souffle. De temps à autre un bruit lointain et sourd suivait un éclair à peu de distance."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
BnF collection ebooks - "Qui est-ce donc qui a publié dernièrement une histoire groënlandaise ? J'en sais une aussi, et je voudrais la raconter. - J'espère que ce n'est pas la même. - Il paraît que l'autre narrateur a pris, pour savoir son histoire, un procédé et un chemin tout différents des miens."