David Rochefort
David Rochefort
Le 30 avril 1993, Monica Seles est victime d’une agression au couteau en plein match à Hambourg. Véritable ovni du circuit féminin, numéro 1 mondiale avant ses 18 ans, Seles s’est forgée dans l’adversité, au sein de ce qui allait devenir l’ex-République fédérale socialiste de Yougoslavie. Adolescente poursuivie par les tabloïds, moquée pour ses cris, elle remporte huit tournois du grand chelem en moins de trois ans. En trois parties (crépuscule, nuit, aube), David Rochefort raconte le face-à-face entre Monica Seles et Günter Parche, un chômeur de l’ex-RDA, amoureux fou de Steffi Graf, la grande rivale de Seles. Refusant d’accepter la chute de son idole, Parche va tout faire pour que Graf reprenne la première place. Par une narration incarnée, l’auteur nous replonge dans une époque (la chute du communisme en Europe) et un âge d’or du tennis féminin qui connut une fi n tragique à Hambourg ce jour-là.
À bord d'un train Marseille-Paris, un homme rêve au livre qui lui fera connaître la gloire. Tout juste divorcé, il est allé chercher ses deux petites filles chez leur mère et entend rentrer avec elles à Paris. Tandis qu'il les regarde s'agiter autour de lui, tandis que les autres passagers semblent curieux puis apeurés, tandis qu'au téléphone l'inquiétude de son ex-femme va croissant, le roman prend le pas sur le monde réel. Deux récits se déploient : celui des occasions manquées et celui de la revanche. Les personnages, Henri, Giulia, Joffre, Lola, endossent les coups pour leur créateur. Quand il faut descendre du train, la vérité apparaît, éclatante, mais aussi l'incroyable maîtrise et l'art du romancier qu'est David Rochefort. Ce pays secret est une machine à récits, une satire de l'esprit de sérieux, où l'affabulation interroge le pouvoir de la littérature. Là où chacun s'est rendu, par vanité ou par ambition, prisonnier du monde social, la fiction offre une seconde chance.
À bord d'un train Marseille-Paris, un homme rêve au livre qui lui fera connaître la gloire. Tout juste divorcé, il est allé chercher ses deux petites filles chez leur mère et entend rentrer avec elles à Paris. Tandis qu'il les regarde s'agiter autour de lui, tandis que les autres passagers semblent curieux puis apeurés, tandis qu'au téléphone l'inquiétude de son ex-femme va croissant, le roman prend le pas sur le monde réel. Deux récits se déploient : celui des occasions manquées et celui de la revanche. Les personnages, Henri, Giulia, Joffre, Lola, endossent les coups pour leur créateur. Quand il faut descendre du train, la vérité apparaît, éclatante, mais aussi l'incroyable maîtrise et l'art du romancier qu'est David Rochefort. Ce pays secret est une machine à récits, une satire de l'esprit de sérieux, où l'affabulation interroge le pouvoir de la littérature. Là où chacun s'est rendu, par vanité ou par ambition, prisonnier du monde social, la fiction offre une seconde chance.
Longtemps, Sacha et moi avions été inséparables. Nous nous étions choisis pour grandir ensemble. C'était il y a quinze ans. De cette période, il ne me reste plus que quelques visages aux contours flous : mes parents adoptifs, qui s'occupaient si peu de moi ; Vadim, le père de Sacha, un colosse, un écrivain, qui croyait être l'éminence grise d'une mairie communiste ; Olga, la mère de Sacha, universitaire issue d'une famille de Russes blancs ; quelques amis, que j'avais cessé de fréquenter. J'avais cherché à enfouir ces souvenirs pour refaire ma vie, renaître ailleurs. J'habitais désormais avec Maïa et mon fils Ilias. J'avais un métier que je ne comprenais pas, effectuant des tâches dénuées de sens, sous les ordres de celui qu'on surnommait le Caporal. Je ne parlais plus à personne. En quelque sorte, j'avais réussi à m'arracher à mon passé et à faire de mes journées une surface lisse, sans événements et sans émotion. Pourtant, ce matin-là, quand Maïa me tira de mon lit à l'aube et me chassa sans que je sache de quel crime j'étais coupable, je sus que cette journée ne serait pas comme les autres. Vadim, Olga et Sacha allaient revenir dans ma vie, de la plus étrange des façons.
Longtemps, Sacha et moi avions été inséparables. Nous nous étions choisis pour grandir ensemble. C'était il y a quinze ans. De cette période, il ne me reste plus que quelques visages aux contours flous : mes parents adoptifs, qui s'occupaient si peu de moi ; Vadim, le père de Sacha, un colosse, un écrivain, qui croyait être l'éminence grise d'une mairie communiste ; Olga, la mère de Sacha, universitaire issue d'une famille de Russes blancs ; quelques amis, que j'avais cessé de fréquenter. J'avais cherché à enfouir ces souvenirs pour refaire ma vie, renaître ailleurs. J'habitais désormais avec Maïa et mon fils Ilias. J'avais un métier que je ne comprenais pas, effectuant des tâches dénuées de sens, sous les ordres de celui qu'on surnommait le Caporal. Je ne parlais plus à personne. En quelque sorte, j'avais réussi à m'arracher à mon passé et à faire de mes journées une surface lisse, sans événements et sans émotion. Pourtant, ce matin-là, quand Maïa me tira de mon lit à l'aube et me chassa sans que je sache de quel crime j'étais coupable, je sus que cette journée ne serait pas comme les autres. Vadim, Olga et Sacha allaient revenir dans ma vie, de la plus étrange des façons.
Avec Le point de Schelling, David Rochefort poursuit son étude d'une génération contemporaine désorientée. Son personnage, Nissim, oscille entre inertie et agitation, espoir et désespoir. Écrivain par hasard, menteur par jeu, voyageur par lâcheté, son drame est d'être incapable de choisir. Tout à la fois auteur d'une oeuvre qui finit par le dévorer et antihéros de sa propre vie, Nissim cherche par tous les moyens à combler un vide. Avec Alba, il croit avoir trouvé une partenaire de rêverie. Mais celle-ci se révèle insaisissable, fuyante, échappant constamment au rôle qu'il entend lui faire jouer. Que ce soit en Espagne, où il cohabite avec un étrange sosie de Dalí qui rêve de Ceausescu, ou à Paris, partout Nissim cherche à diriger sa vie comme on mettrait en scène une pièce de théâtre. Sans se faire d'illusions, il écrit pour essayer de sauver son couple, s'enfonce dans le mensonge. Il en est réduit à craindre des ombres, à se confronter aux spectres de son passé. Mais quand on n'arrive plus à croire en rien, l'imagination ne constitue-t-elle pas un dernier refuge?
Avec Le point de Schelling, David Rochefort poursuit son étude d'une génération contemporaine désorientée. Son personnage, Nissim, oscille entre inertie et agitation, espoir et désespoir. Écrivain par hasard, menteur par jeu, voyageur par lâcheté, son drame est d'être incapable de choisir. Tout à la fois auteur d'une oeuvre qui finit par le dévorer et antihéros de sa propre vie, Nissim cherche par tous les moyens à combler un vide. Avec Alba, il croit avoir trouvé une partenaire de rêverie. Mais celle-ci se révèle insaisissable, fuyante, échappant constamment au rôle qu'il entend lui faire jouer. Que ce soit en Espagne, où il cohabite avec un étrange sosie de Dalí qui rêve de Ceausescu, ou à Paris, partout Nissim cherche à diriger sa vie comme on mettrait en scène une pièce de théâtre. Sans se faire d'illusions, il écrit pour essayer de sauver son couple, s'enfonce dans le mensonge. Il en est réduit à craindre des ombres, à se confronter aux spectres de son passé. Mais quand on n'arrive plus à croire en rien, l'imagination ne constitue-t-elle pas un dernier refuge?
Roman d'une génération, celle des années 90 du siccle précédent. Trois garçons du lycée Saint-James de Neuilly se retrouvent dans leur désir rimbaldien de changer le monde, au moins de le plier ´r leurs go"uts et ´r leurs aspirations. Amateurs de musique heavy metal et de marijuana, rebelles sans cause et sans fougue excessive, ils boivent beaucoup, tout en revant d'actions situationnistes et d'une revue littéraire. L'alcool et la drogue jouent leur rôle obligé : celui de les sortir d'eux-memes, d'entretenir en eux un perpétuel éveil. Il y a dans ce premier roman une manicre réussie de saisir les enfants perdus d'une époque en crise, servie par une écriture aisée et un art accompli de la formule.
Roman d'une génération, celle des années 90 du siccle précédent. Trois garçons du lycée Saint-James de Neuilly se retrouvent dans leur désir rimbaldien de changer le monde, au moins de le plier ´r leurs go"uts et ´r leurs aspirations. Amateurs de musique heavy metal et de marijuana, rebelles sans cause et sans fougue excessive, ils boivent beaucoup, tout en revant d'actions situationnistes et d'une revue littéraire. L'alcool et la drogue jouent leur rôle obligé : celui de les sortir d'eux-memes, d'entretenir en eux un perpétuel éveil. Il y a dans ce premier roman une manicre réussie de saisir les enfants perdus d'une époque en crise, servie par une écriture aisée et un art accompli de la formule.
« Les auteurs deviennent ainsi des producteurs de contenu. Ils digèrent des faits divers, des événements historiques, des phénomènes sociaux qui font l'actualité, et en livrent une version prémâchée au lecteur. La presse traverse une crise structurelle, et ce sont les romanciers qui sont désormais chargés d'apporter un supplément d'âme à l'actualité. » David Rochefort