Claude Manceron
Claude Manceron
1793, la France révolutionnaire. Qui est ce jeune homme brun, timide et méconnu que l’on surnomme déjà le citoyen Bonaparte ?
14 juillet 1815 : ce jour-là, Napoléon doit faire un choix décisif. Claude Manceron plonge le lecteur au cœur des dernières heures de l’Empereur, entre grandeur et chute.
La carte d'identité révolutionnaire de plus de cinq cents hommes et femmes : constituants, législateurs, conventionnels, intellectuels, militaires qui ont fait l'histoire. « Copyright Electre »
Quand Claude Manceron fut frappé à onze ans par la polio, en 1934, c'était encore une maladie mystérieuse et mal soignée. Il rêvait d'être marin, missionnaire ou explorateur. Il dut se contenter de rester allongé sept ans avant de retrouver sur deux cannes un équilibre toujours précaire. Cette jeunesse d'invité à l'attention, marquée par l'amitié vigilante de Claudel, l'a engagé dans une vie de contemplation et d'action alternées. D'abord, une adolescence prisonnière : à gauche la fenêtre ouverte sur Meudon, à droite la pile de livres, sans cesse renouvelée, comportant déjà, par élection, un monceau de mémoires et de récits sur la Révolution, sur Bonaparte... Et puis, quinze ans de vie active comme moniteur, bientôt directeur, dans les centres de rééducation de paralysés, en Anjou, en Dauphiné. Des journées de douze heures. Quatre-vingts gars à soigner, instruire, distraire, placer. Et voici l'épuisement, qui contraint de nouveau à l'immobilité. Alors, pourquoi ne pas écrire ? Ne pas raconter ce long voyage à travers l'Histoire qui ne cessait de hanter sa pensée ? Une lettre à Robert Laffont. A peine un printemps (1956), né de cette rencontre et de l'amitié entre l'éditeur et l'auteur, obtient un succès mondial. C'est l'entrée dans une troisième existence, celle d'écrivain et de conseil-littéraire. Dix livres en huit ans : romans et livres d'histoire et la participation au lancement de « Janus », revue d'approfondissement historique. Installé maintenant à la Malmaison, dans le parc qui fut celui de Napoléon et de Joséphine, Claude Manceron amasse les matériaux d'une grande fresque qui reconstituera jour par jour la Révolution et l'Empire.
En marge des collections historiques tenues à la rigoureuse objectivité, Robert Laffont offre ici une tribune libre à des auteurs qui désirent prendre parti à propos des temps présents. Toutes les opinions, tous les points de vue, même violemment opposés les uns aux autres, pourront s'exprimer. Ceux que la vigueur de telle ou telle polémique blesserait, trouveront sous la même couverture les propos qui traduiront leurs réserves ou même leur colère. Quelle que soit la cause que défend chacun, l'ensemble de ces ouvrages devrait donc avant tout servir ce qui constitue la raison d'être et la grandeur du métier d'éditeur : la liberté d'expression.