Françoise Benhamou
Françoise Benhamou
Fatigué des fake news et des débats économiques stériles ? L’économie sans intox vous donne les clés pour démêler le vrai du faux, avec l’expertise de 16 économistes du Cercle des économistes.
NFT, blockchain, spéculations folles : le marché de l’art entre dans une nouvelle ère numérique. Ce livre collectif décrypte les bouleversements en cours, entre révolution artistique et bulles financières.
Malgré les efforts de la communauté internationale et de l'engagement des États à oeuvrer pour réduire ce grand fossé de l'insertion de la femme dans les entreprises de construction et de prévention de la paix qui perdure, les résultats peinent à être visibles. L'ambition de cet ouvrage est de sensibiliser les décideurs et les tenants de la mise à l'écart de l'atout féminin de participation à la diplomatie de gestion et de prévention des conflits à comprendre le rôle important que peut jouer la femme. L'autre ambition didactique consiste à donner une présentation claire, concise et précise des aspects théoriques et pratiques d'un apport de la femme qui peine à être considéré depuis plusieurs décennies. L'on espère par cette sortie apporter un coup de pouce déterminant à la re-considération du rôle de la femme dans la diplomatie de gestion et de prévention des conflits en Afrique subsaharienne.
En quoi l'économie de l'immatériel et le cadre juridique qui en définit les règles influencent, perturbent, modifient, facilitent les missions de protection et de valorisation classiques du patrimoine en termes de conservation, de sélection, d'accès et de diffusion ? Il est ici question des nouveaux modes de conservation du patrimoine et des bouleversements qui en découlent : en effet, le numérique peut aujourd'hui jouer un rôle en faveur de la protection, de la valorisation et du partage du patrimoine.
On a tort de négliger la négligence, car elle est partout. Elle est devenue un phénomène économique majeur avec le développement des plateformes numériques par lesquelles nous accédons à toutes sortes de biens et de services. Ainsi laissons-nous courir notre abonnement à tel service de diffusion de séries que nous ne regardons plus ; nous oublions de résilier l'assurance de cet appareil ménager qui a cessé de fonctionner ; nous délaissons, après quelques semaines, la salle de sport à laquelle nous nous sommes abonnés pour l'année. Dans quelles limites raisonnables pouvons-nous contenir notre propre négligence et comment ? Jusqu'où la puissance publique peut-elle nous y aider ? Avec Négligences, Maya Bacache-Beauvallet et Françoise Benhamou décryptent le fonctionnement de cette économie de l'inattention. Elles montrent comment chaque individu, au lieu d'évaluer rationnellement les coûts et les avantages de ses décisions, privilégie ses intérêts à court terme au détriment de son bien-être futur. Les auteures pointent les menaces que fait peser la négligence sur notre environnement, voire sur notre vie démocratique. Mais la négligence n'est pas toujours un poison lent. Elle peut être aussi ce degré de liberté, de folie parfois, qui permet, par un pas de côté, de découvrir des voies nouvelles, des chemins de traverse.
L'annonce de la dissolution de l'assemblée nationale a été un séisme politique. Des questionnements, inquiétudes, pronostics, débats ont immédiatement suivis et se multiplient. Le RN est désormais aux portes du pouvoir, le Front populaire fait peur à une partie de la population et une ingouvernabilité parlementaire est plus que jamais à envisager. Réunissant des grands entretiens publiés dans La Tribune, ce livre apporte à travers un panel d'experts de différents horizons, un éclairage sur les évènements récents. Cette dizaine d'entretiens aiguisés, pointus et surtout libres, permettent au lendemain de cet été chaotique, de se rappeler et de comprendre, quel a été l'état de la France avant ce vote décisif. L'ouvrage est dirigé par le journaliste Denis Lafay et rassemble les contributions d'Alain Bauer, Thierry Beaudet, Françoise Benhamou, Boris Cyrulnik, Pascal Demurger, Roger-Pol Droit, François Dubet, Dominique Meda, Asma Mhalla.
Que ce soit l'aumône faite dans le métro, l'arrondi effectué en caisse ou l'engagement d'une fondation en faveur de l'aide humanitaire, le don traverse notre quotidien. Pourtant, les économistes se sont saisis tardivement de cette question, longtemps restée l'apanage des anthropologues.En s'appuyant sur les développements les plus récents de la science économique, mais aussi sur des travaux plus anciens et méconnus, cet ouvrage expose comment le don est entré dans la science économique. Les auteures montrent qu'il a progressivement fait l'objet de collectes de données, de travaux de recherche et d'essais, qu'il s'agisse d'évaluer les effets de la fiscalité, de comprendre les motivations qui y président ou encore les formes qu'il peut revêtir, y compris les plus innovantes, comme le financement participatif via des plateformes dédiées. Enfin, ce livre s'interroge sur l'instrumentalisation du don pour de bonnes causes, mais aussi pour de moins bonnes. L'analyse est illustrée par de nombreux exemples, aussi bien en France qu'à l'étranger.
Ce livre met en évidence et discute l'importance des retombées économiques du patrimoine. Il décrit et analyse les politiques patrimoniales jusque dans leur dimension internationale. Entre objet de culte et objet menacé, le patrimoine doit une part de l'attention qui lui est accordée à sa dimension économique. Il ne faut ni la dédaigner ni la surestimer.
Développement du numérique, restrictions budgétaires, influence de la réglementation européenne... de nombreux facteurs extérieurs interrogent les fondements de la politique culturelle. « L'exception française » est-elle toujours un modèle alors que les repères changent ? Afin d'y voir plus clair, l'auteure aborde de façon raisonnée et argumentée les différentes questions qui occupent régulièrement le devant de la scène, de la baisse des budgets aux nouvelles pratiques et consommations en passant par la toujours difficile démocratisation de l'accès à la culture ou bien l'importance du rayonnement français à l'international.
Rien ne s'est passé comme prévu. On avait cru que l'édition saurait tirer la leçon des bouleversements du secteur musical ou de ceux de la presse. Il n'en est presque rien. On avait pensé que le livre pratique, le livre de consultation, migreraient vers le numérique et que le roman serait " à l'abri ". Partout où s'accroît l'usage du livre numérique, le roman a les faveurs des lecteurs sur écran. On tablait sur le triomphe de l'ordinateur. La tablette et le téléphone sont en passe de le supplanter. On s'était dit que les libraires indépendants étaient menacés. Des chaînes spécialisées font faillite. À l'heure numérique, il faut tout réinventer. C'est ce que tente cet essai, qui met en cause les séparations familières entre le journal et le livre, le blog et l'article, le manuscrit et le texte édité. Le numérique modifie tous les aspects de la chaîne de l'imprimé et remet en perspective le métier de tous ceux qui y travaillent. Les réponses qu'apporte Françoise Benhamou aux questions que chacun se pose dessinent par anticipation le monde à naître des bouleversements que le livre est en train d'affronter. Françoise Benhamou est une spécialiste reconnue de l'économie de la culture, tant en France qu'à l'étranger. Professeur à l'université Paris XIII, membre de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), elle tient un blog sur le marché du livre dans Livres-Hebdo, et a déjà publié une dizaine d'ouvrages dont Les Dérèglements de l'exception culturelle (Seuil, 2006).
Le modèle français d'intervention culturelle s'essouffle. Difficulté à rencontrer de nouveaux publics, statut incertain des auteurs et des artistes, délicate cohabitation entre l'État et le marché, entre missions de service public et activités privées, fragilisation de l'exception culturelle dans le contexte de la mondialisation, divergences d'intérêts entre les acteurs de la vie culturelle et le politique : du théâtre au cinéma en passant par la télévision ou l'édition, François Benhamou dresse un état des lieux de la culture en France. Mais la fermeté des diagnostics, loin de conforter le refrain du déclin, ouvre ici des perspectives qui dépassent les frontières nationales. OEuvrer à la construction d'un espace commun, qui intègre la diversité des modèles culturels en Europe, telle est l'utopie raisonnable que dessine Françoise Benhamou.