Francoise Ducout
Francoise Ducout
Wallis Simpson et Édouard VIII, Maria Callas et Onassis, Karen Blixen et Denys Finch-Hatton : ces couples mythiques ont marqué l’Histoire par la force de leurs passions.
Où commence le rêve ? Où s'achève la réalité ? Où s'achève le rêve ? Où commence la réalité ? Si nul n'est censé échapper à cette double question à la fois simple et ambiguë, Antoine Courdrier, le jeune héros - ou la victime ? - de La curiosité du rêveur devra lui aussi se la poser sans peut-être y répondre. Faible, démuni, c'est vers ceux qui l'ont jusqu'ici précédé qu'Antoine se tournera pour demander de l'aide. Une vieille femme, Madeleine Bestugue, qui est maintenant à l'image de cette ville du Midi de la France où Antoine se souvient avoir vécu, une autre, Maud, jeune, impétueuse, égoïste, Julia, « le cauchemar aseptisé de l'Amérique », vont tour à tour le forcer à sortir de lui-même. Rebondissant comme une balle, du passé au présent, Antoine choisit la fuite : l'Amérique hantée par le fantôme de Custer, le massacreur d'Indiens, et par le détective John Jo-Flapper, gardien de la vertu. La « catastrophe » qui clôt les dernières pages de La curiosité du rêveur indique peut-être qu
En ce temps-là, Édith Piaf aimait Marcel Cerdan, Lily Pons vocalisait, les étudiants en médecine habitaient dans les chambres de bonne des bourgeois du XVIe arrondissement, de truculentes provinciales donnaient leurs couleurs à Paris et allaient, une fois par semaine, aux bains-douches municipaux, tous les épiciers étaient soupçonnés de s'être livrés au marché noir, les mères étaient souvent soumises, et les pères parfois violents, Ingrid Bergman s'immolait en Jeanne d'Arc dans les cinémas de quartier, Frank Sinatra avait le ventre plat, et le receveur du gaz avait peut-être tué la Polonaise... Ce jour-là, le 28 octobre 1949, une fillette prendrait sa première leçon de douleur, lorsque sa mère et la bonne, bouleversées par la mort de Cerdan dans l'archipel des Açores, en oublieraient de nourrir le mari, le père. À New York et à Paris, le manège s'emballe, et une cohorte de personnages prend place sur le carrousel qui resurgit, des années plus tard, dans la mémoire romanesque d'une enfant.
En 1925, une jeune actrice suédoise effarouchée et émerveillée part à la conquête de l'Hollywood des Années folles. Seize ans plus tard, lorsqu'elle renonce au cinéma, elle emporte avec elle ce nom, Garbo, qui continue, encore aujourd'hui, à nous faire ! rêver. Françoise Ducout ne se contente pas d'étudier, en historienne, la carrière de l'actrice la plus célèbre de l'histoire du cinéma. Elle interroge la légende, essaie de cerner, au-delà des apparences, au-delà des rôles, celle qu'elle appelle la somnambule.