Felwine Sarr
Felwine Sarr
Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.
Méditations africaines est un livre d'aphorismes et de sagesses. Une suite de formes brèves et concises qui invite à lire et à penser le monde à partir de l'Afrique. Auprès du fleuve de Saint-Louis du Sénégal, un être pense lentement au fil de l'eau. C'est à cet exercice de méditation que nous convie Felwine Sarr.
Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume. On est happés par la sincérité de cette écriture et le dépouillement des voix, qui s'attachent au fait vécu et aux réalités de tous les jours. Les êtres, les choses, les décors nous sont transmis dans leur acuité. Comme si les leçons de vie étaient tirées de l'expérience du quotidien.
Après le succès d' , Felwine Sarr propose d'interroger les moyens permettant d'offrir aux sociétés africaines un présent digne, ainsi que les conditions d'une vie commune indispensable à la survie de tous au niveau mondial.
L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu'elle se sera choisi. Son statut de fille aînée de l'humanité requiert d'elle de s'extraire de la compétition, de cet âge infantile où les nations se toisent pour savoir qui a accumulé le plus de richesses, de cette course effrénée et irresponsable qui met en danger les conditions sociales et naturelles de la vie. Sa seule urgence est d'être à la hauteur de ses potentialités. Il lui faut achever sa décolonisation par une rencontre féconde avec elle-même. Dans trente-cinq ans, sa population représentera le quart de celle du globe. Elle en constituera la force vive. Un poids démographique et une vitalité qui feront pencher les équilibres sociaux, politiques, économiques et culturels de la planète. Et pour être cette force motrice, positive, il lui faut accomplir une profonde révolution culturelle avant d'accoucher de l'inédit dont elle est porteuse. Elle doit participer à bâtir une civilisation plus consciente, plus soucieuse de l'équilibre entre les différents ordres, du bien commun, de la dignité. Ce livre est un acte de foi en cette utopie active : une Afrique qui contribue à porter l'humanité à un autre palier.
Un homme revient dans son continent, l'Afrique, porteur d'un message d'espoir. Il prend la parole et raconte le monde tel qu'il l'a vu et tel qu'il l'entrevoit, sans concession ni faux jugement.
Un recueil de nouvelles sur l'amour et le temps qui passe dans un style sobre et poétique. Un homme intrigué par l'essoufflement de sa relation amoureuse ; une amie disparue qui libère son ancien amant de l'attente ; une femme écartelée entre les élans du coeur et la raison familiale ; un musicien décédé brutalement dont l'absence ravive chez ceux qui l'ont chéri sa présence en eux ; un sage pensant l'amour comme la " forge d'oubli du réel ". Dans cette quête impossible de l'amour absolu, les compositions musicales de Toumani Diabaté, Wasis Diop ou Cheikh Lô accompagnent les personnages de ce recueil de nouvelles - Fodé, Teibashin, Aby, et les autres. Alors que le manque et la passion rongent les hommes, mais aussi les animent, Le bouddhisme est né à Colobane est un appel à " participer du mouvement, y consentir, se laisser traverser et métamorphoser ". De Dakar à Abidjan, de Nantes à Kaolack Ndangane, Felwine Sarr compose une partition singulière et vive, une ballade à l'intérieur des âmes. Dans une langue limpide, il intime aux êtres de se couler dans les rythmes de leur existence pour faire face à l'urgence de vivre et d'aimer.
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif
Fodé et Bouhel sont des frères jumeaux sénégalais que la vie a mis sur des chemins initiatiques différents. Fodé doit reprendre la charge spirituelle de veiller sur le Ndut du pays sérère après la mort de Ngof, le maître des initiations. Pour cela, il devra apprendre à transcender toutes les limites physiques. Sortir de son corps et devenir souffle. Bouhel part étudier en Europe. Il se retrouve à Orléans et y rencontre Ulga, une jeune étudiante polonaise. Une histoire d'amour le mène en Pologne où sa vie bascule. Il sera occupé à une lente remontée à la surface. Du pays sans fin, les ancêtres suivent du regard les tribulations de Fodé et de Bouhel sur leur chemin d'apprentissage. Les personnes rencontrées - Ulga, frère Tim, Ngof, Marème, Martha, Vladimir, Na Adama - et les lieux traversés - le pays sérère, la Poméranie, le cloître du Marmyal, la prison de Mokotów, le pays sans fin - sont autant de vigies qui accueillent ces marcheurs partis à la rencontre des lieux qu'habitent leurs rêves. Comme des feux follets, ceux-ci se dérobent parfois et réapparaissent au détour d'une sente. Déambulation poétique sur l'amour, la mort, la transmission et l'apprentissage, Les lieux qu'habitent mes rêves est un roman sur la métamorphose, la fraternité, la guérison et les chemins qui mènent à l'apaisement.
Fodé et Bouhel sont des frères jumeaux sénégalais que la vie a mis sur des chemins initiatiques différents. Fodé doit reprendre la charge spirituelle de veiller sur le Ndut du pays sérère après la mort de Ngof, le maître des initiations. Pour cela, il devra apprendre à transcender toutes les limites physiques. Sortir de son corps et devenir souffle. Bouhel part étudier en Europe. Il se retrouve à Orléans et y rencontre Ulga, une jeune étudiante polonaise. Une histoire d'amour le mène en Pologne où sa vie bascule. Il sera occupé à une lente remontée à la surface. Du pays sans fin, les ancêtres suivent du regard les tribulations de Fodé et de Bouhel sur leur chemin d'apprentissage. Les personnes rencontrées - Ulga, frère Tim, Ngof, Marème, Martha, Vladimir, Na Adama - et les lieux traversés - le pays sérère, la Poméranie, le cloître du Marmyal, la prison de Mokotów, le pays sans fin - sont autant de vigies qui accueillent ces marcheurs partis à la rencontre des lieux qu'habitent leurs rêves. Comme des feux follets, ceux-ci se dérobent parfois et réapparaissent au détour d'une sente. Déambulation poétique sur l'amour, la mort, la transmission et l'apprentissage, Les lieux qu'habitent mes rêves est un roman sur la métamorphose, la fraternité, la guérison et les chemins qui mènent à l'apaisement.
Des grands intellectuels africains s'interrogent sur l'avenir du ContinentLe nouveau siècle s'ouvre sur un déplacement historique majeur. L'Afrique - et le Sud de manière générale - apparaît de plus en plus comme l'un des théâtres privilégiés où se joue, d'ores et déjà, le devenir de la planète. Mais pas seulement. L'Afrique est également l'un des grands laboratoires d'où émergent des formes inédites de la vie sociale, économique, politique, intellectuelle, culturelle et artistique d'aujourd'hui et de demain. Ces nouvelles formes de vie et du social, qui voient le jour dans des lieux souvent inattendus, se concrétisent dans des assemblages qui puisent dans la longue mémoire des sociétés tout en revêtant des aspects fortement contemporains, voire éminemment futuristes. Du 1er au 4 novembre 2017, la deuxième session des Ateliers de la pensée s'est tenue à Dakar (Sénégal). Elle a réuni une cinquantaine d'intellectuels et d'artistes du Continent et de ses diasporas. Plus d'une vingtaine d'axes thématiques ont structuré leurs débats, abordés sous des angles disciplinaires variés. Les textes publiés ici sont issus de ces rencontres. Les questions des fins de l'économie, d'une politique du vivant à l'ère de l'anthropocène, de la pensée et des écritures plastiques ont fait l'objet d'une attention particulière. Il en est de même de la décolonialité et de la circulation des savoirs, des transformations des rapports de genre et de la sexualité, du statut des frontières, des figures contemporaines du religieux, des infrastructures psychiques et des politiques du soin, ou encore des formes urbaines et des cultures du renouveau. Sous la direction d'Achille Mbembe et Felwine Sarr Les contributeurs : Nadine Machikou, Séverine Kodjo-Grandvaux, Ndongo Samba Sylla, Abdoul Aziz Diouf, Nadia Yala Kisukidi, Soraya Tlatli, Françoise Vergès, Hemley Boum, Hourya Bentouhami, Rachid Id Yassine, Lionel Manga, Souleymane Bachir Diagne, Benaouda Lebdai, Dominic Thomas
Ishindeshin (De mon âme à ton âme) rassemble à la fois poèmes, textes de chansons, une pièce de théâtre Sur la barrière, un court essai Pourquoi je suis poète! (La tentation d'être). Ce livre montre le côté multiple de Felwine Sarr, qui touche à tous les champs de savoir. Professeur à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal, l'économiste et écrivain Felwine Sarr aime tordre le cou à la pensée établie: l'Afrique n'a personne à rattraper. Explorer les mondes de Felwine Sarr, c'est faire une incursion dans de multiples domaines - l'économie, l'édition, la musique, la poésie, le théâtre -, c'est réfléchir à contre-courant, c'est toujours penser en avant. Libraire, éditeur et musicien aussi, il est l'une des plus brillantes voix que comptent les intellectuels africains aujourd'hui.
Dans un dialogue approfondi, Gaël Giraud et Felwine Sarr réfléchissent la modernité, repensent l'héritage des Lumières, déconstruisent le capitalisme, imaginent des gouvernements qui prendraient ses distances par rapport au réductionnisme capitaliste.. . Mêlant philosophie, spiritualité, politique et économie, cet échange fluide rappel que l'économie n'est pas une finalité et insiste sur la nécessité pour l'humanité de se définir un projet plus grand que la maîtrise des instruments.
Les itinéraires poétiques d'un intellectuel africain à travers le monde Ce texte célèbre le voyage et son charme essentiel : la rencontre de l'inattendu. Felwine Sarr y évoque les lieux qu'il découvre lors de ses pérégrinations, mais aussi les paysages intérieurs que ceux-ci dessinent en lui. Car si le voyage est une déambulation sensible sur les chemins du monde, il est parfois immobile et se fait au point nul de l'errance. Des endroits de son enfance au Sénégal jusqu'aux villes visitées - Kampala, Douala, Mexico, Mantoue, Le Caire, Istanbul, Port-au-Prince, Cassis... -, l'auteur donne à voir, à sentir et à entendre le quotidien, ses angles morts et ses lignes de fuite : les seaux pleins de mollusques portés par des femmes qui " marchent sur l'eau " vers l'île de Kooko, le rythme d'un fado entonné dans une rue de Lisbonne, ou la saveur toute particulière des derniers mètres d'une course à pied... Justesse d'une poésie oubliée du monde, rugosité de ses échos troublés. L'île de Niodior est la matrice, un point d'ancrage et de désancrage où Felwine Sarr revient périodiquement. Car si les voyages provoquent l'émerveillement face à l'ailleurs, ils sont surtout un retour à soi-même, et une invite à écouter ses voix les plus intimes.
Dans l'intimité d'une chambre d'hôpital, un fils raconte. Il retrace le parcours de son père, atteint d'un cancer métastasé, durant les douze derniers mois de sa vie. De cette expérience naît une réflexion plus large sur la fin de vie, un sujet qui le touche au plus profond. Sa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis l'âge de soixante-huit ans, reste encore aujourd'hui exclue des projets de loi sur le droit à mourir. D'abord écrit pour lui-même, ce témoignage devient un cri de colère et un appel à être entendu, face aux hésitations persistantes des politiques sur une question pourtant largement partagée : l'interruption volontaire de vieillesse.
The ePaper presents A Rise in Humanity, the opening lecture of the academic year 2021-2022 delivered by Felwine Sarr at the Graduate Institute of International and Development Studies in Geneva. In his lecture, Mr Sarr explains how societies need to take ownership of their present and future, and proposes paths to reengage at a collective level in order to fill them with meaning. The lecture is preceded by a think piece in which Marie-Laure Salles, Director of the Graduate Institute, urges us to collectively work towards the re-enchanting of our humanity - the categorical imperative of our times. It is followed by an interview in which Felwine Sarr shares his thoughts with two young researchers on how to rethink the economy.