François Guizot
François Guizot
Les politiques ont raison de croire que les alliances entre les familles royales ne sont pas sans valeur entre les états, et ils ont tort quand ils se confient dans leur forte efficacité; ces liens influent sur les événements, mais n'en décident point : il y a des causes plus profondes qui unissent ou divisent les gouvernements et les peuples. Les scrupuleux déplorent un mal incurable : les nécessités et les convenances politiques, soit de crainte, soit d'espérance, sont trop puissantes pour que les sentiments personnels les fassent taire ou les surmontent. Au jour de leur mariage, comme en bien d'autres circonstances de leur vie, les grands du monde ont à payer, quelquefois bien cher, le prix de leur grandeur ; elle leur coûte souvent du bonheur et à coup sûr de la liberté... En 1623, vingt ans après le règne puissant et populaire de la reine Élisabeth, trois hommes, mal assortis entre eux et mal appropriés à
Pendant dix-huit siècles, les chrétiens ont été tour à tour persécutés ou persécuteurs : persécutés comme chrétiens, persécuteurs de quiconque n'était pas chrétien, se persécutant mutuellement entre chrétiens. La persécution a été, selon les temps et les pays, plus ou moins cruelle, plus ou moins inflexible et efficace ; mais quelle que fût la diversité des états, des églises et des châtiments, qu'il y eût rigueur ou douceur dans la pratique, le principe était le même. Après avoir souffert la proscription et le martyre sous le régime impérial de l'état païen, la religion chrétienne a vécu à son tour sous la garde de la loi civile, et défendue par les armes du bras séculier. Elle vit aujourd'hui en présence de la liberté. Elle a affaire à la pensée libre, à la discussion libre. Elle est appelée à se défendre, à se garder elle-même, à prouver incessamment, et contre tout venant, sa vérité morale et historique, son droit sur l'intelligence et l'âme humaine. Catholiques, protestants ou juifs, chrétiens ou philosophes, tous sont maintenant, parmi nous du moins, à l'abri de toute persécution, car nul ne pourrait, sans ridicule, taxer de persécution les sacrifices ou les déplaisirs que peut lui imposer, dans certains cas, la manifestation de sa croyance ; pour tous, cette manifestation est libre, et ne saurait coûter à personne aucun des droits ni des biens de la vie civile. La liberté religieuse, c'est-à-dire la liberté de croire, de croire diversement ou de ne pas croire, est encore imparfaitement acceptée et garantie dans divers états ; mais il est visible qu'elle devient de plus en plus le fait général, et qu'elle sera désormais le droit commun dans le monde civilisé. L'une des causes qui rendent ce fait si puissant, c'est qu'il n'est pas isolé ; il tient sa place dans la grande révolution intellectuelle et sociale qui, après une fermentation et une préparation de plusieurs siècles, a éclaté et s'accomplit de nos jours. L'esprit scientifique, la prépondérance démocratique et la liberté politique sont les caractères essentiels et les tendances invincibles de cette révolution.
« En outre la libéralité, la munificence, les largesses, si agréables à Dieu et aux hommes, étaient entièrement oubliées ; et la peste de l'avarice, source de tous les maux, s'était emparée de presque tous les hommes et les infectait du poison de la cupidité ; si bien que le pire de tous les crimes, l'usure était exercée de tous côtés, et comme une chose permise, par d'avides usuriers, en sorte que, par les oeuvres de cette sangsue insatiable, les chevaliers perdaient leurs patrimoines et les plus vastes héritages, les pauvres étaient dépouillés, les églises appauvries. » Jacques de Vitry (né entre 1160 et 1170, mort en 1240) fut nommé cardinal-évêque de Tusculum en 1228. Avant cela il avait prêché la croisade contre les albigeois dans le diocèse de Liège puis avait recruté pour la cinquième croisade dirigée par le roi André II de Hongrie. Nommé évêque de Saint-Jean-d'Acre en Terre Sainte en 1216, il va accompagner les croisés dans la campagne d'Égypte et la capture de Damiette. Cette Histoire des croisades est présentée et annotée par François Guizot.
1804, 1830, 1848, 1870 : le XIXe siècle français se raconte à travers ses soubresauts politiques. Ce coffret rassemble dix textes majeurs, de Napoléon à la Commune, pour comprendre comment la France s’est inventée et réinventée.
L'ÉTAT donne l'éducation et l'instruction ceux qui n'en recevraient point sans lui, et se charge de les procurer à ceux qui voudront les recevoir de lui. Tel est l'objet de tous les établissemens d'instruction publique.Il n'est aucune situation, aucune profession qui n'exigent certaines connaissances sans lesquelles l'homme ne saurait travailler avec fruit ni pour la société, ni pour lui-même.Il y a donc un certain genre d'éducation et un certain degré d'instruction dont tous les sujets de l'État ont besoin.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Un fait étrange et pourtant naturel est le caractère dominant de notre situation politique. Au milieu d'une profonde tranquillité matérielle, une inquiétude obstinée possède les esprits et suspend les affaires. Aurons-nous la paix ou la guerre ? Les imaginations et les conversations tournent sans relâche autour de cette question. Les intérêts et les travaux languissent et souffrent, attendant avec impatience qu'elle soit résolue.Ce n'est pas la faute du langage des gouvernements, du nôtre autant au moins que des gouvernements étrangers, si elle reste ainsi posée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La chute de l'Empire romain en Occident offre un phénomène singulier. Non seulement la nation ne soutient pas le gouvernement dans sa lutte contre les Barbares, mais la nation, abandonnée à elle-même, ne tente, pour son propre compte, aucune résistance. Il y a plus : rien, dans ce long débat, ne révèle qu'une nation existe ; à peine est-il question de ce qu'elle souffre ; elle subit tous les fléaux de la guerre, du pillage, de la famine, un changement complet de destinée et d'état, sans agir, sans parler, sans paraître.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Je n'avais nul dessein d'écrire ce que je publie aujourd'hui. Deux incidents personnels m'en ont imposé le devoir.Le 20 avril dernier, en présidant la séance publique de la Société pour l'encouragement de l'instruction primaire parmi les protestants de France, j'ai dit : « Une perturbation déplorable atteint et afflige une portion considérable de la grande et générale Église chrétienne. Je dis une perturbation déplorable, et c'est mon propre sentiment que j'exprime et que j'ai à coeur d'exprimer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Au cœur du XIXe siècle, Méditations sur la religion chrétienne interroge le rôle du christianisme face aux bouleversements de la société moderne.
De 1789 à 1848, la France s’embrase sous la plume de François Guizot, acteur et témoin privilégié de son temps.
1789-1848 : revivez la Révolution et ses suites à travers le regard d'un acteur clé de l'époque. François Guizot, historien et homme d'État, offre ici un récit vivant et accessible, idéal pour comprendre les fondements de la France moderne.
BnF collection ebooks - "Je dis de la civilisation européenne : il est évident qu'il y a une civilisation européenne ; qu'une certaine unité éclate dans la civilisation des divers États de l'Europe , que, malgré de grandes diversités de temps, de lieux, de circonstances, partout cette civilisation découle de faits à peu près semblables, se rattache aux mêmes principes et tend à amener à peu près partout des résultats analogues..."
De la Révolution française à 1848, François Guizot offre une plongée vivante et accessible dans une époque charnière, où la France a façonné l’Europe.
Revivez les bouleversements de la Révolution française et de l’épopée napoléonienne à travers le regard d’un acteur et témoin privilégié : François Guizot, ministre et historien majeur du XIXe siècle.
« Il m'a paru qu'un tableau général de l'histoire moderne de l'Europe, considérée sous le rapport du développement de la civilisation, un coup d'oeil général sur l'histoire de la civilisation européenne, de ses origines, de sa marche, de son but, de son caractère; il m'a paru, dis-je, qu'un tel tableau se pouvait adapter au temps dont nous disposons. C'est le sujet dont je me suis déterminé à vous entretenir. » François Guizot
Quand la politique, l'histoire et la société du XIXe siècle se rencontrent sous la plume magistrale d'un homme d'Etat. Quand, en 1857, François Guizot (1787-1874) entreprend de rédiger ses Mémoires, voilà 45 ans qu'il est, en France et bientôt en Europe, une personnalité en vue. Enfant de la révolution de 1789, acteur de celle de 1830, victime de celle de 1848, il a occupé tous les emplois accessibles à un jeune bourgeois surdoué : professeur d'histoire le plus illustre de son temps, haut fonctionnaire, publiciste puis figure de proue de l'opposition libérale sous la Restauration, ministre de l'Intérieur, de l'Instruction publique, des Affaires étrangères, enfin président du Conseil de la monarchie de Juillet, théoricien de la monarchie constitutionnelle et de la prépondérance des classes moyennes, auteur de plusieurs dizaines de publications, il s'est partout fait connaître avec éclat, non sans susciter de vives critiques, voire un puissant rejet. C'est riche d'une expérience exceptionnelle qu'il fait paraître huit gros volumes relatant ce qu'il a vu, compris, voulu entre 1805, date de son entrée dans le monde, et 1848, celle de sa chute et du régime auquel il avait attaché son nom. Ces Mémoires d'Etat, qui soutiennent la comparaison avec ceux du cardinal de Retz et du général de Gaulle, sont aussi une oeuvre de combat, car Guizot n'a renoncé à aucune de ses convictions. Mais, la sérénité de l'âge venue, ils offrent une vue imprenable sur un demi-siècle prodigieux, où l'auteur, avec un réel bonheur de plume, fait revivre de l'intérieur les événements considérables avec lesquels il a été aux prises, et les parsème de descriptions et de portraits saisissants -Chateaubriand, Louis XVIII, Talleyrand, La Fayette, Mme Récamier, Louis-Philippe, Thiers, Lamartine, la reine Victoria et tant d'autres illustrations. Dans cette entreprise monumentale, les historiens ont puisé largement. L'un d'eux, Laurent Theis, le meilleur biographe de Guizot, a choisi les extraits les plus significatifs par leur intérêt historique, leur qualité intellectuelle, leur bonheur d'écriture, les éclairant par une présentation substantielle et une annotation fournie, complétée par un index.
La biographie critique du premier des américains par le principal homme politique libéral français.Mieux encore que Charlemagne, Cromwell ou Napoléon, George Washington (1732-1799) a incarné le grand homme par excellence aux yeux du plus illustre historien français du premier XIXe siècle, François Guizot. Aussi ce dernier, qui fut également homme d'État, lui a-t-il consacré un essai biographique paru en 1840 avec un succès immédiat. Ce portrait informé et attachant du général en chef puis premier président des États-Unis durant deux mandats est l'occasion d'une réflexion toujours actuelle sur les fondements de la jeune république, sur l'esprit de liberté dont elle est issue, sur l'imprégnation religieuse de la société, aussi sur les causes du succès de la révolution américaine comparé au mauvais sort de la révolution française. Présentation et notes de Laurent Theis
« Votre politique sera contraire à la vérité, c'est-à-dire, à la justice ; dès lors la justice, sous quelque forme, dans quelque but qu'elle se montre, sera contraire à votre politique. » Cette phrase de François Guizot résume à elle seule l'enjeu central de cet essai : la difficile conciliation entre politique et justice. Dans un contexte marqué par la montée des extrémismes et la remise en question des institutions, les réflexions de Guizot sur les conspirations et la justice politique trouvent une résonance saisissante. Avec une lucidité sans égale, il dissèque les mécanismes de la subversion, dénonce les dérives d'un pouvoir qui instrumentalise la justice, et plaide pour une approche fondée sur la vérité et les principes moraux. En distinguant les idéaux révoltés des intérêts criminels, Guizot invite à une analyse nuancée des motivations qui poussent à la conspiration. Il interroge la fragile coexistence entre ordre public et libertés individuelles, soulignant les dangers d'une répression aveugle qui ne ferait que renforcer les ressentiments et les tensions. Ce texte, à la fois philosophique et d'une grande actualité, offre des clés de compréhension pour appréhender les défis complexes auxquels nos sociétés sont confrontées. En proposant une vision exigeante de la justice politique, Guizot nous rappelle l'importance de préserver les fondements de l'État de droit et de garantir l'exercice des droits fondamentaux.
« la peine de mort est, aux mains de la politique, une arme qui la compromet plus qu'elle ne la sert. » Dans cet essai fondamental, François Guizot, historien, académicien, homme politique et philosophe français, s'interroge sur la légitimité de la peine de mort lorsqu'elle est appliquée aux crimes politiques. À travers une réflexion profonde et nuancée, il critique l'utilisation de ce châtiment ultime dans les régimes autoritaires et révolutionnaires, où il est justifié par des idéologies et des passions politiques exacerbées. Loin de se contenter d'une approche dogmatique, Guizot plaide pour une justice guidée par des principes de droit et de moralité. Pour lui, la peine capitale ne doit jamais être un instrument de répression ou de vengeance. Il distingue avec rigueur les crimes politiques des crimes de droit commun et met en garde contre les dérives autoritaires qui peuvent découler de l'exercice du pouvoir. Ce texte essentiel nous invite à reconsidérer les limites de l'État dans son droit de punir, et à réfléchir à la place de la justice dans un contexte politique. Réflexion intemporelle sur la relation entre pouvoir, droit et éthique, cet ouvrage résonne encore aujourd'hui dans les débats contemporains sur la peine de mort et les droits de l'homme.
BnF collection ebooks - "PREMIERE SORCIERE. - Quand nous réunirons-nous maintenant toutes trois ? Sera-ce par le tonnerre, les éclairs ou la pluie ? DEUXIEME SORCIERE. - Quand le bacchanal aura cessé, quand la bataille sera gagnée et perdue. TROISIEME SORCIERE. - Ce sera avant le coucher du soleil. PREMIERE SORCIERE. - En quel lieu ? DEUXIEME SORCIERE. - Sur la bruyère. TROISIEME SORCIERE. - Pour y rencontrer Macbeth."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.