Claude Klein
Claude Klein
Entre 1919 et 1933, l’Allemagne de Weimar tente l’impossible : reconstruire une démocratie après la défaite, dans un contexte de crises économiques, sociales et culturelles sans précédent.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
En 2008, un historien israélien, Shlomo Sand, publia un ouvrage retentissant (« Comment le peuple juif fut inventé ») qui visait à démontrer la « fiction » de l'identité juive. Cet ouvrage iconoclaste reçut, particulièrement en France, un écho qui ne laisse pas d'intriguer : pourquoi « l'idéologie française » de la fin du XXème siècle avait-elle à ce point besoin d'une thèse, martelée par un juif, visant à disqualifier « l'être juif » ainsi que ses aspirations spirituelles et nationales ? Des franges «pro-palestiniennes » de l'opinion jusqu'aux tenants d'un certain courant de pensée « chrétien de gauche », Shlomo Sand fut alors célébré avec une unanimité qui inspira à Claude Klein l'enquête qu'il propose aujourd'hui. Il y démontre, avec rigueur, l'inanité scientifique des propos de Sand ; et, surtout, il analyse les raisons de ceux qui, en France, se sont empressés de s'en faire les hérauts zélés.
Il y a cinquante ans, le 31 mai 1962, Adolf Eichmann était exécuté dans une prison près de Tel-Aviv. Son procès fleuve, ouvert à Jérusalem un an auparavant, le 11 avril 1961, a fait de lui le symbole même de la Shoah : nul plus que lui n'est à ce point identifié à l'extermination des Juifs. Comment ce personnage, que beaucoup se sont plu à présenter comme falot, dépourvu d'intelligence, a-t-il pu devenir l'incarnation même du Crime? C'est en juriste que Claude Klein tente de répondre à la question par une analyse de la conduite du procès, du jugement et, finalement, des polémiques qui les ont accompagnés. Surtout, il le présente dans leur cadre israélien. Le cas Eichmann apparaît dès lors sous un jour nouveau, l'auteur soulignant à quel point il a contribué à façonner l'État d'Israël dans sa revendication à représenter le peuple juif. Au-delà, Claude Klein se demande si le procès Eichmann ne pourrait être perçu comme un maillon d'une chaîne qui, de Nuremberg, mène au Tribunal pénal international et à la compétence universelle. Une compétence qui, par un curieux retournement de l'histoire, menace aujourd'hui de frapper certains des dirigeants d'Israël lors de leurs déplacements à l'étranger en raison de poursuites intentées contre eux dans plusieurs pays.
Il y a cinquante ans, le 31 mai 1962, Adolf Eichmann était exécuté dans une prison près de Tel-Aviv. Son procès fleuve, ouvert à Jérusalem un an auparavant, le 11 avril 1961, a fait de lui le symbole même de la Shoah : nul plus que lui n'est à ce point identifié à l'extermination des Juifs. Comment ce personnage, que beaucoup se sont plu à présenter comme falot, dépourvu d'intelligence, a-t-il pu devenir l'incarnation même du Crime? C'est en juriste que Claude Klein tente de répondre à la question par une analyse de la conduite du procès, du jugement et, finalement, des polémiques qui les ont accompagnés. Surtout, il le présente dans leur cadre israélien. Le cas Eichmann apparaît dès lors sous un jour nouveau, l'auteur soulignant à quel point il a contribué à façonner l'État d'Israël dans sa revendication à représenter le peuple juif. Au-delà, Claude Klein se demande si le procès Eichmann ne pourrait être perçu comme un maillon d'une chaîne qui, de Nuremberg, mène au Tribunal pénal international et à la compétence universelle. Une compétence qui, par un curieux retournement de l'histoire, menace aujourd'hui de frapper certains des dirigeants d'Israël lors de leurs déplacements à l'étranger en raison de poursuites intentées contre eux dans plusieurs pays.