Florence Binard
Florence Binard
Cet ouvrage offre une cartographie des féminismes du temps présent à partir d'une approche mobilisant des champs pluridisciplinaires (histoire, sociologie, philosophie, sciences de la communication, arts) et des aires géographiques et culturelles larges (Europe de l'Ouest, États-Unis, Canada, Inde, Japon). Il interroge le renouveau du féminisme en termes générationnels, il questionne la légitimité d'un sujet politique hégémonique et il explore les cadres théoriques et les modalités d'action de cette « troisième vague » féministe.
Le mot « eugénisme » est forgé en 1883 par Francis Galton, cousin de Charles Darwin. Ce courant se développe rapidement en Grande-Bretagne et séduit les courants conservateurs mais également une partie de la gauche et du mouvement ouvrier. Il se conjugue aussi parfois au féminisme. Cet ouvrage, qui éclaire des figures britanniques ou irlandaises comme Marie Stopes, Beatrice Potter, Josiah Wedgwood, George Bernard Shaw, G.K. Chesterton, George Lansbury ou J.B.S. Haldane, est avant tout un hommage à la chercheuse Janie Mortier (1938-2022), réunissant quelques-uns de ses textes les plus stimulants et d'autres contributions, sur les mêmes problématiques, du Groupe de Recherche sur l'Eugénisme et le Racisme, dont elle était l'un des membres les plus actifs.
À l'heure où les mouvements des Noirs aux États-Unis et ailleurs se font de plus en plus entendre, l'étude de l'histoire peut nous aider à mieux comprendre les enjeux actuels. Quelle place pour les minorités dans nos sociétés ? Quelle place pour les migrants dans nos pays occidentaux ? Quelle place pour l'Autre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en France ? Cet ouvrage se penche surtout sur le monde anglophone, mais aussi sur la France, pour examiner les questions brûlantes du racisme, de la xénophobie, du rejet de l'Autre ou de l'eugénisme. Il interroge le passé : l'Angleterre victorienne en Tasmanie, les années 50 et la communauté indienne au début de l'apartheid en Afrique du Sud, la France de la Libération, les États-Unis de la première moitié du XXe siècle entre immigration et eugénisme. Les huit contributions viennent enrichir les réflexions et les débats actuels sur la diversité et les rapports complexes entre minorités et société.
Qu'est-ce qu'être minoritaire dans une société ? Il ne s'agit pas d'une question d'arithmétique : les Noirs en Afrique du sud ont pu être analysés comme « minoritaires » alors qu'ils sont largement plus nombreux que les Blancs. Inversement, une minorité infime peut avoir un poids colossal dans l'histoire d'un pays. Cette relation complexe entre majorité et minorités est analysée ici au travers de huit exemples, dans des aires très éloignées : Grande-Bretagne, Palestine, Australie, Canada, Jamaïque et Afrique de l'Ouest.
Cet ouvrage met en lumière les processus d'invisibilisation et de stigmatisation des femmes et des minorités sexuelles dans l'aire anglophone du XIXe siècle à nos jours. Les avancées dont bénéficient les femmes aujourd'hui sont le fruit d'un long et âpre combat. Ce livre veut aider à comprendre les inégalités qui persistent entre les hommes et les femmes, à travers des perspectives historiques ou littéraires.
« À qui s'adresse cet ouvrage ? À toute personne souhaitant en finir avec les approximations vagues et paresseuses, en un mot, souhaitant en avoir le coeur net sur les répercussions, pour les femmes, de l'évolution, récente ou moins récente, des moeurs et des législations, en Grande-Bretagne et en France, sur la base d'une documentation solide et argumentée, multipliant les éclairages. En particulier, les législations concernant le contrôle des naissances, les naissances hors mariage, l'IVG, le divorce, le concubinat. » Marie-Claire Pasquier