Bernard Meunier
Bernard Meunier
1988, Ouvéa : Bernard Meunier se sacrifie comme otage pour sauver des vies. 1994, Marignane : il négocie face à des terroristes et évite un drame humain.
Juin 325 ! Convoqués par l'empereur Constantin le Grand récemment converti, près de 300 évêques se rendent à Nicée, cité du nord-ouest de l'Asie Mineure (Turquie actuelle) et se réunissent plusieurs semaines : il s'agit, dans ce qui sera le Ier concile « oecuménique » des Églises chrétiennes, de répondre aux dénégations du prêtre Arius d'Alexandrie et de définir la place de Jésus-Christ, comme « consubstantiel » au Père, terme qui ne se trouve pas dans l'Écriture, mais est emprunté à la philosophie grecque. La décision largement majoritaire des évêques, dont Constantin fit une loi de l'Empire romain, ne fut pas acceptée facilement et bien vite des remises en question s'exprimèrent, qui agitèrent l'Église et l'Empire jusqu'en 360 au moins. L'arianisme subsista encore longtemps, notamment chez les peuples barbares installés dans l'Empire à partir de la fin du IVe siècle. À Nicée, fut fixée la date de Pâques, 20 canons disciplinaires furent édictés, mais le « Symbole de Nicée », commun à quasiment tous les chrétiens de nos jours, en demeure l'acte le plus important. En trois contributions, Benoît Gain, Bernard Meunier et Marc Milhau s'efforcent de retenir l'essentiel d'un événement décisif pour l'Église et pour ses rapports avec le pouvoir civil.
L'innovation thérapeutique n'est pas à la hauteur des espoirs qu'ont laissé entrevoir, ces vingt dernières années, les progrès fulgurants de la biologie moléculaire, de la génétique ou encore de la bio-informatique. Si certains domaines, comme la cancérologie, ont largement bénéficié de ces avancées, pour d'autres, l'innovation est au point mort. Nous avons trop peu d'exemples de réussite dans l'innovation thérapeutique en France pour nous abstenir d'une profonde réflexion sur la création des médicaments dans notre pays, qui a été un acteur majeur dans ce domaine pendant une importante partie du xxe siècle.
102 sonnets pour célébrer l'amour sous toutes ses formes : une ode poétique intemporelle, entre douceur et passion. L'Amour en sonnets invite à redécouvrir la magie des mots et des émotions.
La chimie est devenue l'objet de toutes les craintes. Au "chimique" on oppose le "naturel" vers lequel il faudrait revenir. Comment aborder ce sujet avec un peu de raison ? Avant Lavoisier à la fin du XVIIIesiècle, un des pères de la chimie, personne ne savait faire des produits dits "chimiques". Dans ce monde sans chimie, sans vaccin ni médicament, l'espérance de vie ne dépassait pas trente ans, loin des quatre-vingts ans actuels. Ce considérable allongement est dû aux différentes composantes de la science et de la médecine, la chimie y ayant pris une large part. Au cours du XXesiècle, son développement a contribué à créer une société d'abondance. Demain, sans nouveaux produits et matériaux chimiques à faible impact sur l'environnement, il sera difficile de faire vivre et de nourrir une population dont la croissance a été particulièrement forte au cours des cent dernières années. Cela ne se fera pas de manière "naturelle", mais avec beaucoup de sciences, à la fois rigoureuses et originales. Cet ouvrage a pour ambition de remettre à sa juste place la fonction de la chimie dans notre vie quotidienne, et de regarder avec raison ce qu'il faut garder, limiter ou éliminer.
Qui se souvient de l'inauguration officielle du canal de Panama le 15 août 1914 ? Personne. Pourtant, après un chantier qui s'est étalé sur trente-cinq ans, un navire passe d'un océan à l'autre pour la première fois. Ce canal de Panama a été le chantier de tous les excès, le plus long, le plus coûteux en vies humaines, engloutissant des quantités énormes de capitaux venant de France, puis des États-Unis, et ternissant la carrière de nombre d'hommes politiques. Qui se souvient de l'inauguration officielle du canal de Panama le 15 août 1914 ? Personne. Pourtant, après un chantier qui s'est étalé sur trente-cinq ans, un navire passe d'un océan à l'autre pour la première fois. Ce canal de Panama a été le chantier de tous les excès, le plus long, le plus coûteux en vies humaines, engloutissant des quantités énormes de capitaux venant de France, puis des États-Unis, et ternissant la carrière de nombre d'hommes politiques. La réussite finale de ce canal entre deux océans est due à un ingénieur français méconnu, Adolphe Godin de Lépinay. Celui-ci avait présenté, dès mai 1879, le projet d'un " canal à écluses " lors d'un congrès international organisé par Ferdinand de Lesseps, tout juste auréolé de la construction du canal de Suez. Pourtant, il faudra attendre 1906 pour que son projet soit définitivement adopté, après bien des vicissitudes et des pertes humaines. Pourquoi son idée simple a-t-elle mis si longtemps pour faire son chemin ? Que se serait-il passé si dès 1879, Ferdinand de Lesseps avait choisi la proposition d'un canal à écluses, au lieu de dilapider l'argent dans un projet irréalisable de " canal à niveau " ? La marche de l'Histoire a gardé très peu de traces de l'inspiration géniale de cet ingénieur, impliqué pourtant dans de nombreux projets. Le parcours de ce brillant polytechnicien est emblématique d'une époque, celle des infrastructures nouvelles qui vont permettre à la France de passer à l'ère de la modernité et d'exporter un certain savoir-faire.