Edith Bruder
Edith Bruder
DONNEZ UN SECOND SOUFFLE À VOS TISSUS ! Une déchirure n'est pas une fin, mais une invitation à prendre soin de vos vêtements et tissus préférés. Que vous soyez novice ou ayez l'habitude de tenir une aiguille, ce guide vous donnera toutes les clés pour choisir le bon matériel et LA technique la plus adaptée à chaque situation. Il reprend les bases, comme recoudre un bouton ou remplacer un élastique, et détaille les techniques rares, comme les pièces incrustées ou le stoppage. Grâce à des pas-à-pas illustrés de nombreux schémas, apprenez à maîtriser la reprise, le rapiéçage, le remaillage, le speedweave... et toutes les réparations visibles ou invisibles sur différents types de textiles. Réparer devient à la fois un geste créatif, une manière de faire durer ses tissus et d'adopter une réponse concrète aux enjeux environnementaux. Plus de 90 techniques illustréesLa version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.
Tous les Juifs ne sont pas ashkénazes ou séfarades ! Il existe des dizaines de communautés méconnues dispersées en Afrique noire, dans le Caucase, en Inde, en Chine, en Amazonie ou encore aux Caraïbes. Elles remontent à la plus haute Antiquité ou, au contraire, aux dernières décennies et il en naît de nouvelles chaque année ou presque Unique en son genre, le présent ouvrage dirigé par Edith Bruder nous invite à découvrir près d'une cinquantaine de ces diasporas, soit qu'elles aient été isolées géographiquement comme les communautés de Kaifeng, en Chine, ou celle des montagnes du Kurdistan les seules à parler encore araméen , soit qu'elles se prévalent d'une manière singulière de vivre leur identité juive, comme les Caraïtes de Crimée, les Subbotniks de Russie ou les Dnmeh de Salonique. Comment peut-on aujourd'hui être Juif et Iranien, ou Juif et Indien, issu d'une caste d'intouchables ? Comment Madagascar s'est-elle retrouvée avec trois communautés juives « indigènes » ? Cette fascinante diversité des histoires locales nous dévoile le rôle majeur que jouent les dispersions, les colonisations, les métissages dans l'histoire universelle. Les multiples manières de se vivre comme juif nous conduisent à remettre en question notre vision habituelle de l'identité juive, et de l'identité tout court.
Noirs et Juifs sont dans la culture occidentale, les deux minorités marginalisées, stigmatisées, voire confondues, les deux figures de l'autre par excellence. Ils ont entretenu depuis l'Antiquité des relations complexes, entre identification, coopération et rivalité. C'est cette histoire sur la longue durée que nous fait découvrir Edith Bruder, depuis les premières figures d'Africains de la Bible hébraïque jusqu'aux revendications contemporaines lorsque le mouvement Black Lives Matter affirme son soutien à la « résistance palestinienne ». Ce parcours historique qui s'étend sur plus de 2000 ans n'élude aucune des questions religieuses, sociales et politiques qui, ont pu provoquer la confrontation des Noirs et des Juifs, Il n'ignore pas non plus les moments lumineux de ces interactions et nous en fait découvrir les aspects méconnus aux Amériques, en Afrique ainsi qu'en France. À l'heure où les questions de racisme, de crispations identitaires, de concurrence mémorielle, et d'antisémitisme de la part d'autres minorités sont au coeur des tensions politiques, cet ouvrage entend faire le point de manière historienne sur les aspects composites de cette relation en l'inscrivant dans la longue durée. Edith Bruder, chercheuse au CNRS, à la School of Oriental and African Studies de Londres, et à l' UNISA (Université d'Afrique du sud ), est spécialiste des communautés juives émergentes d'Afrique Noire, auxquelles elle a consacré un livre, Black Jews (Albin Michel, 2014). Elle a également dirigé le collectif Juifs d'ailleurs. Diasporas oubliées, identités singulières (Albin Michel, 2020) et publié d'autres ouvrages aux Etats-Unis et en Grande Bretagne.
Par quel étrange processus, depuis le début du XXème siècle et surtout dans les dernières décennies, des synagogues de fortune sont-elles sorties de terre au cœur de villages d’Afrique noire ? Edith Bruder, chercheuse associée à la prestigieuse School of Oriental and African Studies de l’université de Londres, a longuement étudié ce phénomène remarquable : sur tout le continent, du Cap-Vert à l’Ouganda et de Tombouctou à l’Afrique du Sud en passant par le Nigeria, des groupes ethniques très divers se proclament les descendants de communautés juives installées en Afrique depuis les temps les plus anciens.Ce livre montre comment, par dizaines de milliers, les Igbo, Lemba, Abayudaya et bien d’autres s’approprient une identité spirituelle et ethnique juive, bouleversant ainsi le paysage religieux de l’Afrique – mais aussi celui du judaïsme mondial. Edith Bruder décrypte le substrat mythologique de leur discours – qui fait remonter l’origine de leurs clans aux Tribus perdues d’Israël – et analyse l’influence des préjugés religieux et coloniaux de l’Occident. Une histoire passionnante, où se trouvent associées les deux figures qui furent longtemps pour l’Europe les archétypes de l’Autre : le Juif et le Noir.
Alors que l'antisémitisme explose dans le monde depuis le 7 octobre 2023, un autre phénomène progresse plus discrètement : ces individus et groupes qui se définissent comme « amis des Juifs », comme « compagnons de route d'Israël », voire comme « presque juifs ». Ce « philosémitisme » n'est-il qu'une inversion positive des préjugés antisémites, valorisant une figure du Juif parée d'attributs fantasmatiques - le peuple élu, l'intelligence, la réussite dans les affaires ? Ou peut-il exprimer une reconnaissance réelle ? Qu'y a-t-il de commun entre les nationalistes chrétiens qui sonnaient du shofar (l'antique corne de bélier) lors de l'assaut sur le Capitole le 6 janvier 2012 et les progressistes polonais pour lesquels « c'est branché d'être juif » parce que cela symbolise le caractère multiculturel de la Pologne ? Peut-on comparer la manière dont la Couronne marocaine mobilise l'héritage juif du royaume au service d'une image de marque tolérante et celle dont les officiels chinois font de l'absence historique d'antisémitisme dans l'Empire du Milieu la preuve d'une supériorité civilisationnelle sur l'Occident ? Quelle est cette traduction du Talmud pour laquelle se passionnent Japonais et Coréens ? Et pourquoi certains Indiens se présentent-ils comme « juifs » sur les sites de rencontre ?