Gabriel Leconte
Gabriel Leconte
Résumer le bouddhisme à cent mots peut sembler relever de la gageure, tant cette religion est vaste et profonde. Pourtant, il est un tournant dans l'histoire du bouddhisme qui nous offre la perspective d'une telle synthèse. Ce moment crucial se situe au XIIIe siècle. Il est incarné par un moine japonais, visionnaire et réformateur, du nom de Nichiren. Le « Traité pour la pacification du pays par l'établissement de la Loi correcte » est considéré comme son écrit le plus important. Ce texte majeur se présente sous la forme d'un dialogue entre un invité et un hôte qui s'exclame : « Quelle joie ! En restant près de moi dans le parfum de la chambre aux orchidées, vous vous êtes transformé et, comme l'armoise poussant dans un champ de chanvre, vous avez appris à vous tenir droit ! Si vous voulez vraiment considérer les désastres que j'ai décrits et avoir pleinement foi en mes paroles, alors les vents souffleront avec douceur, les vagues s'apaiseront, et, très rapidement, les récoltes deviendront abondantes. » Ainsi, la chambre aux orchidées symbolise l'atmosphère agréable qu'il est possible de créer afin que naisse la curiosité à l'égard des enseignements bouddhiques.
Les trois dernières décennies ont été le théâtre de mutations majeures : - La numérisation des informations a déclenché une véritable « destruction créatrice », dont l'ampleur nous échappe encore, conduisant notamment à la promotion de l'intelligence artificielle, et par là au questionnement de l'héritage humaniste occidental ; - Une mondialisation d'une intensité inédite a bouleversé l'ordre des nations, interrogeant également notre identité ; - Un renouveau « libéral » a conduit nombre de gouvernements à faire le jeu de puissants lobbys, au risque que lesdites institutions « démocratiques » ne deviennent totalement dévitalisées. Durant cette période, l'exploration personnelle d'une philosophie de vie révélait des perspectives à même de redéfinir une identité plus profonde, ouvrant ainsi la voie d'un « humanisme cosmique ». Cet enseignement offre aussi l'horizon d'une souveraineté moins illusoire, susceptible d'apporter une réponse au « désenchantement du monde ».
Le 15 novembre 2023, Daisaku Ikeda décédait à l'âge de 95 ans. Ainsi, après avoir pris conscience très jeune du caractère unique de sa mission, il a prolongé son existence alors que les médecins lui avaient annoncé qu'il ne dépasserait pas l'âge de trente ans. Il s'agit ici de rendre hommage à un homme qui n'aurait pas démérité d'être prix Nobel de la paix, tant ses actions en faveur de cette noble cause ont été incessantes, et reconnues par de nombreuses personnalités et institutions. La démarche de ce recueil consiste à décliner une centaine de thématiques sur lesquelles le troisième et dernier des présidents fondateurs de la Soka Gakkai s'est exprimé dans des discours, entretiens, essais ou poèmes, illustrant ainsi la diversité des genres littéraires qu'il a explorés. Puisse cette synthèse aiguiser la curiosité du lecteur pour découvrir l'oeuvre d'un homme dont la postérité, assurément, révèlera la grandeur.
Cet ouvrage est présenté sous la forme d'un dialogue imaginaire entre l'auteur et Daisaku Ikeda, son maître spirituel. Les questions sont posées par « le visiteur » afin de mettre en lumière la continuité logique entre les enseignements de Shakyamuni, ceux de Nichiren, moine réformateur japonais du XIIIe siècle, et la mission pacificatrice de la Soka Gakkai Internationale, mouvement bouddhiste laïc qui compte plus de douze millions de pratiquants dans le monde.
Révolution chez Triple Galop ! Quand aucun témoin humain n'est présent, les chevaux s'expriment enfin par le verbe. Et ils en ont de belles à raconter, nos canassons. Surtout Mascotte le poney, toujours prêt pour une bonne blague. Quant à Obélix le percheron, il peut confier ses états d'âmes à la jument Blanche-Neige. Celle-ci est très à cheval sur la confidentialité. Il faut dire qu'entre une directrice un peu bornée, un palefrenier bourru, un cavalier crâneur, une monitrice affriolante et quelques mômes espiègles, au club hippique, il y a toujours matière à se moquer !