Fabrice Nfoule mba
Fabrice Nfoule mba
Cet ouvrage analyse l'une des premières réformes emblématiques de la gouvernance de l'administration au Gabon qui, de 1961 à 1973, ambitionne de consolider le suivi des activités des services ainsi que des politiques et des actions publiques y découlant. En plus de la spécification et la graduation échelonnaires, la technicisation des fonctions, les exigences technocratiques et corporatistes..., l'argumentaire revient sur les conséquences du passage des prérogatives de coordination des autorités gouvernementales vers un nouveau palier de l'administration centrale spécialement consacré pour cet office. Le dessein est de comprendre la subtilité des fonctions insérées à l'effet d'une mutation de la coordination administrative dans un contexte d'hégémonie tutélaire et in fine d'appréhender la restructuration d'une administration gabonaise qui, dans la postindépendance immédiate, s'adapte progressivement à ses réalités, tout en conservant son armature héritée de la colonisation.
Tout en prolongeant les réflexions déjà entamées sur l'action publique en contexte africain subsaharien, cet ouvrage, qui croise différentes lectures historiques, géographiques et philosophiques, constitue une première présentation des résultats du projet de recherche « l'action publique dans tous les sens en Afrique Noire et dans le reste du monde ». Initié en 2013 au sein de l'Observatoire des dynamiques historiques et l'analyse des institutions et politiques publiques (ODHAIP), l'objectif dudit projet est de comprendre comment l'État se construit, se met en oeuvre et évolue en Afrique subsaharienne. Le tome 1, qui ouvre la série, mobilise les contributions qui décryptent l'action publique en interrogeant la pertinence, l'efficacité, mais également les carences des institutions administratives, économiques et politiques. Il est également question d'observer la conception et la matérialisation des activités ou des projets socioéconomiques menés sous le sceau de l'État ou engageant directement, voire indirectement, sa responsabilité. Ont contribué à cet ouvrage : Fred-Paulin Abessolo Mewono, Éric-Damien Biyoghé-Bi-Ella, Aristide Edzengue Mendame, Judicaël Etsila, Rodrigue Lékoulékissa, Jérôme Mabika, Guy Merlo Madoungou Ndjeuda, Stéphane William Mehyong, Robert Edgard Ndong et Aaron Septime Nzengui.