Charles Dupêchez
Charles Dupêchez
Comment Franz Liszt et la comtesse d'Agoult, aussi humanistes, aussi généreux, pourvus de tant de talents, ont-ils pu se montrer indifférents à leur fils unique, enfant beau et tellement doué ? Au cours de sa brève existence, Daniel Liszt n'eut de cesse de conquérir leur attention. En vain. Si sa personnalité rayonnante et ses brillants succès scolaires finirent par forcer leur estime, il ne gagna jamais leur amour. La mort le foudroya à vingt ans en quelques semaines alors que, plein d'optimisme, il souriait à la vie malgré les blessures de son enfance. Charles Dupêchez retrace le destin d'une personnalité attachante et hors du commun, sacrifiée par ses parents au culte de leur narcissisme et de leur ambition.
Comment Franz Liszt et la comtesse d'Agoult, aussi humanistes, aussi généreux, pourvus de tant de talents, ont-ils pu se montrer indifférents à leur fils unique, enfant beau et tellement doué ? Au cours de sa brève existence, Daniel Liszt n'eut de cesse de conquérir leur attention. En vain. Si sa personnalité rayonnante et ses brillants succès scolaires finirent par forcer leur estime, il ne gagna jamais leur amour. La mort le foudroya à vingt ans en quelques semaines alors que, plein d'optimisme, il souriait à la vie malgré les blessures de son enfance. Charles Dupêchez retrace le destin d'une personnalité attachante et hors du commun, sacrifiée par ses parents au culte de leur narcissisme et de leur ambition.
Marie d'Agoult est l'une des principales figures féminines du XIXe siècle avec Germaine de Staël et George Sand dont elle a été l'amie. Grande aristocrate, elle abandonne mari et enfant pour vivre un amour passionné avec Franz Liszt, son cadet de cinq ans. Elle en a trois enfants adultérins (Cosima épousera Richard Wagner) dont elle assume la maternité malgré les moeurs de son temps. Douée de ténacité, elle réussit à s'imposer comme femme de lettres, historienne et journaliste, et entretient une abondante correspondance. Dans ses écrits, elle prône l'instauration de la République, milite pour l'éducation des femmes, plaide en faveur de l'égalité des droits entre les sexes et oeuvre à l'unité de l'Italie. Grande voyageuse, européenne avant l'heure, elle accueille dans son salon musiciens, comédiens, peintres, écrivains, poètes, historiens et hommes politiques de tout bord (Eugène Sue, Vigny, Lamartine, Renan, Littré, Michelet, Sainte-Beuve, le prince Napoléon, etc.). Son Histoire de la révolution de 1848 reste une mine d'informations pour les historiens. Cette biographie vivante et érudite met en lumière une figure exceptionnelle et méconnue.
« Il y a une Marie que vous trouverez toujours, c'est celle qui vous aime et vous admire. » C'est en ces termes affectueux que la comtesse d'Agoult témoigne du lien puissant qui l'unit à son amie Hortense Allart. Rien ne prédestinait pourtant ces deux femmes, si différentes, à s'apprécier. Personnalité mondaine et cultivée, ayant fui une famille conservatrice pour vivre en plein jour sa passion interdite avec Franz Liszt, Marie est aussi impitoyable dans ses critiques qu'acerbe dans ses formules. C'est tout le contraire de l'enthousiaste Hortense, une bourgeoise espiègle au caractère trempé, qui a mené sa vie amoureuse en bravant toutes les conventions. Pourtant, les deux femmes sont immédiatement conquises l'une par l'autre. Petit à petit, elles entreprennent de s'apprivoiser avec autant de respect que de sincérité. Du ciel de Florence au hameau d'Herblay, de Sainte-Beuve à George Sand, de la monarchie de Juillet au Second Empire, leur correspondance couvre trente-cinq années d'une indéfectible amitié. Aventures sentimentales, mariage et ruptures, enfants, condition des femmes de lettres, débats politiques... Leurs échanges à coeur ouvert surprennent par leur franchise et leur modernité. Au milieu d'un siècle qui passe pour compassé, un surprenant vent de fraîcheur !
« Il y a une Marie que vous trouverez toujours, c'est celle qui vous aime et vous admire. » C'est en ces termes affectueux que la comtesse d'Agoult témoigne du lien puissant qui l'unit à son amie Hortense Allart. Rien ne prédestinait pourtant ces deux femmes, si différentes, à s'apprécier. Personnalité mondaine et cultivée, ayant fui une famille conservatrice pour vivre en plein jour sa passion interdite avec Franz Liszt, Marie est aussi impitoyable dans ses critiques qu'acerbe dans ses formules. C'est tout le contraire de l'enthousiaste Hortense, une bourgeoise espiègle au caractère trempé, qui a mené sa vie amoureuse en bravant toutes les conventions. Pourtant, les deux femmes sont immédiatement conquises l'une par l'autre. Petit à petit, elles entreprennent de s'apprivoiser avec autant de respect que de sincérité. Du ciel de Florence au hameau d'Herblay, de Sainte-Beuve à George Sand, de la monarchie de Juillet au Second Empire, leur correspondance couvre trente-cinq années d'une indéfectible amitié. Aventures sentimentales, mariage et ruptures, enfants, condition des femmes de lettres, débats politiques... Leurs échanges à coeur ouvert surprennent par leur franchise et leur modernité. Au milieu d'un siècle qui passe pour compassé, un surprenant vent de fraîcheur !
Elevé par un père absent et une mère frustrée, François passe l'été dans une grande maison de province tenue par un grand-père radoteur et une grand-tante ridiculement nostalgique. Seul, incompris, trop empoté pour se tailler une place au soleil, il étouffe dans ce milieu. Ses efforts de séduction auprès d'une jeune fille du village échouent. Enfin, arrive pour quelques jours un camarade, Michel, un peu plus âgé, et surtout mieux armé pour la vie. Au moment où le lecteur se demande comment se développera cette amitié, survient un coup de théâtre qui renvoie brutalement le héros à sa solitude et à son découragement. Roman sur l'adolescence, ses désarrois, tableau discrètement satirique de la famille française.