Anahita Bianquis
Anahita Bianquis
Alors que la Théorie Interprétative de la Traduction fondée par Danica Seleskovitch et Marianne Lederer a d'abord été élaborée en vue de la formation des interprètes, dont le travail vise avant tout à l'efficacité pratique, l'apport de Fortunato Israël, angliciste de formation et auteur d'une thèse sur les traductions françaises de Shakespeare, a consisté à élaborer des concepts et des procédures prouvant que cette théorie reste pertinente en matière de traduction littéraire. En littérature, la forme revêt une importance primordiale : une oeuvre ne saurait se réduire à la transmission d'un message. Avoir à tenir compte de l'union étroite de la forme et du sens oblige donc le traducteur à prendre des risques et à faire preuve de créativité. Selon quelles démarches, quelles règles et dans quelles conditions ? C'est ce qu'expose ce livre dont l'auteur, opérant un choix dans ses nombreux travaux, avait arrêté le plan peu avant sa disparition. Les concepts qu'il élabore ici sont au coeur de la traductologie moderne et de l'enseignement de la traduction.
Voici la première traduction française d'un des textes fondamentaux de Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.), le quatrième livre de sa Bibliothèque historique, le premier à organiser la mythologie, telle que les Grecs se la racontaient. On trouvera dans ce récit des aventures contées comme dans un roman picaresque, où paraissent, entre autres, Bacchus, Priape, Hermaphrodite, Héraclès, Jason et les Argonautes, les Lapithes et les Centaures, Thésée et Minos, Priam et Nestor, le chasseur Orion etc. C'est tout le "monde connu" qui est le théâtre des dieux et des héros avant que ne débute l'Histoire. Anahita Bianquis est professeur de Lettres classiques. Janick Auberger, docteur ès lettres, est professeur d'histoire ancienne à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a déjà traduit, dans la même collection, les fragments de Ctésias et deux livres de Dion Cassius.