Bergeron Alain M
Bergeron Alain M
Arthabaskaville, le 15 avril 1902 Cher monsieur Louis Cyr, Les journaux rapportent que vous êtes l'homme le plus fort du monde. Excusez-moi de vous l'écrire, mais ce n'est pas vrai! C'est mon grand frère, Arthur, l'homme le plus fort du monde. Il est capable de réussir tous vos tours de force. Je vous mets au défi. Venez à Arthabaskaville vous mesurer à lui, si vous l'osez. Ce n'est pas si loin de votre village, après tout. Nous pourrons vraiment déterminer qui est l'homme le plus fort du monde. Pierre Baillargeon, Arthabaskaville. P.-S. Mon grand frère ne sait pas que je vous ai écrit. Vous êtes son idole. C'est à la suite de la lecture de cette lettre que Louis Cyr va débarquer dans ce petit village en compagnie de sa fille, Émiliana. Les festivités s'organiseront rapidement: un grand bal victorien sera donné en l'honneur de ce grand homme et un tournoi, où il affrontera Arthur Baillargeon, sera orchestré par le maire du village. Mais la lutte ne se fera pas uniquement entre les deux hommes. Émiliana, la fille la plus forte du monde, donnera également beaucoup de fil à retordre au petit Pierre.
Voilà, nous étions quatre jeunes hommes de 16 à 18 ans, quatre fans des Beatles, avec des rêves plein la tête. Dans le garage paternel, nous répétions soir après soir. En deux semaines, notre répertoire comptait déjà une dizaine de chansons. Avec nos instruments, notre local, nos propres chansons et notre gérant, 1964 s'annonçait comme une année faste. Nous étions prêts à conquérir la planète ! - Hum ! a dit mon père qui nous écoutait... Vous n'avez pas encore joué une seule note de musique devant un public.
« Geneviève est au tableau, en train d'écrire les mots : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou... qui prennent tous un « x » au pluriel. - Il manque une exception, signale-t-elle, la craie dans la bouche. - Pou ! C'est pou, la dernière exception ! Puis, je vois des milliers de petits poux se promenant dans mes cheveux... Ça m'apprendra à jouer à la tuque musicale avec mes amis ! »
« Quelque chose a changé en moi. Je ne vois plus les filles de la même manière. ... Si Pascale-Amélie me regarde, j'essaie d'être indifférent, mais je n'y arrive pas. Je tremble. Je perds le souffle. J'ai la gorge sèche. J'ai les mains moites. J'ai chaud ! Pour la première fois de ma vie, je transpire. Tout, en cette fille, me fascine : sa bouche en coeur, son sourire radieux, ses yeux vert lime... J'aimerais bien qu'elle soit ma petite amie. »
À cause d'une balle de baseball et d'une éclipse, j'ai été aspiré dans le passé. Je me réveille en vacances chez une tante. Mon cousin, c'est mon père ! Moi, je souhaite être son ami ! Mais il ne veut rien savoir de moi, il m'évite et me fuit... Heureusement qu'il y a la musique, le cinéma, les filles et le baseball ! Je m'appelle David Bernard et mon père est mort quand j'avais six ans. Vais-je revenir au présent ?
« - Si tu protestes, ça va empirer. Alors, tu te la fermes et tu serres les dents. C'est juste un mauvais moment à passer, me glisse à l'oreille Samuel Bernard, le préposé à l'équipement. J'ai déjà été initié depuis le temps que je joue au hockey. Mais là, je sais qu'aux mains des vétérans de mon équipe je suis sur le point de vivre la pire soirée de toute ma vie. (...) Alexandre Parent ne s'est pas présenté au match d'ouverture de la nouvelle saison de hockey scolaire. Il a quitté l'équipe. Personne, parmi les joueurs, n'a voulu faire de commentaires sur l'histoire Parent. »