Beaumier Jean-Paul
Beaumier Jean-Paul
Alors que deux soeurs partagent leurs joies et leurs peines dans une résidence pour personnes âgées, un homme décide d'enjamber la rambarde de son penthouse pour commettre l'irréparable. Ailleurs, une femme exprime ses doutes à l'enfant qu'elle porte et qui va bientôt naître, tandis qu'une jeune fille évoque le drame du Bataclan. Chaque nouvelle, précédée d'une photographie d'Anne-Marie Guérineau, puise dans les bouleversements du quotidien pour mieux laisser filtrer une lumière qui nous réconcilie avec le côté éphémère de toute chose. Qui se cache réellement derrière ces clichés figés dans le temps ? La réponse est chaque fois étonnante.
Finaliste au prix Adrienne-Choquette La seule présence d'un chien, aussi fidèle compagnon soit-il, suffirait-elle à apaiser nos angoisses existentielles ? À alléger le poids de la solitude que nous ressentons à certains moments ? À tromper l'usure de la vie de couple ? Voici dix-neuf nouvelles empreintes de tendresse et de douce ironie qui baignent tout à la fois dans l'ombre et dans la lumière. Avec ce sens de l'observation qui lui est propre, Jean-Paul Beaumier poursuit l'exploration des relations que nous entretenons avec les autres et qui, de l'enfance à l'âge adulte, modulent et modèlent notre vision du monde. Les tracas du quotidien, les petites déceptions que la vie se charge de semer sur notre chemin, des souvenirs ou des photos surgis du passé. En somme, l'incommensurable mystère des relations humaines.
Finaliste au prix littéraire des collégiens Interpellé à la sortie d'un théâtre par une vague connaissance qui lui lance « Je vais te lire bientôt », un homme, qui n'a rien publié depuis des années, perd pied, foudroyé par la réalité à laquelle il croyait s'être soustrait. Et nous voilà plongés au coeur de ce recueil de nouvelles où le doute l'emporte sur les certitudes, où une voiture qui refuse de démarrer présage une issue fatale, où un jeune frère voit enfin poindre le jour où il pourra prendre sa revanche sur sa soeur aînée, où le désir d'une petite fille de six ans de se faire percer les oreilles nous plonge au coeur de la fragilité de la vie, où une femme voit peu à peu le plaisir lui être interdit, et une autre la noirceur l'envelopper. « Si la richesse linguistique et stylistique du recueil est remarquable, son sceau d'originalité lui vient de la structure des nouvelles. [...] Fais pas cette tête témoigne d'une finesse d'observation, de la maîtrise du genre et d'un art littéraire réjouissant. » - Pierrette Boivin, Nuit blanche