Cecile Philippe
Cecile Philippe
Découvrez Petites histoires horizontales, un recueil de nouvelles audacieuses et tendres qui explorent sans tabou la sexualité féminine, de l'enfance à l'âge adulte.
Il était une fois une jeune princesse nommée Blanche Neige qui joignait à ses charmes encore verts une âme candide, une voix d'ange et un tempérament prometteur. Il était une fois sept nains, petits de taille mais point d'ailleurs, tenanciers de maison close par nécessité, joueurs de jazz par vocation et luxurieux par nature. Il était une fois un Prince charmant, vêtu de jeans et de cuir clouté, qui parvint à arracher Blanche Neige à la mort mais échoua piteusement à lui faire explorer la carte du Tendre. Bref, de péchés capiteux en extases capitales, voici la très véridique, très drolatique et très surprenante histoire de Blanche Neige telle que Cécile Philippe l'a retrouvée non expurgée dans l'Enfer des contes de fées, lesquels ne sont décidément plus ce qu'ils étaient...
Si chacun de tes orgasmes dilue sous mes yeux, dans la nacre de ton sperme, un peu de l'hommage que j'ai tracé en lignes serrées sur ton ventre, l'effort est inutile. J'aurai toujours un autre mot, plus fort, plus doux, plus tendre, pour remplacer celui qui aura pâli sous la flaque de ton plaisir. Palimpseste de ma passion, tu ne peux rien contre elle. Tu n'as pas d'arme pour la combattre. Et tu ne peux plus l'ignorer. Ne sois pas triste. Sache que tu existes bien au-delà de la déception. Tu es un miracle, pas un mirage. Tu es ma dose de mort-fine à l'envers, qui dissipe ma douleur en s'éloignant et la ravive en approchant. Je te garde à portée de caresse jusqu'à ce que mort s'ensuive. « Une glace à la rose » Cécile Philippe
Après le succès de ses « Petites Histoires horizontales », Cécile Philippe ouvre un second volet d'un univers sensuel, où la sexualité oscille entre la tendresse et le rire, la frénésie et le rêve, l'amour et le désir. « Métamorphausses » « Vendredi noir au 24 rue de la Salamandre » et « Une glace à la rose », trois histoires fantastiques ou fantasmatiques, constituent le corps central de ce livre troublant à
De septembre 2013 à juillet 2014, quatre chroniqueurs réguliers se sont succédé à l'antenne de Radio Classique pour offrir aux Français des idées originales parfois décapantes et souvent iconoclastes à l'heure du petit-déjeuner. Présentées chaque matin par le journaliste Nicolas Pierron comme un « regard critique d'un intellectuel sur nos sociétés, leurs réussites et leurs travers, » les chroniques ont porté sur des thèmes très variés allant de l'administration et la fonction publique à la famille, la société, les libertés publiques, en passant par l'entreprise, la fiscalité, l'Europe, etc. Toutes ces idées ont été sélectionnées avec la rédaction de Radio Classique pour capter l'attention des auditeurs, avec des sujets originaux ou en revisitant des sujets traditionnels sous un angle neuf. Elles n'ont pas vocation à proposer un ensemble de réformes cohérentes et définitives, mais à inciter à la réflexion. Choisies parmi plusieurs centaines d'entre elles, les chroniques rassemblées dans cet ouvrage ont un objectif clair : faire des propositions de réformes plausibles et offrir des solutions à une société malade de ses institutions. Car les chroniqueurs ont ceci de commun d'oeuvrer à dégager des solutions favorables à la prospérité de tous. Au sein d'instituts ou de think-tank, ils recherchent les moyens de rendre à la France un visage souriant.
La planète est perdue pour nos enfants, Il faut interdire les OGM, c'est la fin du pétrole ? : les inquiétudes concernant l'avenir de la planète donnent lieu à de nombreuses idées reçues. Le réchauffement, la pollution, l'épuisement des ressources, la déforestation, la perte de biodiversité hantent les esprits. Ils seraient les symptômes d'une civilisation qui court à sa perte. L'alarmisme environnemental alimente les propositions des politiques qui surfent avec enthousiasme et démagogie sur la vague écolo. Sauf que les remèdes proposés sont souvent construits autour de mythes. Loin de résoudre les préoccupations des individus, ils risquent plutôt de nous engager sur une fausse route? nuisible à la qualité de notre environnement. Sachons donc démêler le vrai du faux dans la multitude de propositions qui circulent. Chaque chapitre reprend une idée reçue rappelée entre guillemets. Chaque tête de chapitre commence par « Le chiffre qui tue », ou par « La question qu'on oublie de se poser ». A chaque fois, l'argumentation commence par un sondage ou un chiffre sur l'idée reçue traitée. Le livre se termine par « La réponse à?Nicolas Hulot ». Avec un rappel objectif et non polémique de ses thèses et une réponse inspirée d'idées nouvelles et de faits précis. A la fin de l'ouvrage, on trouvera une bibliographie précise et commentée, pour aller plus loin.
Quand la narratrice invite un soir chez elle Don Juan, elle s'attend à passer une nuit inoubliable. Mais c'est véritablement un paradis insoupçonnable qu'il lui offre, même si Don Juan ne ressemble plus que de loin à sa légende. Lorsqu'il la quitte, un goût amer de vengeance la pousse à faire la rencontre de son fils, Giovanni, à peine quinze ans, beau comme un demi-dieu, qu'elle entreprend de séduire. Mais entre l'original et la copie juvénile, la narratrice perd pied. Et, du paradis, l'histoire galante sombre en enfer. Cécile Philippe, avec Don Juan, père et fils, a composé un roman très rythmé, détournant les procédés d'un mythe grâce à un savant dosage d'érotisme et d'ironie.
"La question de la place de l'État dans notre société est évidemment économique mais elle est aussi sociale et culturelle. Car si les Français sont déprimés et grincheux, c'est sûrement parce que, depuis des décennies, leur sphère d'autonomie s'est réduite à peau de chagrin. Au cours des quarante dernières années, nous avons accepté que l'État prenne de plus en plus de décisions et dépense toujours plus à notre place. Depuis les années 1980, le poids des dépenses publiques est devenu supérieur à la moitié de la richesse produite en France. Les Français sont confrontés à un fardeau fiscal et social de plus en plus lourd et à un endettement public sans précédent. Ces choix que les Français ne peuvent plus faire, ce sont les pouvoirs publics qui les font à leur place. C'est vrai en matière de santé, de retraite, de travail, de technologies, d'éducation, d'immobilier et dans bien d'autres domaines-clés. Nous avons été dépossédés de notre responsabilité et de notre pouvoir à gérer nos vies. Cela n'est pas sans incidences. Notre société s'est grippée et crispée et les Français sont de plus en plus inquiets vis-à-vis de l'avenir. La crise que nous traversons aujourd'hui n'est donc pas seulement financière ou économique. Elle a des conséquences humaines et morales bien réelles. Mais cette crise offre une formidable opportunité de repenser le rôle de l'État dans nos vies. Les pouvoirs publics doivent en faire moins pour nous laisser en faire plus. L'enjeu est de nous laisser construire nos vies plutôt que de subir des choix imposés. Oser remettre l'État à sa place, c'est redonner à chacun un espace de libertés et d'espoir. "