Bernard Perret
Bernard Perret
L'oeuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au goût du jour et influencé en profondeur d'autres domaines des sciences humaines et sociales. Son apport à l'intelligence de la foi chrétienne est considérable : en montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts de la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la singularité des Évangiles par rapport aux mythes fondateurs de la culture humaine. Ce livre est d'abord une présentation des enjeux pour le christianisme d'une pensée qui reste profondément novatrice et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. Il aborde la question des rapports entre anthropologie et théologie et montre comment Girard peut nous aider à réfléchir aux relations entre religion et violence, et au sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation. Bernard Perret est essayiste et vice-président de l'Association Recherches Mimétiques (www.rene-girard.fr). Ses travaux touchent des sujets variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Quand l'avenir nous échappe, en 2020.
L'oeuvre de René Girard a remis l'anthropologie religieuse au goût du jour et a influencé en profondeur d'autres domaines des sciences humaines et sociales. Son apport à l'intelligence de la foi chrétienne est considérable : en montrant comment la Passion du Christ dévoile les ressorts de la violence constitutive des sociétés, Girard a éclairé la singularité des Évangiles par rapport aux mythes fondateurs de la culture humaine.Un nombre croissant de théologiens se sont emparés de sa pensée pour reposer les questions du mal, du sacrifice et de la Rédemption. L'un des bénéfices de cette lecture des Évangiles est de souligner la cohérence entre la prédication du Royaume et la signification des circonstances de la mort de Jésus. Plus largement, elle permet de lire les textes bibliques comme la découverte progressive de la non-violence de Dieu.Ce livre est d'abord une présentation des enjeux de la pensée de René Girard pour le christianisme et un premier bilan des théologies qui s'en inspirent. L'auteur conduit ensuite une réflexion plus personnelle sur les rapports entre anthropologie et théologie. Il montre comment la théorie de Girard permet de penser les relations entre religion et violence, et il interroge le sens du rituel chrétien dans un contexte de sécularisation. Bernard Perret est essayiste et vice-président de l'Association Recherches Mimétiques (www.rene-girard.fr). Il a mené une double carrière de haut-fonctionnaire et de chercheur en sciences humaines. Ses travaux touchent des sujets variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Économie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993 ; réed. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011).
« C'est l'amour qui me plaît et non les sacrifices. » Ce verset d'Osée s'accorde à la vision d'un Christ qui libère avec force les animaux du temple destinés au sacrifice. Pourtant, le « sacrifice » de la Croix n'est-il pas central dans la religion chrétienne ? Bernard Perret s'intéresse à cette perception sanglante et parfois équivoque du sacrifice, qui a modelé notre société et influence encore notre foi. L'ouvrage débute avec une vue d'ensemble de l'étude sociologique et anthropologique des logiques de sacrifice. Explorant ensuite les notions de « pur » et « d'impur », et les excès de sacralisation au temps de Jésus, l'auteur observe que la relation de celui-ci à son Père n'est pas sacrificielle, mais de l'ordre d'une soumission à sa volonté, qui ouvre au salut. La réflexion s'élargit également à ce qui nous touche plus directement : le don gratuit de soi est-il sacrificiel ? Quels enjeux pour la liturgie, mais aussi pour la morale ? Encore aujourd'hui, ne fait-on pas passer des exigences de pureté avant la responsabilité vis-à-vis d'autrui ? Ingénieur et socioéconomiste, Bernard Perret est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a notamment publié Penser la foi chrétienne après René Girard (Ad Solem, 2018) et Violence des dieux, violence de l'homme (Seuil, 2023).
Boucs émissaires, violences sacrificielles, désir mimétique, autant de thèmes que René Girard (1923-2015) n’a cessé d’explorer et qui sont devenus des ressources essentielles pour notre compréhension des sociétés. L'anthropologie mimétique, dont il a posé les bases, a en effet eu des échos multiples dans les sciences humaines et les religions. Avec ce livre, Bernard Perret, entreprend une présentation éloquente de ce vaste chantier théorique. Il éclaire notamment la fonction et la signification de la violence dans les rapports humains, des origines à nos jours, tout en explorant les liens et les différences entre la pensée de Girard et celle d'autres grands auteurs du xxe siècle (Lacan, Lévi-Strauss, Mauss …). Le lien particulier de Girard aux Écritures juives et chrétiennes, le sens à la fois novateur et controversé qu’il donne à la passion et à la mort du Christ, ne sont pas éludés, tout comme sa vision apocalyptique du politique. En exposant la cohérence profonde et la fécondité d’une pensée majeure de notre temps, ce livre permet de ressaisir tous les débats passionnants auxquels elle a donné et donne toujours lieu. Bernard Perret est un ingénieur et socio-économiste français. Membre du comité de rédaction Esprit, il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Penser la foi chrétienne après René Girard, Ad Solem, 2018 ; Pour une raison écologique, Flammarion, 2011.
Le chômage n’est pas seulement un problème de gestion économique, c’est aussi un défi politique, c’est aussi un défi politique. La crise de l’intégration par le travail met à nu la fragilité du consentement à vivre et à agir ensemble dans les démocraties modernes. Sur quelles ressources politiques et culturelles nos sociétés peuvent-elles compter pour résister aux forces de dissociation dans les économies post-industrielles ? Telle est l’interrogation fondamentale de ce livre. Pour rendre sensible à son urgence, l’auteur commence par montrer le caractère historique de la crise du travail. Celle-ci est inscrite dans la logique même du changement économique, de la globalisation des échanges, du développement des services et de la communication. Tout se passe comme si l’économie avait perdu de sa capacité à structurer la vie sociale et à garantir sa cohérence. Confrontées ce séisme, nos sociétés n’ont guère d’autre solution que de faire émerger une représentation plus équilibrée et plus diversifiée du lien social ; celui-ci devra reposer moins exclusivement sur le jeu des identités professionnelles et sur l’échange monétaire. Ce rééquilibrage n’ira pas de soi : il suppose d’importantes innovations dans les modèles d’action collective et d’identité personnelle. L’objectif de ce livre est d’ouvrir un débat essentiel sur les enjeux politiques du changement économique. Il ne propose pas de solution miracle, mais il fait des suggestions précises pour reformuler les buts et les stratégies de la politique de l’emploi.
Dans les sociétés libérales modernes, le social semble comme miné par l’économique. Avec la nouvelle économie mondialisée, le travail risque de devenir une simple marchandise. Entre les besoins de l’économie et le « souci de soi » ou l’identité des individus, l’ajustement est de plus en plus difficile. Le développement considérable des services dans l’économie des pays modernes signe la fin de la symbiose entre l’intégration sociale et une activité économique avant tout productiviste. Comment en sortir ? Cet ouvrage tente de décrire une autre logique économique. Les auteurs insistent sur les conséquences innombrables de l’entrée dans une société de services, et sur les nouveaux rapports entre travail et l’identité culturelle des individus. Ils estiment qu’il faut parvenir à une organisation sociale qui privilégie moins le point de vue du consommateur individuel. En fin de compte, la question de l’emploi et les problèmes de la citoyenneté dans la démocratie sont liés.
Le compromis entre capitalisme et démocratie sociale semble aujourd’hui lointain. D’un bout à l’autre de la planète, les mêmes tendances sont à l’œuvre : diminution du rôle économique de l’État, affaiblissement des syndicats, concurrence intensifiée, marché du travail déréglementé… Partout, le marché s’émancipe de la tutelle du politique et creuse de nouvelles inégalités entre les individus, les groupes sociaux, les pays et les continents. Encore n’est-ce que le côté le plus visibles du triomphe du marché et de l’économie néo-libérale. L’argent, dont les nouvelles frontières sont le fil conducteur de ce livre, ne cesse de conquérir de nouveaux territoires, d’acquérir de nouvelles légitimités, de devenir la mesure de tout échange et de toute valeur. Les analyses de Bernard Perret ont d’abord une grande force explicative, car il montre les interactions entre la monétarisation des plus en plus étendue et des évolutions du politique, du social, de la vie familiale, scolaire, culturelle sportive … Sans démagogie ni manichéisme, il formule une critique serrée de ce pouvoir démultiplié de l’argent, qui fait l’impasse sur une part importante du monde vécu des hommes. L’auteur en appelle à une économie qui valorise la diversité des formes d’activité et d’échange ainsi qu’à la redécouverte de la dimension communautaire de la démocratie. Son livre invite à ne pas laisser le marché répondre seul à la question : « Comment devons-nous vivre ? »
Un virus nous a pris par surprise, mais nous risquons d'être plus démunis encore face à la catastrophe écologique. Dans les deux cas, notre impréparation est d'abord mentale. Comment penser un autre récit du futur ? Comment intégrer l'irréversible dans une vision sensée de l'avenir ? Bernard Perret explore ici les ressources de la pensée apocalyptique, qui invite à considérer l'histoire humaine comme une aventure dont nous ne maîtrisons ni le déroulement ni le sens.Une philosophie de l'événement, qui donne toute sa place aux événements dramatiques et inattendus et à leur capacité à susciter de nouvelles avancées de civilisation, peut nous y aider. La réflexion proposée dans cet essai, inspirée des travaux de René Girard, Norbert Elias et Charles Taylor, tente ce pari. Face à la crise où nous sommes entrés, tout laisse à penser que nous avons perdu la main. Mais rien ne nous interdit de penser qu'un nouveau monde pourrait émerger de notre créativité culturelle et spirituelle. Bernard Perret est essayiste. Ses travaux touchent des sujets très variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Économie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993; rééd. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011) ou Penser la foi chrétienne après René Girard (2018).
L'objet de ce livre n'est pas de rappeler les périls qui nous menacent, mais de critiquer la rationalité qui les a produits, et qui nous rend si peu capables d'y faire face. Nous vivons en effet sous l'empire indiscuté de la raison économique, mais cette raison est tronquée : elle ignore les services que nous rend la nature et les droits des générations à venir. De quels modes de pensée, de quelles valeurs et règles sociales avons-nous donc besoin pour redonner sens à nos actions ? L'auteur évoque les repères à mettre en place : principes éthiques et juridiques, incitations économiques, mesure de l'impact environnemental des activités et des décisions, intelligence du vivant, respect de la nature. Plaidoyer convaincant pour une conversion de la raison économique, ce manifeste libère l'écologie de son ghetto idéologique afin d'en faire la préoccupation de tous.
L'objet de ce livre n'est pas de rappeler les périls qui nous menacent, mais de critiquer la rationalité qui les a produits, et qui nous rend si peu capables d'y faire face. Nous vivons en effet sous l'empire indiscuté de la raison économique, mais cette raison est tronquée : elle ignore les services que nous rend la nature et les droits des générations à venir. De quels modes de pensée, de quelles valeurs et règles sociales avons-nous donc besoin pour redonner sens à nos actions ? L'auteur évoque les repères à mettre en place : principes éthiques et juridiques, incitations économiques, mesure de l'impact environnemental des activités et des décisions, intelligence du vivant, respect de la nature. Plaidoyer convaincant pour une conversion de la raison économique, ce manifeste libère l'écologie de son ghetto idéologique afin d'en faire la préoccupation de tous.