Caterina Zanfi
Caterina Zanfi
Plongeant ses racines dans la philosophie allemande du XIXe siècle et plus particulièrement chez Schopenhauer et Nietzsche, le courant de la philosophie de la vie émerge au tournant du XXe siècle. Les rapides transformations et bouleversements que connaît l'Europe à cette période questionnent les philosophes et entraînent un changement de paradigme. Pour Simmel et Bergson, la vie ne doit plus être une notion parmi les autres mais le concept central des recherches philosophiques. Replaçant la vie et son expérience immédiate au centre de la réflexion, ces auteurs apportent un éclairage sur le temps, la société, la morale. Tout aussi inspirante qu'à sa naissance, la philosophie de la vie apporte encore aujourd'hui une clef de lecture de nos sociétés et de leurs enjeux.
La Pensée et le mouvant est le dernier livre publié par Bergson de son vivant, en 1934. Rassemblant des articles ou conférences (de 1903 à 1923) et introduit par deux essais alors inédits, ce volume constitue, selon son auteur, une « initiation à la vraie méthode philosophique » : celle qui permet de retourner vers la durée mouvante des concepts que le langage avait immobilisés.Cette édition présente et commente, pour la première fois de façon séparée, les deux parties de l'introduction, qui traitent de la philosophie de l'histoire et du rapport entre la métaphysique et la science, mais aussi des concepts d'intuition et de mysticisme. Elles constituent donc en soi une excellente entrée dans la pensée de Bergson. Caterina Zanfi est chargée de recherche au CNRS et présidente de la Société des amis de Bergson. Elle a publié, entre autres : Bergson, la tecnica, la guerra (2009) et Bergson et la philosophie allemande (2013). Elle a édité le tome VII des Annales bergsoniennes sur Bergson, l'Allemagne, la guerre de 1914 (2014).
"Caterina Zanfi, présidente de la Société des amis de Bergson et chercheuse en philosophie au CNRS nous invite à découvrir la philosophie de la vie. Puisant ses racines dans la philosophie allemande du XIXe siècle et plus particulièrement chez Schopenhauer et Nietzsche, ce mouvement émerge au tournant du XXe siècle. Les rapides transformations et bouleversements que connait l'Europe à cette période questionnent les philosophes et entraînent un changement de paradigme. Pour Simmel et Bergson, la vie ne doit plus être une notion parmi les autres mais le concept central des recherches philosophiques. Replaçant la vie et son expérience immédiate au centre de la réflexion, ces auteurs apportent un éclairage sur le temps, la société, la morale. Tout aussi inspirante qu'à sa naissance, la philosophie de la vie apporte encore aujourd'hui une clef de lecture de nos sociétés et de leurs enjeux." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX Partie 1 : Schopenhauer - Nietzsche : La vie : pierre angulaire de la philosophie du XXe siècle o Schopenhauer, un précurseur de la philosophie de la vie o Nietzsche : le marteau philosophique o La critique de la culture chez Nietzsche. Partie 2 : Georg Simmel : Simmel, un initiateur de la philosophie de la vie o Une analyse novatrice de l'argent o La vie et son dépassement continu o La vie et la mort o L'humain : un être de la limite o Les apports de Georg Simmel. Partie 3 : Henri Bergson. Les inspirations de Bergson o Une expérience immédiate du temps : la durée o La fonction du comique o La philosophie de la technique de Bergson et le futurisme o Bergson et la morale o L'actualité de la philosophie de la vie.
Cet essai raconte une histoire en grande partie oubliée après la Grande Guerre : celle des rapports entre Bergson et la philosophie allemande de son temps. De L'évolution créatrice à Les deux sources de la morale et de la religion, Bergson redéfinit profondément sa philosophie et introduit de nouveaux thèmes anthropologiques et moraux, qui font écho aux questions du débat allemand sur la philosophie de la vie. À travers la reconstitution de certaines polémiques allemandes dont Bergson est l'objet et auxquelles il participe durant ces années, l'analyse se concentre ici d'un côté sur la réception de son oeuvre en Allemagne et de l'autre, sur l'effet de retour impliqué par de tels dialogues sur la philosophie de Les deux sources. Un atlas philosophique composé de quatre étapes Iéna, Berlin, Heidelberg et Gttingen suivi d'une réflexion sur le moment de la Grande Guerre, offre la description des principaux transferts entre Bergson et des philosophes tels que Eucken, Simmel, Driesch, Windelband et Scheler. Sur fond d'échanges avec ses interlocuteurs d'outre-Rhin, le dernier Bergson retrouve sa stature européenne et apparaît comme un penseur des problèmes de la vie, de la technique, de l'histoire et de la guerre à la hauteur des débats contemporains autour de ces thèmes.