Anthony Lacroix
Anthony Lacroix
Entre À la recherche du temps perdu et les haltères, Proust au gym raconte le défi fou d’un étudiant hyperactif : écouter Proust en s’entraînant, écrire un mémoire, et perdre vingt livres.
Anthony Lacroix propose avec Les oiseaux sont trop fragiles pour ce que nous avons fait du ciel un recueil du déracinement consenti, celui qu'on accepte par amour. À travers une symbolique convoquant la nature, la distance et les oiseaux, l'auteur·e déploie un univers où l'attente entrave le mouvement. Alors que l'amoureux·se quitte tout pour rejoindre l'être aimé, iel réalise que l'arrivée n'est pas un dénouement : elle inaugure un récit autrement houleux. La proximité ne résorbe rien, elle accentue plutôt l'écart entre deux coeurs incapables de s'accorder au même rythme. Malgré les efforts, « le soir se berce au salon / il nous prédit un orage ». « À nos terreurs souterraines / j'offre mon exubérance », clame l'amoureux·se dans une tentative désespérée de conjurer l'inéluctable, mais un songe persiste : « nous atténuerons nos fantasmes / en échange d'une illusion ». Où trace-t-on la fin d'une histoire d'amour ? Quand accepter l'échec? Comment nos promesses évidées nous transforment-elles ? Entre fatigue et lucidité, une lumière demeure : « lorsqu'on casse un serment / notre personnalité / se refonde / sur des voeux d'étoiles filantes ».
Au départ, elle ne comprendrait pas. Foncerait peut-être les sourcils. devrait relire le poème. Elle croirait qu'on parle de ses genoux. Ses genoux qu'un inconnu voudrait caresser. Ça lui ferait penser à une main lourde et maladroite. Une main qui sert à faire des trous dans la terre.
En une suite ininterrompue d'anecdotes, ce livre de Robert Corvol, préfacé par Jean-Gabriel Domergue, nous plonge dans l'atmosphère éblouissante et cocasse de ce qu'était la saison sur la Côte d'Azur avant la guerre de 1914. C'est un livre que voudront connaître les amoureux de la Côte d'Azur d'aujourd'hui. Ils en seront enchantés.