Anne Savelli
Anne Savelli
Une lettre intime et universelle : Lettre à toi s’adresse à chacun comme un héritage à transmettre. Christian Picard y mêle récit personnel et réflexion sur notre époque, invitant à repenser notre place dans le monde.
Ichigo Kurosaki, lycéen doté du pouvoir de voir les esprits, se retrouve au cœur d’une bataille décisive dans Bleach - T44 - Chapitre 382.
Bien corsetés, ce serait donc ce que nous sommes, et le monde de l'éveil celui de toutes les frontières ? Squelette, peau, graisse, muscle, poil, cheveux, langue, sans oublier la façon dont nous fûmes nourris, bercés, rassurés, rejetés, éduqués, testés, amoindris, jugés, excités, refroidis : tout cela nous circonscrirait à une forme, une seule, inamovible ? Comment vivre au plus près des corps ? Ce diptyque, Anne Savelli l'a écrit à leur contact. Tout contre. Né d'une collaboration avec la compagnie de danse Pièces détachées, c'est un roman double qui prend comme point de fixation la peau, les os, les muscles dans ce qu'ils ont de plus minéral, parfois, mais aussi de plus volatile. Ballet de mouvements qui écrivent autant qu'ils inventent leur rapport à l'autre et au monde, d'une part ; de l'autre, vertige de la fixité dans une série stroboscopique de photographies qui puisent autant dans les zones d'ombre du modèle que dans son éclat. En creux, c'est tout un monde de luxe, de perfection physique et de domination qui va se déployer et dont le récit tentera de reconstruire, d'assembler, de réécrire l'identité dans une forme proche de l'enquête fragmentée. C'est l'histoire d'un corps qui s'effondre, toujours. C'est aussi le lieu choisi pour une élévation d'une grande poésie.
Un chef d'État africain qui taille une prostituée à coups de rasoir, un futur ministre qui se laisse séduire par un minet, avant de se laisser acheter par une firme étrangère, une jeune fille de bonne famille qui s'initie à la drogue en compagnie d'un play-boy. Il n'en faut pas plus pour que l'Élysée, le ministère de l'Intérieur, la DST et les Africains de Paris soient sur les dents. Ajoutez à cela un séducteur assassin, qui aligne les conquêtes et les cadavres, une masseuse perverse, amoureuse d'un adolescent homosexuel, Gribovitch qui se prend pour Cecil B. de Mille et Savary qui rencontre la femme de sa vie, et vous aurez une idée des soucis qui attendent le commissaire Griffon et son commando, dans cette affaire où le noir domine.
Marseille comme vous ne l’avez jamais lue : à travers les pas de Dita Kepler, avatar capable de se fondre dans la ville, et les mots d’Anne Savelli, qui transforme la déambulation en expérience littéraire.
Paris, Marseille : deux villes, un voyage. Laisse venir mêle récit virtuel et périple réel, où textes et images redessinent l’espace entre ces deux métropoles.
"Bruits". Un livre fou, terriblement humain : un jour, une ville, minute par minute ; une horloge romanesque qui suit les parcours d'êtres plus ou moins cabossés par la vie. Un flic, des éboueurs, une caissière, un étudiant, des voyous, un médecin, une femme dans le coma, une chatte, une star, etc., mais surtout une fillette en manteau rouge qui a fui son foyer et traverse la ville et qui, ce faisant, apprend à devenir femme en une journée. Son errance s'inscrit dans une vaste agitation humaine restituée au prisme des bruits, de cette rumeur loquace dont est fait le quotidien d'une ville. Après le Berlin de Dblin ou le Dublin de Joyce, la cité imaginée par Anne Savelli nous propulse au sein d'une humanité prise entre cris et chuchotements. Des êtres fuient, se croisent, s'esquivent, et leurs pensées font de même, êtres et pensées embarqués dans une incroyable symphonie où le son fait sens, où chaque bruit participe de la grande révolution terrestre. Le monde comme une marelle un peu folle, régi par un inexorable tic- tac, celui du Temps autant que celui du coeur.
Une fiction conçue comme un musée vivant, qui nous raconte enfin Marilyn Monroe à travers ses photos et ses photographes, révélant un être de chair et de sang et non un fantasme de papier glacé.
Franck est né le 6 juin 1968. Enfance et famille d'accueil dans le Nord, Boulogne-sur-Mer, Gravelines, Wimereux. CAP, apprenti en pâtisserie à Paris. Puis Gare du Nord, Jourdain, Oberkampf, Les Halles, la vie dans les squats, les bars, les halls de gare, les stratégies pour faire la manche, la réalité de la marge. Après c'est Fleury-Mérogis, le quotidien de la cellule et du parloir, Béthune ou Lille, les maisons d'arrêt, le juge, le tribunal. La narratrice de ce récit est la femme qui a aimé Franck, qui l'a soutenu, l'a visité en prison, a été le témoin de son errance et de sa chute. Celle qui a pris le métro, le bus, le train, voyagé des journées entières pour trente minutes de parloir, celle qui a réuni les papiers, fait des colis, déjoué les tracas avec l'AP (Administration pénitentiaire), celle qui a eu peur, qui a attendu, espéré. De ville en ville, de rues en montées d'escaliers, de chambres d'hôtel en cours d'immeubles, de couloirs en guichets, elle témoigne, observe, se souvient, écrit dans une langue tendue, acérée et visuelle, à la poésie parfois brûlante et approche au plus juste le sentiment de vertige, de solitude et de violence contenue dans les villes. Franck est un livre qui dit la trajectoire d'un homme indésirable, qui n'a pas su trouver sa place mais a seulement tracé sa route dans des lieux hostiles et provisoires, poussé à la fuite, à la rue, à l'échec, traînant un sac qui contient toute son existence : lettres, photos, papiers, minicassette et quelques livres, dont Le vieil homme et la mer d'Hemingway. Mais plus qu'un récit attaché à la seule vie de Franck, c'est aussi un livre qui dresse le portrait d'une société tout entière en posant avec force la question de l'homme chassé et celle de la prison : comment elle agit sur les hommes, comment elle humilie, soumet et interdit à ceux qui se retrouvent entre ses murs de se construire une vie future.