Cyrille Michon
Cyrille Michon
L'ouvrage défend la conception dite « libertarienne » selon laquelle la liberté requise pour la responsabilité morale est incompatible avec toute forme de détermination. Après avoir analysé les notions de liberté, de responsabilité et de détermination, il soutient que la position inverse, dite « compatibiliste », se heurte à des objections dirimantes. Mais face à la menace d'une impossibilité de la liberté, qui serait à la fois incompatible avec le déterminisme et avec l'indéterminisme, il récuse l'idée que l'indétermination des actions humaines serait nécessairement au détriment de leur contrôle et donc de la responsabilité. Il suggère une conception positive de ce contrôle indéterminé. Ayant ainsi défendu la possibilité de la liberté, il envisage enfin les arguments donnés en faveur de son existence.
Cette étude tente de répondre à la question de la possibilité ou plutôt du caractère intelligible de l'attribution à Dieu de la prescience de nos actes libres. Il s'agit d'un problème bien connu des historiens de la pensée, d'Aristote à Leibniz. La question « Dieu a-t-il la science des futurs actes futurs libres (plus généralement des futurs contingents) » doit être précédée par la question « la notion de Dieu comme d'un être qui a la science des actes futurs libres est-elle intelligible ? » L'auteur commence par étudier les raisons et enjeux d'attribuer ou de refuser à Dieu la prescience. Puis il s'attache à la conception de la liberté qui semble incompatible avec la prescience, avant de préciser l'idée d'incompatibilité de la prescience et de la liberté puis d'étudier les diverses tentatives proposées pour éviter une telle incompatibilité.
Martine a pris froid en jouant dans la neige. Heureusement, ce n'est pas bien grave. Le médecin et le sirop auront raison de sa vilaine toux.