André Grjebine
André Grjebine
Un constat : entre l'austérité et le protectionnisme, le choix est inacceptable. Il ne s'agit pas d'aménager la crise, mais d'en sortir. Cet ouvrage montre que la plupart des pays occidentaux s'enfoncent dans le marasme, parce que leurs gouvernements s'inspirent tous des mêmes dogmes, quelles que soient leurs divergences politiques. Modérer la consommation, rétablir l'équilibre budgétaire, réduire la création de monnaie... tels sont les maîtres-mots de cette internationale des bien-pensants. Une stratégie nouvelle. L'austérité est suicidaire. Passant en revue les principales mesures envisagées ici ou là pour lutter contre le chômage et encourager les investissements, l'auteur parvient à la conclusion qu'il n'y a pas d'alternative à la croissance. Encore faut-il que la reprise ne conduise pas à un déficit extérieur incontrôlable. Pour concilier ces deux exigences, cet ouvrage propose une stratégie originale : la relance de l'économie orientée vers une réduction accélérée de la contrainte extérieure - en premier lieu de la dépendance énergétique - et un désendettement massif des entreprises. La crise n'est pas inéluctable. À condition que les gouvernements renoncent aux postulats qui en sont responsables, et s'attaquent enfin aux racines du mal. Cet ouvrage devrait contribuer à une prise de conscience. Il s'adresse à tous ceux qui veulent comprendre la crise, et cerner les moyens d'en sortir.
Il paraît nécessaire de renverser l'ordre des priorités et de privilégier dorénavant les exigences internes de chaque pays, de chaque région du monde. Chacune de ces régions devrait rechercher un développement équilibré en évitant des spécialisations trop étroites et en préservant en son sein une gamme aussi complète que possible d'activités. Dans cette perspective, le système international devrait assurer aux gouvernements la plus grande liberté possible pour mener les politiques économiques les plus adaptées à leurs objectifs internes. L'objet de cet ouvrage est de montrer la nécessité et d'étudier les conditions d'une telle organisation de l'économie mondiale. Extrait de l'introduction
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'intégrisme s'étend, les croyances irrationnelles prolifèrent, des foules enthousiastes accueillent le pape. En même temps, l'influence des autorités religieuses décline et la vie sociale s'organise en dehors du sacré. De la, deux questions : Comment le monde occidental est-il devenu une société ouverte, libérée de dogmes religieux ou idéologiques imposés à chacun ? Comment concevoir et diriger notre vie en l'absence d'absolu ? L'auteur retrace cette évolution, il montre que cette ouverture a permis un développement scientifique et économique sans précédent, mais aussi que la fin des certitudes suscite une inquiétude parfois insupportable. Il s'interroge sur les points de repère qui subsistent et peuvent fonder une éthique post-religieuse. Cet essai, vif, clair, dépourvu d'agressivité, s'adresse autant aux agnostiques qu'aux croyants, à tous ceux qui se demandent comment vivre dans Un monde sans dieux, ou avec un Dieu secret et muet.
Les sociétés démocratiques sont aujourd'hui menacées. Elles le sont par le terrorisme et le fondamentalisme. Elles le sont surtout par leur propre désarroi. Ce malaise existentiel constitue leur talon d'Achille. Le projet d'autonomie de l'individu, de démocratisation des sociétés, de primauté de la raison, énoncé par les philosophes des Lumières, paraissait devoir s'approfondir et s'étendre. Aujourd'hui, les obscurantismes et les communautarismes ont le vent en poupe. L'universalité des valeurs de liberté et d'égalité des droits est remise en question. Les sciences tendent à être davantage perçues comme une source de menace que d'espoir pour l'humanité. Le doute et l'interrogation, qui sous-tendent la démarche scientifique, apparaissent comme les sources même du malaise de nos démocraties. Est-ce à dire que la guerre qui oppose le doute - stimulant - aux certitude - stérilisantes - soit déjà perdue ?