Anna Cabana
Anna Cabana
Bretagne, juin 1944.Dans la forêt de Ploménéac, les miliciens bretons, affidés des nazis, continuent à traquer Marie-Noëlle et ses élèves. La solidarité du groupe aura-t-elle raison de la haine de l'autre ? « Cette BD est l'une des meilleures parues sur le second conflit mondial et la Résistance. Elles sont pourtant légion, mais L'Institutrice réussit la prouesse de conjuguer fiction guerrière et réalité de la Résistance. » - Ouest-France " Si vous cherchez une idée de cadeau pour votre ado, c'est parfait." Charlie Hebdo
La bonne conscience ne s'est jamais aussi bien portée. Alibi de tous les conformismes, elle sert de masque à des moralisateurs sincères, de vrais Tartuffes ou de faux vertueux. Femmes et hommes de pouvoir, de lettres, de médias : Anna Cabana prend " ses " personnages sur le vif, au détour d'une situation ou d'une rencontre, pour mieux croquer les comédies de la bonne conscience. D'une scène à l'autre s'esquisse le tableau, parfois cinglant et toujours irrésistible, d'une époque, la nôtre, où les passions tristes des donneurs de leçons l'emportent trop souvent sur le doute et la liberté de penser, y compris contre soi-même. Dans ce récit profond et espiègle, fruit d'un itinéraire très personnel, Anna Cabana ne juge pas : elle raconte
« Il était le remords, notre remords, le meilleur d'entre eux fauché par les grèves de 95 puis la condamnation dans l'affaire des emplois fictifs, il ne devait pas s'en relever, pensait-il, il se croyait maudit, les ténors de la droite - Chirac au premier rang - s'en voulaient (un peu, beaucoup, mais jamais passionnément...) de l'avoir laissé payer pour les autres, les Français aussi, il inspirait de gentilles bouffées de regret, il était l'homme qui devait être roi et que son petit-fils, pour le consoler, avait baptisé ''président de la République de Bordeaux''. Le voilà devenu le fantasme, celui dont les Français ont envie d'avoir envie. Ils l'ont choisi entre tous, par contraste. Il est leur président de papier. Leur président rêvé. Ils n'ont pas besoin de le voir en vrai, ou si peu. Ô danger. Il n'y a pas statut plus précaire que d'être un fantasme. Même le plus beau des fantasmes, surtout le plus beau, ne saurait être à la hauteur de la promesse qu'il incarne. Juppé avait oublié ce que c'était que d'être aimé, il s'en enivre, il est si heureux, il ne veut rien d'autre, il a tellement peur que ça s'arrête, ce bonheur l'entrave. Ça le condamne à la prudence. Parce qu'il a tout à perdre à sortir du silence. Et qu'il le sait. »
« J'aime ces instants, rares, où leurs masques se fêlent. Ai-je bien vu ? Ai-je bien entendu ce que je viens d'entendre ? Cela suppose un partage. Une mise en danger, d'un côté comme de l'autre. Je fais ce métier pour ça. Pour être le témoin, voire la complice, d'un jaillissement de vérité. »A. C.
Un Président, deux femmes...Une histoire d'amours.Un psychodrame devenu affaire d'Etat.Un roman français.
Une jeune femme au bord du mariage comme d'autres le sont au bord de la crise de nerfs. Une jeune femme qui attend son promis dans une voiture aux vitres fumées, homme plus âgé qu'elle et père de famille, un chrétien, un bon français, un homme solide, quand elle est juive, émotive, emphatique, lyrique, désaxée, et surtout, qu'elle refuse de grandir parce que ses parents mal divorcés sont eux-mêmes des enfants... irresponsables. Une jeune femme de blanc vêtue, ravissante mais balbutiante, offerte mais interdite, cherchant un rabbin à l'esprit ouvert pour marier une rebelle et un catholique. Une jeune femme et ses souvenirs, ses névroses, les accidents de la vie, les amants quittés, les os fracassés, et en prime, l'ombre tutélaire de Marguerite Duras et d'Albert Cohen. Un mariage et un enterrement. Anna Cabana se révèle une romancière née, à fleur de peau, entre comédie émouvante et psycho-drame familial, clan recomposé et mémoires en miettes.