Boris Pasternak
Boris Pasternak
À l'orée du XXe siècle en Russie, le jeune orphelin Iouri Jivago se destine à la médecine. Emporté par la marche de l'Histoire, cet homme ordinaire traverse la première moitié du siècle et les événements qui modèlent profondément son pays. Envoyé au front pendant la Première Guerre mondiale, il revient dans un Moscou déchiré par la révolution de 1917, en proie au chaos. Seul repère au milieu de la tempête, Lara, une femme mariée qu'il aimera passionnément, envers et contre tout. Publié en 1957 en italien pour échapper à la censure soviétique, Le docteur Jivago fut traduit en français par quatre traducteurs anonymes en 1958. Cette nouvelle traduction épouse au plus près la langue de Pasternak, faisant résonner les voix de chacun et les échos tant historiques qu'intimes.
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À l'orée du XXe siècle en Russie, le jeune orphelin Iouri Jivago se destine à la médecine. Emporté par la marche de l'Histoire, cet homme ordinaire traverse la première moitié du siècle et les événements qui modèlent profondément son pays. Envoyé au front pendant la Première Guerre mondiale, il revient dans un Moscou déchiré par la révolution de 1917, en proie au chaos. Seul repère au milieu de la tempête, Lara, une femme mariée qu'il aimera passionnément, envers et contre tout. Publié en 1957 en italien pour échapper à la censure soviétique, Le docteur Jivago fut traduit en français par quatre traducteurs anonymes en 1958. Cette nouvelle traduction épouse au plus près la langue de Pasternak, faisant résonner les voix de chacun et les échos tant historiques qu'intimes.
La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s'étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n'est qu'en 1922 qu'ils se sont véritablement découverts à travers leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont entretenu une correspondance d'une intensité rare dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu'à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement. Il faut lire les lettres de Tsvetaeva et de Pasternak comme leur poésie, comme une oeuvre à part entière. Véritable laboratoire d'écriture, mais également laboratoire de la vie, car c'est au gré de ces lettres que se façonnent les événements majeurs de leur biographie. Les mots échangés sont dérobés à la vie, au quotidien, à la famille.