Daniel Mothe
Daniel Mothe
1956, usine Renault. Daniel Mothé, ouvrier et syndicaliste, raconte le quotidien des métallos parisiens, entre luttes sociales, guerre d’Algérie et naissance de la Ve République.
La vie et le travail des ouvriers sont changés ; des sociologues l'assurent. Mais sait-on ce qui se passe dans les usines ? Pour une fois, c'est un ouvrier qui parle, et d'une usine dont la taille et le rôle social sont particulièrement importants : Daniel Mothé est fraiseur chez Renault. A partir de son expérience de délégué syndical, il décrit les rapports nouveaux qui se sont établis entre la direction, les syndicats et la masse des travailleurs. Ainsi le fonctionnement bureaucratique de l'usine est passé dans les moeurs des syndicats. La reconnaissance du syndicalisme transforme souvent les militants en fonctionnaires. Quant à la masse, elle a tendance à prendre les organisations syndicales pour des bureaux de bienfaisance et les militants pour des bonnes à tout faire. Aliéné dans son travail, le militant s'aliène aussi dans son organisation. Luttant pour la responsabilité, il sombre dans le conformisme, et le syndicalisme finit par reproduire le vice fondamental de la société qu'il combat : la division entre ceux qui savent (et commandent) et ceux qui ignorent. Daniel Mothé croit que "l'ablation de la responsabilité" est le mal principal, et que le syndicalisme, pris au piège de la société de consommation, ne peut revivre qu'en reprenant sa revendication ancestrale : l'autogestion. Il le dit avec une franchise qui balaye les prudences tactiques et n'a pas honte de se proclamer révolutionnaire.
À l'orée de la Révolution française, un homme puissant - il est directeur de la Compagnie des Indes, sera ministre de Louis XVI -, Antoine de Valdec de Lessart (ci-dessus, son portrait par La Tour), tombe éperdument amoureux d'une fascinante aventurière, Anne-Catherine Grand (en première page, son portrait par Mme Vigée-Lebrun) et l'établit superbement. Mais Mme Grand est déjà la maîtresse de Talleyrand... C'est l'extraordinaire combat de ces deux hommes que raconte La terrasse des Feuillants. Les armes de ce duel ne sont ni le pistolet ni l'épée ; ce sont celles, plus perfides, de l'argent, de la politique et du pouvoir. Et ces deux hommes ne sont pas seuls en scène : le roi, la reine, Necker, Mme de Staël, Danton, Thérésia Cabarrus, Tallien, les Girondins tiennent leur place sur ce théâtre des premiers temps de la Révolution.