Eric Martin
Eric Martin
Hausse de la tricherie et du plagiat, perte du sens de la socialité, déficit d'attention et d'empathie, retards d'apprentissage: les preuves s'accumulent quant aux effets nocifs des technologies du numérique en classe, surtout sur les plans cognitif et social. Mais pour les promoteurs de l'enseignement à distance et de la «technopédagogie», le mot d'ordre est «adaptez-vous!». Dans une critique sans concession de l'informatisation de l'école, deux professeurs de philosophie nous alertent sur ce qui se profile à l'horizon: la destruction de la culture commune et une dissolution des institutions d'enseignement comme lieux de transmission et de formation. Bienvenue dans la machine expose comment l'offensive numérique en cours s'inscrit dans une vision technocratique et économiciste du monde qui réduit l'école à une machine à former du «capital humain». Un cri d'alarme pour préserver le métier de professeur et son autonomie, plus que jamais mis à mal.
La crise économique de 2008 a suscité un «renouveau» du discours critique sur le capitalisme. Mais pour les auteur-e-s de «La tyrannie de la valeur», cela n'a pas pour autant donné lieu à un approfondissement de la théorie critique, si bien que la crise actuelle du capitalisme s'accompagne d'une «crise de l'anticapitalisme», prenant la forme d'une carence théorique. L'essentiel de ce discours critique, comme celui des mouvements de type «Occupy», demeure superficiel en se limitant à une approche subjectiviste dénonçant l'élite du «1%» et des «vilains» banquiers. Le grand mérite du courant dit de la «critique de la valeur» («Wertkritik») est d'effectuer un retour au texte de Marx afin d'en dégager une critique substantielle et de retrouver, par-delà le Marx économiciste et subjectiviste, le Marx philosophe et sociologue. Le capitalisme est ainsi abordé comme un «fait social total», et de sa critique ressort la nécessité d'instituer d'autres formes de médiations sociales et d'autres institutions que celles qui consolident la domination fétichiste du travail, de la marchandise, de la valeur sur la vie, la société, la nature. Le sujet du capital n'est dès lors plus identifié à la bourgeoisie ou au prolétariat eux-mêmes, mais plutôt au processus de valorisation capitaliste que bourgeois et prolétaires entretiennent mutuellement, sans toutefois en tirer les mêmes avantages. La tâche prioritaire de la théorie critique est donc double: d'abord comprendre de manière critique les médiations fétichisées du capitalisme, puis penser ce que pourraient être des médiations non aliénés. C'est à ce projet que «La tyrannie de la valeur» entend contribuer afin d'approfondir et de renouveler le discours de la théorie critique. Avec des textes d'Yves-Marie Abraham, Marie-Pierre Boucher, Pierre Dardot, Jean-François Filion, Franck Fischbach, Anselm Jappe, Gilles Labelle, Eric Martin, Louis Marion, Jacques Mascotto et Maxime Ouellet.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un jumeau numérique est une représentation virtuelle dynamique d'un objet (produit, process ou service) qui permet des analyses, des simulations ou des prédictions. Il s'agit en somme de représenter n'importe quel objet physique ou processus industriel (d'une raquette de tennis à une ville, en passant par une chaîne de production) sous forme numérique afin de l'améliorer, l'optimiser ou encore en assurer la maintenance. En agrégeant toutes les données utiles à la conception, la production et le fonctionnement d'un objet, le jumeau numérique permet aussi de définir virtuellement de nouveaux produits, process et services en un temps réduit et à moindre coût, sans prototypage. Cet ouvrage, émaillé de nombreux témoignages d'industriels et de chercheurs, permettra aux responsables industriels de comprendre ces techniques et de développer des modèles adaptés à leurs usages et applications.
Eric et Julie reviennent de loin. Cinq années durant, le couple vit sous l'emprise d'une secte dirigée d'une main de fer par une femme qui se fait appeler « déesse de la beauté ». En rupture familiale, après un licenciement douloureux, le couple tombe progressivement sous la coupe de leur « mentor ». Dans la maison de la communauté, installée en Normandie, ils vivent en vase clos avec quelques autres « écorchés de la vie », dans un état de dépendance absolue. Spoliation financière, humiliations, maltraitance, agressions sexuelles, esclavage... Sous couvert d'une pseudo-religion évangélique, le couple subit les pires sévices. Dans ce témoignage unique, Eric et Julie racontent leur parcours. Depuis leur descente aux enfers jusqu'à leur récente résurrection. Un terrifiant témoignage dans l'enfer d'une secte.