Didier Lapeyronnie
Didier Lapeyronnie
Bordeaux, 1947-1980 : découvrez l’histoire méconnue de la CGT, quand le syndicat devenait l’outil politique du Parti communiste.
En comparant la France et la Grande-Bretagne, obligées de redéfinir les rapports qu'elles entretiennent avec les étrangers, les immigrés et les minorités, cet ouvrage montre l'épuisement des modèles d'intégration traditionnels. Il nous faut combiner la diversité et l'unité, les minorités et l'individu. « Copyright Electre »
" La société nous repousse. C'est comme dans les ghettos américains. En France, on a parqué tout le monde d'origine dans les quartiers. " (Adil, 26 ans, employé) Ni assimilé ni étranger, l'habitant du ghetto vit dans un entre-deux, un espace particulier qui n'est pas totalement hors de la société mais qui n'en fait pas partie non plus. Il a le sentiment que la société dont il partage les valeurs l'empêche d'avancer comme de revenir en arrière. Le ghetto urbain est à la fois une cage et un cocon. Les habitants qui y sont relégués ont élaboré en ses murs un mode de vie particulier, un contre-monde qui les protège collectivement de la société extérieure mais qui constitue un handicap pour chacun. Ensemble, ils travaillent à la fabrication d'un univers auquel individuellement ils tentent d'échapper. Renforcement de la ségrégation urbaine et de la discrimination raciale, accroissement considérable du chômage et de la pauvreté, organisation sociale spécifique aux quartiers ségrégés, rupture de la communication entre les sexes et usage endémique de la violence: le ghetto est bel et bien devenu une réalité française. Didier Lapeyronnie en fait l'indiscutable démonstration.