Colette Audry
Colette Audry
Le récit a un roman pour noyau. Un roman romanesque, qui n'est pas romancé. L'aventure a eu lieu. Transplantée, difficilement, du Vivarais en Bretagne, par les hasards de la carrière paternelle, une fille de douze ans s'éprend en silence de son professeur, une jeune femme qui ne ressemble à personne. Elle se promet de faire un jour sa conquête. Par la puissance de son amour, par l'effort qu'elle s'impose pour comprendre la personne aimée, pour se hausser jusqu'à elle, et pour apprendre d'elle ce qui compte et ce qui ne compte pas, Colette Audry va s'enraciner dans son nouveau pays, dans son travail, dans la littérature surtout. S'enraciner en elle-même, et dans l'avenir qu'elle se trace : une vie tout entière rassemblée par la passion. Et quand l'adolescente connaît de nouveau l'exil, l'amour survit des années à la séparation, dans une remémoration perpétuelle. Jusqu'au jour où l'imaginé enfin se réalise. Colette Audry doit découvrir alors que l'accomplissement espéré marquait la fin d'une initiation. Peut-être, à un moment donné, lui aura-t-il fallu un amour unificateur, puis comblé, pour y puiser l'élan de vivre. Cet élan qui l'emporte à la fin du livre vers d'autres exigences, vers d'autres passions, vers d'aveuglantes réalités : le métier, l'engagement politique, l'amitié sans complaisance de Sartre et de Simone de Beauvoir, la guerre, un enfant, les premiers écrits. La mort de sa soeur Jacqueline. « C'est donc cela qui m'attendait », se dit-elle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Découvrez le scénario du film La Bataille du rail 1941-42. La France est partagée en deux zones. Dans une gare de province, deux hommes, Camargue et Athos, aident autant qu'ils le peuvent les Juifs à fuir les zones occupées par les nazis, organisent des sabotages et envoient de précieuses informations au QG londonien. En 1944, après le Débarquement, les Allemands rassemblent un convoi de trains pour ravitailler le front de l'Atlantique. L'organisation de Camargue, baptisée « Résistance Fer », s'engage entièrement dans le combat pour empêcher que les trains arrivent en Normandie.