Christine Luce
Christine Luce
1918, nord de la France. Renée, jeune journaliste en quête de vérité, découvre sur le front des soldats mutants, fruits des expériences les plus folles de la guerre industrielle.
Eve a disparu il y a cinq ans, sans laisser ni corps ni trace. Enfuie avec un amant, d'après la police londonienne, mais morte selon l'époux inconsolable. En dépit de sa défiance, ce dernier a fait appel à une médium ; contre toute attente, Mademoiselle LaFay possède un réel talent pour joindre l'au-delà et réunit chaque année le couple pour un jour de félicité... sauf cette fois-ci : Eve n'apparaît pas. En ces temps de misère et de richesse insolente dans la société victorienne, la vie après la mort attise les espoirs des scientifiques. Mary-Gaëtane LaFay et son amie Maisy, deux femmes audacieuses, affrontent leurs frayeurs pour résoudre un mystère entre deux mondes crépusculaires. De l'autre côté, l'Enquêteur poursuit le même dessein. La frontière qui les sépare est plus ténue qu'ils ne l'imaginaient, ce qui les unit, infiniment supérieur. L'affaire Blake révélera une énigme de la taille des univers. Ayant déjà publié un roman jeunesse, Charlotte contre les Zénaïdes (chez Le Carnoplaste), Christine Luce livre ici une superbe fantasy spirite aussi trouble qu'un verre d'absinthe, comme une rencontre de Nerval avec Neil Gaiman.
Pour travailler à l'Institut, le Gérant exige de solides références : après tout, les pensionnaires sont fous à lier. Les qualités à pourvoir sont impératives : finesse d'esprit pour clarifier les balivernes de l'oracle, sens de l'initiative afin de dénouer les embrouilles des sorciers entre eux ou avec une méduse révoltée, détermination à sauver la situation quand l'incompréhensible se produit, patience devant l'avalanche d'énigmatiques indications du patron. Et, surtout, il faut se découvrir d'indiscutables capacités de déduction, car quelqu'un massacre les magiciens, un par un. Ophidia, la nouvelle Gardienne, dispose heureusement d'un allié, le sphinx est prêt à répondre à ses questions, une par une.
Charlotte Caillou a treize ans... à peu près. Difficile de fêter son anniversaire quand on naît un 29 février au douzième coup de minuit. Dans sa chambre, construite comme un phare au-dessus de la maison de ses parents, elle dévore les histoires que racontent les livres. Charlotte ne quitte jamais son sac à dos, même pour dormir, car elle voyage souvent dans un autre monde : un univers de travers.