Christian Chevandier
Christian Chevandier
Ouvriers d'usine par leur formation et la réalité de leur travail, mais cheminots du fait de leur appartenance à la Compagnie de chemins de fer P.L.M., ils ont fabriqué puis réparé pendant plus d'un siècle des locomotives à vapeur. L'utilisation des sources les plus classiques de l'historien tout comme le recours à l'informatique ont permis de tracer les itinéraires individuels et familiaux de ces hommes. Les permanences comme les ruptures apparaissent à travers cette étude d'histoire sociale, qui prend en compte tout autant l'organisation de la production, les conditions de travail, les mobilités professionnelles, géographiques et sociales, que les mouvements collectifs. La dernière partie, consacrée au syndicalisme, associe une description précise à une analyse de son rôle au sein de la corporation.
Depuis trois quarts de siècle, en période de croissance comme en temps de crise, la question du travail est récurrente en France, notamment lors des échéances politiques. Les débats autour du temps de travail, de la « valeur-travail » ou de « la France qui se lève tôt » ou plus récemment la proposition d'un revenu universel, ne cessent d'agiter la classe politique comme, parfois, la rue. Depuis le début du XXIe siècle les mutations ont été nombreuses. Ainsi les principaux mouvements sociaux ont porté sur le sens et les modalités du travail, qu'il s'agisse des plus jeunes, des retraites ou encore des lois « Travail » des présidences Hollande et Macron. Christian Chevandier propose d'observer la question du travail sur plusieurs décennies et de mettre à la disposition du lecteur une série de textes essentiels commentés pour mieux comprendre ce que représente aujourd'hui la valeur travail.
Le travail structure la société française et occupe le devant de la scène politique contemporaine. Des luttes pour les droits des travailleurs aux réflexions sur la « fin du travail », de la réduction du temps de travail à la « flexisécurité », le modèle français ne cesse de soulever débats et tensions. En se concentrant avant tout sur les années 1930 à 1950, moment où droit du travail, conditions de vie et protection sociale basculent pour créer un nouveau modèle, Christian Chevandier nous livre, à travers une série de grands textes commentés, la matière d'une réflexion profonde sur les enjeux économiques, sociaux et culturels du travail en France.
En 1900, les mots « infirmier » et « infirmière » étaient utilisés pour nommer le personnel non qualifié de l'hôpital et avaient le même sens que « garçon desalle » et « fille de salle ». En 1950, le terme n'est plus que féminin et désigne des travailleuses qualifiées dont la formation initiale assez longue a été certifiée par un diplôme d'État. Quelles ont été les raisons de cette mutation, qui a accompagné l'évolution de la médecine hospitalière et du droit de l'assistance ? Comment ce phénomène s'inscrit-il dans l'évolution de la société française de la première moitié du XXe siècle ? Pourquoi est-ce dans les hôpitaux de l'Assistance publique de Paris que cette dynamique a été forte au point que ses choix ont entraîné l'ensemble du secteur hospitalier du pays ? Comment cette professionnalisation s'est-elle effectuée ? Quelles ont été ses conséquences sur la vie de ces femmes ? Cet ouvrage associe une approche quantitative précise de l'institution hospitalière parisienne à l'étude des destins individuels de seize femmes soignantes. Par un jeu d'échelles, l'auteur définit le rôle de différents facteurs (l'origine géographique, le milieu social, la formation, le marché du travail, les guerres, etc.) dans la conception d'un métier qualifié. Afin de préciser les spécificités parisiennes, un chapitre est consacré à un autre grand ensemble hospitalier, les Hospices civils de Lyon, ce qui nous permet de suivre jusqu'à nos jours un groupe professionnel proche de celui des infirmières créé dans les années 1930 pour se substituer aux religieuses qui disparaissaient. L'auteur présente un groupe social de femmes dynamiques, confrontées aux difficultés de la vie mais aussi à un exercice professionnel passionnant, dont le tableau nous est ainsi brossé, sans que soit laissé de côté l'impact de la gestion menée par l'administration hospitalière.
13 novembre 2015 : à Saint-Denis et à Paris, des commandos sèment la mort. Très vite, les policiers interviennent au péril de leur vie pour secourir les victimes et protéger les rescapés, parvenant même à arrêter le massacre. Terriblement marqués par cette soirée, nombre d'entre eux témoignent et permettent de comprendre ce qui s'y est joué, à long terme, pour eux.Le 13 novembre 2015 au soir, des terroristes islamistes sèment la terreur à Saint-Denis et à Paris, tuant en trois quarts d'heure 130 personnes et infligeant de graves blessures à des centaines d'autres. En première ligne, la police arrive sur les lieux des attentats en quelques minutes pour porter secours aux victimes et sécuriser les scènes de crime. Au Bataclan, deux policiers de la BAC arrêtent le massacre au bout de douze minutes en pénétrant dans la salle et en tirant sur l'un des tueurs. Puis les services spécialisés délivrent les derniers otages en neutralisant deux autres terroristes. Une soixantaine de policiers, interrogés moins d'un an après les attentats, ont livré un témoignage sur leur expérience de cette soirée du 13-Novembre et de ses suites, un ensemble fort et poignant d'où Christian Chevandier tire des analyses multiples : identité professionnelle, rapports avec les proches et avec le reste de la société, " guerre des polices "... L'auteur explique aussi pourquoi et en quoi, pour ces hommes et ces femmes, rien ne sera plus jamais comme avant.
5 titres qui proposent un « moment choisi » de l'Histoire de France ou du monde, en lien avec les programmes d'Histoire enseignés au collège et au lycée. La démarche dans chaque ouvrageLe récit historique pose trois questions centrales mis en perspective par la structure de chaque ouvrage : o Le récit des temps forts : le rapport à l'événement o Les acteurs en présence des évènements : le rapport au témoin (procédure où s'élabore la connaissance historique, par exemple l'observation des témoins) o Les enjeux et les débats : le régime de vérité de cette connaissance Août 1944. Comment Paris s'est-il libéré ? Comment s'est déclenchée l'insurrection ? Comment se sont déroulés les combats ? Qui a pris la décision de lancer la population parisienne dans la bataille ? La libération de la capitale est un événement primordial dans la reconquête de la France occupée et un moment clé de l'histoire du pays.