Elme-Marie Caro
Elme-Marie Caro
Et si le vrai progrès n’était pas seulement technique, mais avant tout moral et collectif ? Le progrès social d’Elme-Marie Caro interroge ce qui fait avancer une société, plaçant la justice.
Tout voyageur descendant ou remontant la vallée du Rhône remarque entre Orange et Avignon une grande montagne qui s'élève majestueusement au-dessus de la fertile plaine arrosée par la fontaine de Vaucluse. C'est le Mont-Ventoux (Mons Ventosus). Sa forme pyramidale, sa large base, son sommet triangulaire, blanchi par la neige pendant l'hiver, charment les yeux de l'artiste et arrêtent surtout l'attention du géologue, qui devine là un riche terrain de recherches. Le botaniste de son côté se plaît à comparer les zones végétales échelonnées sur ses deux versants, depuis celle de l'olivier jusqu'à la région alpine. L'agriculteur enfin suit avec intérêt les essais de reboisement qui se poursuivent sur le revers méridional. Le Mont-Ventoux est le dernier ressaut de la chaîne des Alpes maritimes. Avant d'expirer sur les bords du Rhône, la force qui plissa l'écorce terrestre semble avoir fait un effort suprême pour élever le Mont-Ventoux au-dessus des crêtes parallèles environnantes... Le sommet du Ventoux, point géodésique de premier ordre, fait partie du canevas ou réseau primordial de la carte de France.
Il en est de la philosophie comme de la politique, comme de tout ce qui est dans la dépendance de l'homme, de son esprit et de sa liberté. Les questions s'y renouvellent sans cesse. La transformation, l'évolution, dirions-nous, si l'on n'avait si étrangement abusé de ce mot, c'est la loi de tout ce qui est humain.Éternelle par ses principes, contingente par ses applications, humaine par ses interprètes, la science morale n'échappe pas à cette loi.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Il en est de la philosophie comme de la politique, comme de tout ce qui est dans la dépendance de l'homme, de son esprit et de sa liberté. Les questions s'y renouvellent sans cesse. La transformation, l'évolution, dirions-nous, si l'on n'avait si étrangement abusé de ce mot, c'est la loi de tout ce qui est humain. Éternelle par ses principes, contingente par ses applications, humaine par ses interprètes, la science morale n'échappe pas à cette loi.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le XIXe siècle a vu naître une pensée sombre et profonde : le pessimisme moderne. Le Pessimisme au XIXe siècle d’Elme-Marie Caro explore cette doctrine à travers les œuvres de Léopardi, Schopenhauer et Hartmann.
Extrait : "Dans le tumulte des idées contradictoires qui nous assiègent, c'est une excellente règle d'hygiène morale pour chacun de nous, de se rendre compte de temps en temps de l'état de ses propres croyances, de recueillir sa conscience errante à travers les systèmes et les livres, dispersée au dehors par l'agitation de la vie ou par la curiosité..."
BnF collection ebooks - "Dans le tumulte des idées contradictoires qui nous assiègent, c'est une excellente règle d'hygiène morale pour chacun de nous, de se rendre compte de temps en temps de l'état de ses propres croyances, de recueillir sa conscience errante à travers les systèmes et les livres, dispersée au dehors par l'agitation de la vie ou par la curiosité..."