Clément Caliari
Clément Caliari
France, années cinquante. Louis Lémure est ingénieur dans l'industrie pharmaceutique. À l'image du général de Gaulle, son obsession, il se voit comme un sauveur. La chance veut qu'il mette au point un antibiotique fabuleux, une panacée presque universelle. Hélas, le médicament miracle, produit à très grande échelle et prescrit par les médecins aux quatre coins du pays, a des effets secondaires catastrophiques : près de deux cents morts, des malformations en pagaille, des rescapés grièvement atteints qui s'associent pour comprendre les raisons du désastre. Lémure doit fuir en Algérie. En France, la justice l'attend de pied ferme. Clément Caliari donne sur un sujet inattendu une satire au style corrosif qui nous entraîne au centre d'un kaléidoscope dont nous sommes les heureux spectateurs : une préfiguration romanesque et documentée des grands scandales qui touchent les entreprises d'aujourd'hui.
France, années cinquante. Louis Lémure est ingénieur dans l'industrie pharmaceutique. À l'image du général de Gaulle, son obsession, il se voit comme un sauveur. La chance veut qu'il mette au point un antibiotique fabuleux, une panacée presque universelle. Hélas, le médicament miracle, produit à très grande échelle et prescrit par les médecins aux quatre coins du pays, a des effets secondaires catastrophiques : près de deux cents morts, des malformations en pagaille, des rescapés grièvement atteints qui s'associent pour comprendre les raisons du désastre. Lémure doit fuir en Algérie. En France, la justice l'attend de pied ferme. Clément Caliari donne sur un sujet inattendu une satire au style corrosif qui nous entraîne au centre d'un kaléidoscope dont nous sommes les heureux spectateurs : une préfiguration romanesque et documentée des grands scandales qui touchent les entreprises d'aujourd'hui.
Tiszlár, petit village perdu dans la grande plaine hongroise : entre les marais, le bisztró et les violons tziganes, des milliers de têtes chauves sortent de terre. Ce sont les betteraves à sucre, les 'blanches de Silésie' qui déchaînent les passions. Au coeur d'une intrigue politique où se mêlent le désir de la terre, la colère des paysans et l'ombre menaçante de Staline, une paysanne traverse son siècle. Venue de l'Angle mort, où s'entassent les pauvres entre les pauvres, elle renverse le vieux monde, plie les hommes à sa volonté, crée un prodigieux kolkhoze à l'image de la société future. Mais rien n'a lieu comme prévu. La révolution hongroise de 1956, le plus puissant soulèvement de ce côté-ci du rideau de fer, bouleverse toutes les prédictions et défait tous les rapports de force. Qui donc est le gibier? Le marchand d'oignons ou le seigneur déchu? La guérisseuse avorteuse ou le bureaucrate déboussolé? Le gardeur d'oies ou la militante révoltée? Une seule chose est sûre : la chasse est un art qui se pratique en groupe. Et cette chronique hongroise, orchestrée par Clément Caliari, ne ménage ni ses personnages ni ses lecteurs.
Tiszlár, petit village perdu dans la grande plaine hongroise : entre les marais, le bisztró et les violons tziganes, des milliers de têtes chauves sortent de terre. Ce sont les betteraves à sucre, les 'blanches de Silésie' qui déchaînent les passions. Au coeur d'une intrigue politique où se mêlent le désir de la terre, la colère des paysans et l'ombre menaçante de Staline, une paysanne traverse son siècle. Venue de l'Angle mort, où s'entassent les pauvres entre les pauvres, elle renverse le vieux monde, plie les hommes à sa volonté, crée un prodigieux kolkhoze à l'image de la société future. Mais rien n'a lieu comme prévu. La révolution hongroise de 1956, le plus puissant soulèvement de ce côté-ci du rideau de fer, bouleverse toutes les prédictions et défait tous les rapports de force. Qui donc est le gibier? Le marchand d'oignons ou le seigneur déchu? La guérisseuse avorteuse ou le bureaucrate déboussolé? Le gardeur d'oies ou la militante révoltée? Une seule chose est sûre : la chasse est un art qui se pratique en groupe. Et cette chronique hongroise, orchestrée par Clément Caliari, ne ménage ni ses personnages ni ses lecteurs.