Bernard Dupaigne
Bernard Dupaigne
Les rois, les révolutionnaires, les voyageurs collectionnaient des objets rapportés du monde entier. Les pays du monde occidental en ont fait des musées depuis 1753. Cet ouvrage raconte l'histoire du musée d'Ethnographie du Trocadéro ouvert en 1882 et magnifié comme musée de l'Homme en 1938. L'auteur analyse également le rôle de nombreux acteurs prestigieux dans la renommée de cette institution. (Louis XIII, Louis XIV, Louis XV y sont associés. Apollinaire, André Malraux, Hô Chi Minh, Marcel Griaule, Paul-Émile Victor, Germaine Tillion, Claude Lévi-Strauss, Michel Leiris, Jean Rouch ...)
L'existence du fer est fondamentale dans l'établissement et le développement des royaumes angkoriens : pour défricher les rizières et établir les systèmes d'irrigation, pour bâtir et pour conquérir. Sans l'Épée Sacrée, de fer et d'or, qui selon les mythes, lui a été donnée par le dieu indien Indra, le roi khmer ne peut régner. Ce fer, de qualité exceptionnelle, était obtenu selon une méthode à basse température pratiquée en Europe jusqu'à la révolution industrielle. Toute une série d'offrandes, de rites et d'interdits qui assuraient une bonne entente entre les dieux et les hommes en rythmait la production. Un responsable rituel devait mettre en mouvement les éléments fondamentaux de la vie et de l'univers, le Feu, l' Air, l' Eau, la Terre, en les maintenant séparés : toute faute de sa part, tout manquement aux règles aurait provoqué une catastrophe. Abondamment illustré, cet ouvrage foisonnant détaille à la fois les procédés techniques utilisés et le long déroulement des rites nécessaires à la production du fer et de ses objets. Il nous permet de mieux comprendre le développement et la puissance de l'Empire khmer.
Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.
Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.