Bertrand Marfaing
Bertrand Marfaing
Dans la forêt de bambous, où la clarté déclinante se muait peu à peu en brume grise, le jeune guerrier se tenait là, devant moi. Sa lame était encore rouge de sang, il venait de tuer brutalement, en moins d'une minute, quatre soldats aguerris. Et pourtant, je pouvais lire la peine dans ses yeux. Ainsi que la jeunesse tendre d'un garçon perdu. Je savais que je ne pouvais vaincre un tel adversaire, je fonçait tout de même sur lui, la rage au corps.
Le jeune prince égyptien, Ahmosès, voit son monde bouleversé lorsqu'on l'envoie dans une communauté d'escales. Il y est pour enquêter sur un perturbateur, un agitateur qui menace de créer un soulèvement populaire. Cet homme annonce leur libération. Mais les recherches d'Ahmosès, infiltré incognito dans la communauté des esclaves, reste infructueuse. Il devra bien trouver ce "sauveur" que tous annonce, sans quoi il restera un esclave pour toujours.
Depuis ce jour, Lorenzo ne fut jamais totalement éveillé. Quoi que le précepteur Dolta fasse, quoi que Vittorio son père dise, Lorenzo avait toujours les yeux mi-clos et semblait à demi-endormi. Il ne put rien apprendre, il mangeait peu, il se traînait, il marmonnait plutôt que de s'exprimer clairement comme il l'avait toujours fait. Et son rire ne faisait désormais plus écho dans la grande maison. Vittorio et Domenica eurent un peu l'impression d'avoir perdu leur fils adoré. Ils firent venir le médecin, puis le prêtre, puis le docteur, ensuite un exorciste, un moine et une diseuse de bonne aventure, toujours dans l'espoir d'éveiller Lorenzo pour de bon. Mais rien ni personne ne put changer leur garçon. Dans le quartier, on commença à l'appeler « le jeune homme ensommeillé ».
Il y a très longtemps, une reine mit au monde une fille pendant que son mari le roi était parti à la chasse. La reine ne survécut pas à l'accouchement. On plaça le nouveau-né sur le sein de la nourrice qui venait également d'avoir une fille. Cette dernière dormait paisiblement dans son berceau, tandis que la princesse était bien au chaud contre la nourrice, lorsque le roi entra précipitamment. -- Je viens d'apprendre la nouvelle, souffla-t-il. J'ai accouru au plus vite. La reine, ma femme... quel drame ! Au moins, j'ai le plus grand réconfort. Et il prit dans ses bras le nourrisson dans le berceau. Il souleva la fille de la nourrice et dit : -- Ma fille, ma princesse ! La nourrice écarquilla les yeux, mais resta figée. Devait-elle interrompre le monarque ? Comment dire à son roi qu'il se fourvoie ? Le roi reposa la fillette et s'en fut. Il était trop tard pour réparer la méprise. C'est ainsi que la fille de la nourrice devint princesse à la place de la fille du roi. Sur ce sujet, la nourrice ne souffla mot à personne.
Le procès de mon père a eu lieu quelque temps après. Il y avait cinq jurés. « Coupable », ils ont déclaré. À l'unanimité. Les salopards ! Mon père n'a fait que se défendre. Ils l'ont pendu haut et court. Je suis orphelin depuis ce jour. Mais je suis aussi un homme depuis ce jour. Parce que j'ai un but, un seul : me venger. J'ai passé les dernières années à travailler pour survivre. Et j'ai économisé pour m'acheter un Colt Frontier Six-Shooter. Le même que mon père. Comme ça, ma vengeance sera forte, tu vois ? Il me faut la même arme pour venger la mort de mon père.
- J'ai une heureuse nouvelle pour toi, lui annonça-t-il, tu vas te marier. Sa fille ne répondit rien, ses jambes devinrent molles, sa gorge s'assécha, son poing se serra. - Avec le Cheikh Al-Barib ... - Je ne veux pas! hurla-t-elle tout d'un coup. Cet élan de colère surprit Dioscore mais il resta très calme. - Tu feras ce que je te dicterai. - Non. - Il est riche, continua Dioscore. - Il est laid, répliqua sèchement sa fille. - Il est puissant, répondit le père. - Il est vieux, claqua la fille. - Pas plus vieux que moi. Je ne veux plus en entendre parler. De toute façon, l'affaire est conclue. - Je ne veux pas, je ne peux pas. J'en aime un autre. Il n'y a que lui. C'est lui que j'épouserai, pas un vieux vicieux qui sent l'urine.
Le Prince-Araignée est destiné à devenir roi des arachnides. Il doit apprendre à tisser une toile, attraper une proie et... lui croquer la tête ! Mais la violence et la noirceur font horreur au Prince-Araignée. Lui, ce sont la délicatesse et la beauté qui animent son âme. Mais son destin n'est pas fait de beauté ni de délicatesse. Le peuple, lui, exige de leur souverain qu'il soit impitoyable.
Que sais-je déjà de cette affaire ? Une bête terrorise les habitants du village de Saint-Mourd. Ils n'ont pu se débarrasser de l'animal. Le compte du Vanagué a dépêché son veneur qui n'a su pister la bête. Le roi s'en est mêlé et a envoyer son porte-arquebuse qui a abattu un gros loup et a prétendu l'avoir vaincue. Mais le monstre a réapparu. Le roi m'a alors confié l'affaire. Je dois traquer cet animal et débarrasser le monde de cette créature.
Aerik a 12 ans, il se passionne pour les navires, les drakkars. S'il veut s'embarquer sur la prochaine expédition Viking, il devra d'abord prouver qu'il est un homme, et affronter un auroch. Un de ces animaux massifs, avec des cornes gigantesques, a justement éventré un des meilleurs guerriers du village. Aerik n'a qu'une chose à faire : prendre son courage à deux mains.
Effiriel et ses deux acolytes partent en quête de trois objets : le grimoire du magicien Actogaï, l'anneau du fourbe Beodinn et le coffre-fort du richissime et infâme Crésus. Les enjeux sont considérables, les dangers redoutables, les adversaires impitoyables. Présenté comme scénario de cinéma, la place est aux dialogues et à l'action. Les personnages se permettent de parler directement au narrateur, de parler du lecteur. Roman d'aventures qui tient en haleine, drôle et bien ficelé.
Face-de-cochon, ça c'est ma place ! Tais-toi ou je te tire les cheveux. Essaye un peu pour voir, et pousse-toi, c'est ma place. Eh ! Pourquoi tu me pousses ? J'étais là avant toi, face-de-rat. C'est toi la face-de-rat. Aïe, lâche-moi les cheveux ou je le dis à papa. Aïe! Papaaaaa ! Chut, idiote. Alors pousse-toi... Tarek et Salima sont des frères et soeurs inséparables. Vont-ils enfin arrêter de se disputer lorsque leur père, le Sultan Insultant, sera porté disparu ?