Elise Boyer
Elise Boyer
Dans ce troisième opus, l'auteure entrouvre davantage les portes de son univers poétique. Elle y rend hommage à l'intemporel sujet de l'amour et aux mots avec lesquels on peut jouer, rire et pleurer. « Un vers à la main » est une invitation à évoquer en vers et en slam, le féminisme ou le harcèlement scolaire, d'un point de vue intime. Elise Boyer a plongé corps et âme dans l'écriture pour en faire son refuge et son armure. Une armure pétrie d'autodérision, d'humour et d'un grain de folie douce. Elle est également l'auteure de « Recueil de slam et de poésie » (2020), présenté à l'oral du baccalauréat de français 2021 par des élèves du Lycée Notre-Dame de Castres, et « Le buvard de mes mots trop bavards » (2021).
Elise Boyer laisse les jeux de mots et de langue danser dans ces pages hybrides, slam et poésie, en un savoureux mélange qui pétille en noir et blanc. L'autrice nous ouvre la porte de son univers, qui laisse entrevoir son âme toute vraie, et plonge sans hésitation dans l'imaginaire, sans reprendre son souffle. Le maître mot de tous ces mots-là : une désarmante sincérité. Manier le verbe comme une glaise que l'on modèle à sa guise, Elise Boyer éprouve ce frisson que peut donner la phrase juste, la rime tranchante qui, seules, restituent intacte l'émotion. Lorsque la voix s'étrangle, la poésie est son exutoire, sa catharsis.
Dans ce nouvel opus, Elise Boyer porte à la fois un regard tendre et intime sur ses proches, et un regard frais, neuf, sur la société contemporaine. Elle s'arme de mots sincères pour décrire le quotidien, les émotions ordinaires qui ne le sont jamais vraiment tout à fait. À travers la poésie, elle nous fait découvrir son refuge et nous laisse nous y blottir, le temps d'un vers, d'une rime, d'un son. Elise Boyer manie le verbe comme une armure et une arme. Elle trouve dans l'écriture cette respiration intuitive, première, qui nous fait plonger tête baissée dans la beauté de la vie. Elle est également l'autrice de « Recueil de slam et de poésie » (Éditions du Panthéon, 2020).