C Retat
C Retat
Ce livre n'est pas une étude de la religion de Victor Hugo, ni un Victor Hugo devant Dieu. Il n'a pas pour objet d'utiliser la poésie pour en tirer des renseignements sur la religion, la foi, le Dieu de l'auteur. Il part de la poésie pour arriver à la poésie. Il montre comment le divin, perçu et exprimé comme un mouvement d'énergie expansive, est exercé, accompli en poésie par le poète. Hugo nomme X l'Inconnu du problème du monde. Inconnu inconnaissable : X reste X. Pas de nom, pas de forme. Mais une force diffusive, dont le signe même de l'inconnu trace et fait voir le schéma : un rayonnement, qui est celui de Dieu et celui du poète. Cette poésie a un lieu : l'exil lui ouvre un fond des choses, où s'originent la nature et le droit, lieu quelconque et divin à force d'être au fond. Et c'est une action. Résistante au tyran, elle vit les délais du divin. Résistante à la pression de Tout, qui est trop, elle tient dans et contre le divin, invente la prise de force. Et c'est un triomphe ! Elle ne trouve pas un objet, un dieu, mais une réversibilité du divin. Elle imite son effusion, prend forme sur X, quadruple lancer de bras ou de rayons : elle renvoie le divin au divin.
Véritable casse-cou, Gabriel Sharpe brûle la chandelle par les deux bouts, jusqu'au jour où son ami Roger trouve la mort lors d'un pari qu'il lui avait lancé. Rongé par le remords, Gabriel décide de se racheter en épousant Virginia, la soeur de Roger, à qui sa maigre dot n'offre que peu de perspectives d'avenir. La jeune fille, qui le déteste, refuse tout net. Pour la convaincre, Gabriel cède alors à ses vieux démons en lui jetant un défi : ils s'affronteront dans une course d'attelage et, s'il gagne, il aura le droit de lui faire la cour. Persuadée de lui infliger une humiliation publique, Virginia accepte, dans l'unique but de venger son frère. Mais dans cette joute dangereuse, les coeurs s'enflamment et les passions s'exacerbent...