Friedrich Engels
Friedrich Engels
Tout le monde connaît Karl Marx (1818-1883), le théoricien de la lutte des classes. Mais peu s'intéresse à l'homme, au philosophe et au journaliste engagé, le condamnant d'avance pour ce que ses successeurs ont fait de ses travaux et de ses idéaux. Son texte remarquable sur la Commune de Paris, présenté ici, n'a guère suscité de polémique. Les historiens contemporains s'accordent à lui reconnaître justesse et justification. Pour la rédaction de ce volume « coup de poing », il a réuni et compilé tout ce qu'il trouvait dans les journaux anglais, français et allemand sur la progression de la guerre civile opposant les communards aux forces versaillaises. Ayant vécu à Paris plusieurs années, impressionné par ce mouvement populaire dans lequel il perçoit un « modèle », il veut s'en faire le héraut et s'adresser à la classe ouvrière mondiale. Son portrait des forces en présence est sans concession, pour ceux qu'il soutient comme pour les tyrans qu'il combat : Adolphe Thiers est le chef d'un « gouvernement de défection nationale » et la dénonciation des manoeuvres du chancelier Bismarck lui permet de régler quelques comptes personnels. Il faut en effet rappeler que la Commune est directement issue du conflit franco-prussien de 1870, générant une opposition frontale entre ceux qui refusent la défaite et ceux qui s'en accommodent.
Par son contenu, le socialisme moderne est, avant tout, le produit de la vue immédiate, d'une part, des oppositions de classes qui règnent dans la société moderne entre possédants et non possédants, bourgeois et salariés, d'autre part, de l'anarchie qui règne dans la production. Mais, par sa forme théorique, il apparaît au début comme une poursuite plus avant et qui se veut plus conséquente, des principes établis par les grands philosophes des lumières dans la France du 18è siècle. Comme toute théorie nouvelle, il a dû d'abord se rattacher au fonds d'idées préexistant si profondément que ses racines plongent dans les faits économiques... C'est de l'économisme même qu'est sorti le socialisme. Les théories de Smith sur le travail comme source unique de la valeur, de Ricardo sur la rente, de Sismondi sur la plus-value, ont servi de prémisses aux réformateurs socialistes. Puisque l'économisme et le socialisme se réclament également de la science, il importe d'examiner jusqu'à quel point cette prétention se justifie. Peut-être reconnaîtrons-nous qu'une sociologie vraiment scientifique doit dépasser à la fois les deux systèmes en présence et en lutte.
« La difficulté contre laquelle échouaient les meilleurs économistes tant qu'ils partaient de la valeur du « travail » disparaît dès que nous partons de la valeur de la « force de travail » et non de celle du « travail ». La force de travail est, dans notre société capitaliste actuelle, une marchandise comme toutes les autres, mais néanmoins une marchandise tout à fait spéciale. En effet, elle a la propriété particulière d'être une force qui crée de la valeur, une source de valeur et, notamment, par un traitement approprié, une source de plus de valeur qu'elle n'en possède elle-même. Dans l'état actuel de la production, la force de travail humaine ne produit pas seulement en une journée une valeur plus grande que celle qu'elle possède et qu'elle coûte elle-même, mais à chaque nouvelle découverte scientifique, à chaque nouvelle invention technique cet excédent de sa production quotidienne s'accroît au-delà de ses frais journaliers, et, par conséquent, la partie de la journée de travail dans laquelle l'ouvrier tire de son travail l'équivalent de son salaire quotidien diminue, alors qu'augmente la partie de la journée de travail pendant laquelle il est obligé d'offrir son travail au capitaliste sans être payé pour cela. Telle est la constitution économique de toute notre société actuelle : c'est la classe laborieuse seule qui produit toutes les valeurs. Car le mot valeur n'est qu'une autre expression pour le mot travail, expression par laquelle on désigne dans notre société capitaliste actuelle la quantité de travail socialement nécessaire, incorporée dans une marchandise déterminée ».
Le rapport de la politique générale aux formes du droit économique est déterminé dans mon système de façon si décisive, en même temps, si originale, qu'il ne serait pas superflu d'y renvoyer spécialement pour en faciliter l'étude. La forme des rapports politiques est l'élément historique fondamental et les dépendances économiques ne sont qu'un effet ou un cas particulier, elles sont donc toujours des faits de second ordre. Quelques-uns des systèmes socialistes récents prennent pour principe directeur le faux semblant d'un rapport entièrement inverse tel qu'il saute aux yeux, en faisant pour ainsi dire sortit des situations économiques les infrastructures politiques. Or, ces effets du second ordre existent certes en tant que tels, et ce sont eux qui dans le temps présent sont le plus sensibles ; mais il faut chercher l'élément primordial dans la violence politique immédiate et non pas seulement dans une puissance économique indirecte... ... il est clair que tous les phénomènes économiques s'expliquent par des causes politiques, à savoir par la violence.
L'histoire du christianisme primitif offre des points de contact remarquables avec le mouvement ouvrier moderne. Comme celui-ci le christianisme était à l'origine le mouvement des opprimés, il apparaissait tout d'abord comme la religion des esclaves et des affranchis, des pauvres et des hommes privés de droit, des peuples subjugués ou dispersés par Rome. Tous les deux, le christianisme et le socialisme ouvrier, prêchent une délivrance prochaine de la servitude et de la misère ; le christianisme transporte cette délivrance dans l'au-delà, dans une vie après la mort, dans le ciel ; le socialisme la place dans ce bas monde, dans une transformation de la société. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Le Manifeste du Parti communiste reste, près de cent quatre-vingts ans après sa parution, un texte de combat, plus que jamais d'actualité. Marx et Engels ont mis au jour la réalité de la « lutte des classes » et questionné notre rapport au travail et au pouvoir. Le Manifeste a connu un rayonnement mondial à travers les époques pour être aujourd'hui une référence.Traduit de l'allemand par Laura Lafargue
Edition enrichie (introduction et notes)Marx et Engels avaient respectivement trente et vingt-huit ans lorsque fut publié, en 1848, leur manifeste: ces jeunes intellectuels allemands bouleversent alors le monde du travail qui prend conscience de lui-même. La lutte des classes est considérée comme le moteur de l'histoire et du progrès de l'humanité. L'objectif communiste sera la destruction de l'ordre bourgeois, de son État et du système de production fondé sur le profit. « La bourgeoisie, répétait Marx, se souviendra longtemps de mes furoncles. » Que signifient aujourd'hui ces écrits ? Sont-ils l'âme d'une revendication révolutionnaire riche d'espoir pour l'humanité ou le credo d'une entreprise de domination de millions d'hommes ? Commentla théorie révolutionnaire est-elle devenue un mouvement d'asservissement politique ? Marx affirmait qu'il n'était pas marxiste. On l'a divinisé, lui qui avait « de la haine pour tous les dieux ». Toute l'histoire de notre temps dépend de ce manifeste.
Chef-d'oeuvre précoce de Marx et Engels, le Manifeste marque un tournant dans l'histoire du mouvement ouvrier : retraçant brièvement la genèse de la lutte des classes, Marx et Engels voulaient aussi doter la classe ouvrière d'un programme donnant des fondements scientifiques et durables à toute action révolutionnaire. Le résultat fut cette oeuvre brève, mondialement diffusée et dont la première édition vit le jour en 1848. Le présent volume comporte, outre le texte du Manifeste, un dossier qui inclut les préfaces des différentes éditions et des extraits de la correspondance entre Marx et Engels.
Chef-d'oeuvre précoce de Marx et Engels, le Manifeste marque un tournant dans l'histoire du mouvement ouvrier : retraçant brièvement la genèse de la lutte des classes, Marx et Engels voulaient aussi doter la classe ouvrière d'un programme donnant des fondements scientifiques et durables à toute action révolutionnaire. Le résultat fut cette oeuvre brève, mondialement diffusée et dont la première édition vit le jour en 1848. Le présent volume comporte, outre le texte du Manifeste, un dossier qui inclut les préfaces des différentes éditions et des extraits de la correspondance entre Marx et Engels.
« Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société actuelle, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres : si cette société existe, c'est précisément parce qu'elle n'existe pas pour ces neuf dixièmes. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui a pour condition nécessaire que l'immense majorité de la société soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c'est bien ce que nous voulons. » Publié pour la première fois en février 1848 à Londres, le Manifeste de Marx et Engels, rigoureux et tranchant, n'a rien perdu de sa vigueur critique.
Pendant des décennies, l'Irlande a été une préoccupation d'Engels et de Marx, parce que l'oppression nationale des Irlandais et le racisme dont ils souffraient expliquaient en grande partie l'impuissance du mouvement ouvrier le plus important d'Europe, celui de la classe ouvrière anglaise, à transformer les rapports sociaux. La question irlandaise, écrivaient-ils, nourrit la réaction anglaise qui «[prend] racine dans l'assujettissement de l'Irlande». Au regard du nombre et de l'importance des textes qui lui ont été consacrés, la question nationale irlandaise est manifestement un sujet fondamental aux yeux des fondateurs du matérialisme historique. Pour assurer l'indépendance du mouvement ouvrier à l'égard de la bourgeoisie, il importait, selon leur analyse, non seulement que le mouvement lutte pour les droits politiques, sociaux et économiques des groupes opprimés, mais aussi qu'il promeuve leur indépendance nationale, laquelle était une condition de l'émancipation même de la classe ouvrière de la nation dominante. Plus encore, si le mouvement ouvrier ne faisait pas la promotion des droits des nationalités opprimées, alors les révolutionnaires devaient envisager de créer des organisations ouvrières des nations opprimées sur une base nationale - non uniquement en fonction de l'État - parce que la classe ouvrière de la nation dominante, par l'entremise de ses organisations syndicales et politiques, avait adopté des positions réactionnaires et constituait désormais une entrave à l'émancipation des classes ouvrières, aussi bien dans la nation dominante que dans la nation dominée. Friedrich Engels et Karl Marx ont lutté pour que l'Association internationale des travailleurs fasse sienne la lutte pour l'indépendance de l'Irlande. Pour eux, le combat pour le socialisme international passait par la lutte pour la libération nationale de l'Irlande et la fin de l'assujettissement des Irlandais.
Communism is a left-wing to far-left sociopolitical, philosophical, and economic ideology within the socialist movement, whose goal is the establishment of a communist society, a socioeconomic order centered around common ownership of the means of production, distribution, and exchange that allocates products to everyone in the society. Communist society also involves the absence of private property, social classes, money, and the state. Communists often seek a voluntary state of self-governance but disagree on the means to this end. This reflects a distinction between a more libertarian approach of communization, revolutionary spontaneity, and workers' self-management, and a more vanguardist or Communist party-driven approach through the development of a constitutional socialist state followed by the withering away of the state. As one of the main ideologies on the political spectrum, communism is placed on the left-wing alongside socialism, and communist parties and movements have been described as radical left or far left. Contents: Karl Marx Manifesto of the Communist Party The Class Struggles in France The Eighteenth Brumaire of Louis Bonaparte Friedrich Engels Socialism: Utopian and Scientific Peter Kropotkin The Conquest of Bread Mutual Aid: A Factor in Evolution Vladimir Lenin State and Revolution What Is to Be Done? Imperialism: the Highest Stage of Capitalism Joseph Stalin The Foundations of Leninism Anarchism or Socialism? Marxism and the National Question Organization of a Russian Federal Republic The October Revolution and the National Question Dialectical and Historical Materialism Marxism and Problems of Linguistics Leon Trotsky History of the Russian Revolution My Life The Revolution Betrayed Our Revolution Essays on Working-Class and International Revolution, 1904-1917 Dictatorship vs. Democracy From October to Brest-Litovsk Lenin Results and Prospects The Permanent Revolution Literature and Revolution The Bolsheviki and World Peace
De klassieke tekst die het communisme deed ontstaan.In 'Het communistisch manifest' presenteren Marx en Engels een visie op de geschiedenis als een stapsgewijze ontwikkeling naar de totstandkoming van een communistisch georganiseerde staat. Ze zien de nakende strijd tussen de heersende klasse en de arbeiders als onvermijdelijk. Als de arbeiders wonnen, zou dat het einde betekenen van een staatsmodel dat te veel invloed had op het dagelijkse leven van de mensen. Kleine, zelfregulerende organen zouden volstaan om mensen leiding te geven. `Het communistisch manifest' had grote politieke invloed, ook op meer gematigde sociaaldemocraten.Friedrich Engels (1820-1895) was een Duits filosoof, sociaal wetenschapper en industrieel. Samen met Karl Marx schreef hij `Het communistisch manifest', als antwoord op de ellendige situatie van de arbeidersklasse in de 19de eeuw. Zijn denkwerk leidde ertoe dat verschillende Europese staten hem de toegang tot hun grondgebied ontzegden. Als filosoof heeft hij ook een bijdrage geleverd aan het feminisme. Karl Marx (1818-1883) was filosoof, econoom en politicus. Hij begon als volgeling van Hegels filosofie, maar als gevolg van een reeks journalistieke samenwerkingen waarbij hij in contact kwam met de arbeidersbeweging, ontwikkelde hij eigen ideeën. Zijn dialectisch materialisme, ontwikkeld in samenwerking met Friedrich Engels, de ideeën uitgewerkt in zijn boek `Het kapitaal' en zijn sociale engagement, maakten hem tot de intellectuele vader van het communisme.
Engels en Marx over het verband tussen familie en economie. `De oorsprong van het gezin, van de particuliere eigendom en van de staat' is een historisch-materialistisch essay. Engels analyseert hier de gelijkenissen tussen de evolutie van menselijke familieverbanden, eigendomsverhoudingen en de staat. Hij verdeelt de menselijke geschiedenis in een periode van wildheid, een van barbaarsheid en een van beschaving. Engels traceert hoe bezit in een relatie sluipt en de liefde corrumpeert. Het huwelijk is te vaak bittere noodzaak om te overleven, monogamie berust niets op natuurlijke maar op economische overwegingen en het is niet moeilijk parallellen te zien tussen huwelijk en prostitutie. Het essay is gebaseerd op notities van Karl Marx en na diens dood uitgewerkt door zijn geestesgenoot Engels. Friedrich Engels (1820-1895) was een Duits filosoof, sociaal wetenschapper en industrieel. Samen met Karl Marx schreef hij `Het communistisch manifest', als antwoord op de ellendige situatie van de arbeidersklasse in de 19de eeuw. Zijn denkwerk leidde ertoe dat verschillende Europese staten hem de toegang tot hun grondgebied ontzegden. Als filosoof heeft hij ook een bijdrage geleverd aan het feminisme.
Revolution and Counter-Revolution is an account of what happened in Prussia, Austria and other German states during 1848, describing the impact on both middle-class and working-class aspirations and on the idea of German unification. Events in Austria and Prussia are discussed, along with the role of the Poles and Czechs and Panslavism, which Engels was against.
The Communist Manifesto was conceived as an outline of the basic beliefs of the Communist movement. The authors believed that the European Powers were universally afraid of the nascent movement, and were condemning as "communist," people or activities that did not actually conform to what the Communists believed. This Manifesto, then, became a manual for their beliefs.In it we find Marx and Engel's rehearsal of the idea that Capital has stolen away the work of the artisan and peasant by building up factories to produce goods cheaply. The efficiency of Capital depends, then, on the wage laborers who staff the factories and how little they will accept in order to have work. This concentrates power and money in a Bourgeois class that profits from the disunity of workers , who only receive a subsistence wage.If workers unite in a class struggle against the bourgeois, using riot and strikes as weapons, they will eventually overthrow the bourgeois and replace them as a ruling class. Communists further believe in and lay out a system of reforms to transform into a classless, stateless society, thus distinguishing themselves from various flavors of Socialism, which would be content to have workers remain the ruling class after the revolution.The Manifesto caused a huge amount of discussion for its support for a forcible overthrow of the existing politics and society.
Le Manifeste du Parti communiste est un essai politico-philosophique rédigé par le philosophe allemand Karl Marx en 1848 avec la participation de son ami Friedrich Engels. Le Manifeste du Parti Communiste peut être vu comme un résumé de la pensée marxiste.
Este ebook presenta "El Manifiesto Comunista" con un sumario dinámico y detallado. El Manifiesto del Partido Comunista (Manifest der Kommunistischen Partei, por su título en alemán), muchas veces llamado simplemente el Manifiesto Comunista, es uno de los tratados políticos más influyentes de la historia, fue una proclama encargada por la Liga de los Comunistas a Karl Marx y Friedrich Engels entre 1847 y 1848, y publicada por primera vez en Londres el 21 de febrero de 1848. Las ideas que el Manifiesto expresa son las siguientes: - La historia política e intelectual de una sociedad está determinada por el modo de producción y la formación socio-económica que se deriva de él; - Una vez aparecidas las clases sociales sobre la base de la propiedad privada y la explotación, la historia de las sociedades ha sido la historia de la lucha de las clases explotadoras y las explotadas; - En la actual sociedad moderna el proletariado es la única clase social cuya emancipación significará la emancipación de toda la humanidad mediante la revolución comunista: la abolición de la propiedad burguesa, las clases sociales y el Estado.
Le Manifeste du Parti communiste (en allemand : Manifest der Kommunistischen Partei) est un essai politico-philosophique commandé par la Ligue des communistes (ancienne Ligue des justes), et rédigé par le philosophe allemand Karl Marx fin 1847 et début 1848 avec la participation de son ami Friedrich Engels. Il fut publié en février 1848. Il a été diffusé à l'origine sous le titre Manifeste du Parti communiste, et il a ensuite été republié sous le titre Manifeste communiste.
« Il est grand temps que les communistes exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances; qu'ils opposent au conte du spectre communiste un manifeste du Parti lui-même. » Karl Marx et Friedrich Engels
« Par son contenu, le socialisme moderne est, avant tout, le produit de la vue immédiate, d'une part, des oppositions de classes qui règnent dans la société moderne entre possédants et non possédants, bourgeois et salariés, d'autre part, de l'anarchie qui règne dans la production. » Friedrich Engels
Le Manifeste du Parti Communiste Karl Marx - Friedrich Engels Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Ce texte n'est pas l'oeuvre d'un homme isolé mais une commande de la Ligue des communistes. Karl Marx a rédigé le texte final sur la base de textes et discussions préparatoires au sein de la Ligue des communistes, et notamment sur la base d'une contribution de son ami Friedrich Engels. Le slogan final - « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » - avait été adopté par la Ligue des communistes plusieurs mois auparavant. Il est d'abord paru anonymement, puis a été réédité plus tard avec mention de Karl Marx et Friedrich Engels comme auteurs, sous le titre Manifeste communiste. Source Wikipédia. Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/
L'ironie, c'est que Karl Marx fut et restera à jamais un bourgeois. Son père est un avocat de renom. Sa mère, la grande-tante des fondateurs de la trop célèbre société Philips, symbole aujourd'hui du capitalisme industriel triomphant. Donc le Manifeste du Parti communiste demeure le produit de ce jeune bourgeois révolté, allergique à son milieu, et décidé à en finir une bonne fois pour toutes avec sa propre classe sociale. Classique dans les milieux aisés. Mais ce qui rend cette oeuvre intéressante, c'est plus de comprendre ce qu'en a fait la postérité. En effet, jamais autant d'hommes ne se réclameront de la pensée d'un seul homme, se mobiliseront et tueront en son nom. Avec la bonne conscience d'accomplir leur devoir. Sans le remords causé par le ver dont parle le poète. Le Manifeste? Une sorte d'exercice de style dont la portée sera l'une des plus fortes de l'histoire de l'humanité. C'est pour cette raison là qu'il faut le lire et le relire. Pour percer le mystère d'un extraordinaire succès politique et économique. Un succès de librairie qu'aucun éditeur parisien n'aurait certainement osé prendre dans sa genèse.
Deux personnes cassées voient leurs vies se lier. Peu à peu, leur passé respectif resurgit. Comment vont-ils s'en débrouiller, ensemble cette fois ? Raconté par Gérard Philipe.
Publié en 1848, Le manifeste du Parti communiste est antérieur à toutes les obédiences auxquelles on l'associe machinalement. Marx suit les principes du mouvement dialectique hégélien et l'applique à la politique. On retrouve ici le renversement célèbre du maître et de l'esclave, où c'est finalement le « prolétaire » qui par sa force de production est en position dominante dans la société. Mais cette domination naturelle lui est refusée, il faut donc qu'il la revendique à travers une révolution.