Baudouin Decharneux
Baudouin Decharneux
La Bible qu'il s'agisse de l'Ancien ou du Nouveau Testaments , et le Coran sont des textes qui ne cessent d'être évoqués de façon péremptoire, pour justifier ou discréditer des pensées et postures diverses. Tant de certitudes laissent le chercheur assez perplexe car c'est plutôt la prudence qui devrait prévaloir lorsqu'on étudie des textes d'une telle complexité. Ces lignes sont donc une invitation à prendre la mesure des difficultés que l'on rencontre (notamment méthodologiques) lorsqu'on travaille ces écrits réputés révélés. Elles sont aussi une façon de plaider en faveur d'une lecture critique des textes afin de favoriser l'esprit de tolérance entre des personnes qui les lisent différemment. Parmi les questions abordées : Qu'est-ce qu'un « canon » ? Qu'appelle-t-on un texte pseudépigraphe, apocryphe ou intertestamentaire ? Y-a-t-il une différence entre la lecture catholique et protestante de la Bible ? Pourquoi les chercheurs parlent-ils d'une source « Q » lorsqu'ils étudient les évangiles ? Que signifie le mot Coran ? Pourquoi l'islam attache-t-il tant d'importance au ad ? Philosophe et historien des religions, Baudouin Decharneux est Maître de recherches du FNRS et Professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est également Membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique.
La question du rapport entre, d'une part, la/les royauté(s), et, d'autre part, l'historicité et l'imaginaire, interpelle plusieurs domaines de la recherche aussi bien au sein des sociétés anciennes que contemporaines. La royauté est un symbole qui ne cesse d'alimenter la réflexion philosophique, la littérature et les arts. Quoi qu'il en soit, à l'intersection du pouvoir et de l'autorité, la royauté demeure un champ de réflexion fécond, voire incontournable, lorsqu'il s'agit de penser la chose politique.
Ce volume constitue un hommage au Professeur Mihai Nasta, scientifique érudit dont - comme l'affirme Pierre Swiggers - « la charpente transversale relie trois composantes essentielles, à savoir le langage, comme instrument et condition de notre existentialité, la poésie, comme création transcendante à l'aide de l'instrument du langage, et les croyances, le surplus imaginaire qui est à la fois la sublimation et le traumatisme de notre condition humaine. »
La vie des hommes se nourrit de symboles. Étudier le symbole implique une connaissance de l'invisible et du religieux dans les domaines anthropologique, philosophique et psychologique. Les auteurs présentent les différentes théories du symbole en Occident, de l'Antiquité à nos jours.
Socrate est sans conteste le philosophe qui fait le plus rêver. Paradoxalement, tout a été écrit sur ce personnage hors du commun qui préférait le dynamisme de l'oralité au statisme des lettres. Aussi, cet ouvrage n'a pour d'autre ambition que faire découvrir, redécouvrir, un des « pères fondateurs » du genre philosophique. Il sera question de dialectique, de réfutation, d'ironie, d'inspiration... On parlera aussi des témoins classiques et de leurs thèses contradictoires : Aristophane, Xénophon, Platon et bien d'autres encore. Un fil rouge traverse cette enquête : le rapport de Socrate au religieux. Un des chefs d'accusation qui devait entraîner la condamnation de l'Athénien en 399 fut l'impiété. Qu'en fut-il ? Ne s'agissait-il pas plutôt d'une autre façon de dire le religieux qui aurait été incomprise en son temps ? Socrate aurait-il été « l'inventeur du religieux ? ». Baudouin Decharneux est philosophe et historien des religions. Maître de recherches du FNRS, professeur à l'Université libre de Bruxelles et Membre de l'Académie Royale de Belgique. également Membre associé de l'Académie d'Athènes et profesor honorario de la Universidad Autónoma de Madrid. Il a enseigné en qualité de professeur visiteur dans de nombreuses universités en Europe et Outre-Mer.
On l'a ressassé à l'envi, notre monde contemporain vit un retour en force du religieux. Mais qu'est ce que la religion ? Cette question qui semble de prime abord naïve est plus complexe qu'il n'y paraît. En effet, d'origine latine, le mot religion (religio) devint une nouvelle catégorie de pensée à l'époque impériale romaine ; le christianisme l'infléchira dans un sens original conforme à sa doctrine monothéiste. Alors que tout et chacun croit savoir ce qu'est la religion, l'idée n'est guère traduisible dans de nombreuses langues. D'une part, le mot religion permet de rendre compte d'idées et pratiques volontiers qualifiées d'universelles ; d'autre part, il distord la multiplicité des usages et pratiques observés (mythes, symboles, rites) pour les rapporter d'autorité à la pensée occidentale. La religion serait-elle moins universelle qu'il n'y paraît ? Existe-t-elle en soi? Baudouin Decharneux, Maître de recherches du FRS-FNRS et professeur à l'Université libre de Bruxelles, est philosophe et historien des religions. Membre de l'Académie royale de Belgique, il a publié de nombreuses études sur le judaïsme hellénisé, le christianisme des premiers siècles, la philosophie de la religion.
L'Apocalypse est un genre littéraire aussi déroutant que fascinant. Dans ce livre, Baudouin Decharneux passe en revue l'origine vétérotestamentaire de l'apocalyptique, son déploiement dans la littérature néotestamentaire, en insistant bien sûr sur l'Apocalypse de Jean, et le prolongement de ce genre littéraire jusqu'à la fin de l'Antiquité. L'apocalyptique serait-elle la promesse d'une revanche des faibles sur les puissants ? L'Apocalypse serait-elle l'expression symbolique des passions humaines ? Philosophe et historien des religions, Baudouin Decharneux est maître de recherches du FNRS et professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est également membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique et membre associé de l'Académie d'Athènes. L'auteur est président de l'Association des Sociétés de Philosophie de Langue française (https://asplf.org/) et de l'ASBL La Pensée et les Hommes (https://lapenseeetleshommes.be/).