Bernard Felix
Bernard Felix
Iseult, qui a tant enrichi la littérature romanesque du Moyen Âge et qui reste l'un des mythes les plus célèbres et les plus attachants d'Occident, est la figure centrale de cette étude. Moins connues mais tout aussi attachantes, les légendes de ses soeurs celtiques permettent d'approcher l'esprit dans lequel les conteurs des temps anciens ont créé ces femmes. Les premières Deirdré, Grainné et Medb, proviennent de la mythologie irlandaise. La littérature galloise apporte d'autres modèles féminins : Riannon d'abord, puis la dame de la Fontaine et sa servante Lunet ; enfin, Blodeuwedd la femme-fleur. Les héroïnes bretonnes des romans de la Table Ronde, Viviane « La fée Viviane », puis Guenièvre la femme d'Arthur et enfin, « Les pucelles » tour à tour enchanteresses ou maléfiques couronnent ce florilège d'héroïnes aux fortes personnalités. De la mièvrerie en elles, jamais. De la volonté, la conscience et l'orgueil de leur féminité et de leur beauté, souvent. De la tendresse et de la lucidité, toujours. Par comparaison les fortes figures de la littérature germanique telles Brunhild et Kriemhild apparaîtront aussi libres, mais moins pourvues de charme et de séduction que leurs homologues celtiques. L'influence de ces mythes celtiques est sous-jacente à bien des textes de la littérature contemporaine et elle est manifeste pour qui sait la découvrir. La liberté de la femme : cette exigence actuelle, trouve dans ces héroïnes des modèles de référence.
Depuis des temps immémoriaux, la pensée de la mort constitue pour l'homme une des origines de la pensée religieuse. C'est le point de départ de ce livre qui discerne la présence chargée de mystère d'un Dieu qui s'est approché de l'humanité pour l'aider à surmonter son angoisse devant sa destinée. Déroulant l'année liturgique, du Jour des Morts à la Pentecôte, l'auteur, inspiré par ses convictions de protestant de tendance libérale aborde les thèmes religieux qui lui sont chers.
Le Moyen Âge fut un temps d'intense bouillonnement d'une pensée religieuse angoissée par l'idée du salut éternel et par la crainte de l'enfer. Elle est étudiée par l'intermédiaire de quatre grands témoins autour du XIIème siècle : Robert d'Arbrissel (créateur de l'Ordre mixte de Fontevrault) - Bernard de Clairvaux (Docteur de l'Église) - Thomas Becket (Archevêque de Canterburry, assassiné dans sa cathédrale pour avoir résisté au roi) - Dominique de Guzman (créateur de l'Ordre des Dominicains, formé pour combattre l'hérésie des cathares).
Pour l'auteur, Jésus n'est pas un Fils de Dieu puissant, auteur de maints miracles, soulevant les foules, c'est, au contraire, un personnage humble et fragile qui connaît le doute et l'échec, mais qui ne dévie jamais de la vocation qu'il a décidé de suivre. Ces hommes et ces femmes de la Palestine du Ier siècle ont bien des points communs avec ceux et celles du XXIe siècle ; aussi la considération de la vie et des rencontres innombrables de Jésus avec ses contemporains reste d'une permanente actualité.