Gabrielle Bouleau
Gabrielle Bouleau
Le régime de Vichy n'était-il pas aussi productiviste dans ses logiques d'intervention que traditionaliste dans ses discours ? La France aurait-elle pu se moderniser sans les ressources des empires coloniaux et ses échanges inégaux avec le reste du monde ? Qui étaient les actrices et acteurs des premières contestations de la " Grande Accélération " productiviste, bien avant 1968 ? Comment l'environnement, puis le développement durable et la transition écologique ont-ils été construits comme objets d'action publique ? avec quels effets réels sur les conditions de vie en France et sur l'état de la planète ? Quels verrous institutionnels, économiques ou culturels ont retardé ou empêché l'écologisation de la société française ? Quand et comment les pensées et luttes écologistes ont-elles rencontré (ou non) les questions sociales, les enjeux de genre et les combats anticoloniaux ?À ces questions, et à bien d'autres encore, ce livre apporte des réponses éclairantes. Renouvelant notre compréhension des dernières décennies, il transforme et enrichit de son " regard environnemental " les récits classiques de l'histoire contemporaine française, pour mieux envisager l'avenir.
Comment la dégradation de l'environnement transforme-t-elle les individus, les collectifs, les États ? Comment ceux-ci problématisent-ils les réponses à y apporter ? Selon quels liens avec la science et l'expertise ? Quelles sont les grandes caractéristiques de l'institutionnalisation de l'environnement ? Comment se mobilise-t-on pour le défendre ?L'acuité de la crise écologique suscite un grand nombre de travaux relevant de traditions sociologiques distinctes - institutionnalisme, pragmatisme et sociologie critique. Celles-ci s'incarnent dans les thématiques traitées : institutions et politiques publiques, mobilisations, risques, gouvernance internationale et pratiques écologiques ordinaires. À partir de ces entrées, ce livre présente les questionnements, outils et apports spécifiques de la sociologie de l'environnement, retrace les grandes conceptions des relations entre les sociétés humaines et leur environnement biophysique, et informe sur les transformations contemporaines des sociétés.
Comment aller au-delà des idées reçues sur les services d'eau et leur financement, sur le principe pollueur-payeur, sur les oppositions usagers domestiques-agriculteurs ? Quelles sont les dimensions sociales, économiques et politiques en jeu en matière de réseaux d'eau ? Quel patrimoine cela représente-t-il ? Comment mieux connaître et maîtriser les coûts dans le secteur de l'eau potable et de l'assainissement ? Le développement des réseaux d'eau en France a longtemps été considéré comme un domaine réservé aux ingénieurs. Pourtant la gestion de l'eau ne se résume pas à une question d'infrastructures. L'éclairage des sciences humaines, avec ses apports en économie, sociologie et en gestion, enrichit la réflexion sur de nouveaux enjeux autour des dimensions politiques, économiques et sociales. En s'attachant à décrire l'histoire et le contexte institutionnel des services, cet ouvrage donne les clefs pour comprendre ce qui se joue dans la gestion locale de l'eau : prix de l'eau, rôle des collectivités, durabilité des services, partenariat public-privé... L'analyse abordant à la fois l'eau urbaine et l'eau agricole interpelle les frontières traditionnelles des services et permet de s'interroger sur les nouvelles solidarités à développer. Cet ouvrage intéressera tous les acteurs impliqués dans la gestion de l'eau, les décideurs, les traiteurs d'eau mais aussi les universitaires et la société civile.