Daniel Morgaine
Daniel Morgaine
Président d'Idecommunication, animateur d'une société de production audiovisuelle, membre du Conseil de surveillance de l'Événement du Jeudi, Daniel Morgaine qui fut rédacteur en chef de France-Soir dans les années Lazareff, est incontestablement un des témoins des évolutions du monde de la communication depuis la Seconde Guerre mondiale. Il a vécu l'expérience d'un grand quotidien populaire, la naissance du format tabloïd, le lancement du newsmagazine, l'explosion de l'information radiophonique puis télévisuelle. Aujourd'hui, les progrès technologiques élargissent aux dimensions de la terre entière les moyens de communication. Les satellites permettent de diffuser - et de capter - les images et les émissions en provenance de tous les continents. Les informations circulent à travers le monde à la vitesse des ondes. Cette explosion de l'univers de la communication en modifie toutes les données traditionnelles, surtout celles qui concernent l'avenir de la presse quotidienne en Europe. Le livre de Daniel Morgaine cerne les évolutions en cours et veut répondre aux interrogations du journal des années 2000. L'imaginatique : l'image, l'imagination et la technique seront les ferments de ce quotidien du futur.
"Un homme ne se révèle que s'il vous livre ses racines. Et il m'aura fallu attendre de lire son manuscrit pour saisir d'où venait cette fibre journalistique, et où Daniel Morgaine avait puisé son infatigable énergie, son ambition, son amour du vagabondage professionnel, sa curiosité des êtres. Ce sont les premiers chapitres de l'ouvrage, les plus émouvants, sans aucun doute, et qui racontent l'enfance du juif parisien ; les étranges années de « l'Occup' » ; la confusion entre le « grand jeu » des scouts et celui de la vie ; les débuts au service des sports de « France-Soir », avec l'irruption, dans l'existence de ce jeune Tintin sans Milou, de personnages gigantesques et pittoresques ; l'irremplaçable école du Tour de France cycliste ; les coups de culot et de bluff permanents qui permettent au jeune homme de se retrouver à Londres sans avoir jamais appris l'anglais, son compagnonnage contradictoire avec un grand aristo racé et distant ; tous les événements, ses « scoops » que Morgaine attribue avec modestie le plus souvent à la chance - mais Napoléon affirmait que seuls les mauvais généraux avaient de la malchance, et Pierre Lazareff m'a plus ou moins dit la même chose, un jour où je commettais l'erreur d'invoquer la déveine..."